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La réalité de la guerre

Pour apprécier la violente absurdité de l'intervention occidentale en Libye, il vaut mieux visiter la nouvelle exposition sur l'expressionnisme allemand au Musée d'art moderne de New York (MOMA) que de lire les chroniques d'«experts politiques». Je ne fais pas forcément référence à l'effet surréaliste (que l'on retrouve chez les artistes Kirchner, Nolde et Beckmann) de la présence de Nicolas Sarkozy «à la tête» d'une coalition de «justes» tentant d'abattre le méchant Mouammar Kadhafi qui, il n'y a pas si longtemps, était l'invité d'honneur à l'Élysée. Ni à la bêtise de se mêler d'une guerre civile (les expressionnistes ont été marqués par la révolution et la brutalité des factions à Berlin en 1918-1919) où les adversaires du régime ou leurs ambitions ultimes ne nous sont pas vraiment connues. Et même pas à l'hypocrisie d'un président Obama (l'hypocrisie morale était l'un des grands thèmes des expressionnistes), censé être l'incarnation de l'anti-Bush et qui, à l'instar de son prédécesseur, a choisi de diriger sa propre guerre — mais lui, sans même demander le consentement du Congrès.

Non, je parle plutôt de l'écart grandissant entre l'irréalisme américain et la réalité de la guerre, quelle que soit la motivation politique ou morale de l'ingérence militaire ou «humanitaire». En l'absence d'images des carnages de la guerre en Afghanistan, en Irak et en Libye — résultat soit d'une censure officielle, soit d'une autocensure de la part de médias timides et sensibles aux souhaits du gouvernement —, le grand public américain n'a plus la capacité d'établir une relation entre les actions militaires et leurs conséquences, du moins pas suffisamment pour se soucier des conséquences des millions de bombes, balles, et missiles largués sur des cibles distantes occupées par des étrangers inconnus. Aujourd'hui, alors que seulement 0,5 % de la population américaine fait son service militaire (par rapport à 8,6 % durant la Seconde Guerre mondiale), il y a peu de témoins capables de rendre compte des boucheries dont sont victimes autant des soldats que des civils et les raconter dans le foyer familial.

Moi non plus je ne connais pas la guerre de près. Cependant, l'exposition du MOMA m'a saisi par sa force viscérale, car les expressionnistes allemands, en particulier Otto Dix et Max Beckmann, ont vécu la Grande Guerre dans le pire des abattoirs, les tranchées des Flandres. Leur mouvement esthétiquement séditieux — caractérisé par un graphisme grotesque et bouleversant — n'était déjà pas gai avant juillet 1914, bien que ses adhérents aient cru, selon le conservateur Starr Figura, à la capacité «de l'art de transformer la société». Après la guerre on retrouve un expressionnisme «atrophié», explique l'historien Peter Jelavich. «En tant qu'art et mode de vie, il était trop dépendant d'une vitalité optimiste qui ne pouvait pas résister aux chocs combinés de la guerre et du traumatisme post-révolutionnaire.»

Au MOMA on consacre tout un mur à la série de gravures faites en 1923-1924 par Otto Dix, titrée Der Krieg (La Guerre). Devant toutes ces images d'horreurs — blessés hideux, crâne envahi par des vers, cadavres morts et vivants, visages monstrueusement défigurés —, on est confronté à l'impact de la guerre au-delà des dégâts physiques. Le génie de Dix est de montrer la destruction de l'être humain, de son esprit — en fait la spoliation de l'âme — qui résulte des décisions prises par des politiciens qui, eux, n'en pâtissent que rarement. J'applaudis Paris-Match pour avoir dernièrement publié une photo de corps déchiquetés de soldats/mercenaires libyens «figés au sol par l'offensive occidentale». Mais l'art de Dix dépasse le photojournalisme dans sa portée émotionnelle.

De nos jours, alors que les guerres sont souvent menées de très haut ou de très loin par des pilotes, des marins et des informaticiens qui ne rencontrent presque jamais leurs victimes, il est facile de se leurrer. Parler de frappes «ciblées»; promettre de «prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils»; dire que l'opération est «bien définie» et «limitée»; insister sur le fait que le but des tirs est d'empêcher «un massacre» et «d'horribles violences» (et non pas de renverser l'ancien chouchou de Tony Blair qui, contrairement à Saddam Hussein, s'est soi-disant réformé) — tout cela cache la saleté du conflit armé. Il n'y a jamais eu de guerre entièrement «juste» et sûrement jamais de guerre propre.

Toutefois, il reste un paradoxe dans la vie de Dix qui pourrait informer mes concitoyens aveugles et indifférents. Bien que l'ancien mitrailleur du Kaiser soit célébré pour son art anti-guerre des années vingt, Dix était ambivalent à l'égard du meurtre organisé qu'est la guerre. Plus tard, il a dit qu'il se sentait obligé de «connaître tout très précisément... Donc je ne suis pas pacifiste. Ou bien peut-être que j'étais une personne qui aimait savoir. Il fallait que je voie tout moi-même».

Lors de son discours lundi dernier, Obama a utilisé un langage similaire, mais avec un sens très différent et sans, apparemment, se rendre compte de l'ironie qui découlait de ses paroles: «Certaines nations peuvent fermer les yeux sur des atrocités commises à l'étranger. Pas les États-Unis d'Amérique.»

Voilà une formidable occasion qui se présente, accompagnée d'une justification tout à fait patriotique. Dès maintenant, le devoir de chaque Américain devrait être d'ouvrir les yeux et de voir les atrocités commises à l'étranger par les forces militaires de son pays. Pour apprendre un peu d'histoire récente, on pourrait commencer à Hanoï et passer par le Panama avant de se rendre à Bagdad, Kaboul et Benghazi, sur la côte nord-est de la Libye. Notre président érudit, ancien professeur de droit, en serait édifié et peut-être plus sage.

***

John R. MacArthur est éditeur de Harper's Magazine. Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.
 
 
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    4 avril 2011 06 h 34
    Tête commandée ...
    être dans des fonctions politiques implique une armada de conseillers, de scripteurs de discours et de stratèges qui répondent aux impératifs des gouvernements et de ceux qui les ont fait élire. On pourrait penser en démocratie que ce soit l'électeur. Bien des politiciens lorsqu'ils livrent leurs discours doivent se pincer pour croire ce qu'ils disent. Leur cercle restreint composé de lobbyistes et des souscripteurs qui les ont fait élire en réalité dictent l'agenda selon leurs desiderata. Notre politique vire d'un bord à l'autre au rythme de l'actualité. Le bon citoyen tout affalé devant son téléviseur ou son poste internet se voit dire une vérité et son contraire sans sourciller. Notre bon Obama et sa bouille sympathique fait à peine mieux que son prédécesseur malgré l'immense sympathie qu'il a soulevée. Ce système bâti sur la compétition ne fonctionne tout simplement plus et on assiste à ses derniers soubresauts. Les incongruités qu'il projette ne feront que s'intensifier à mesure qu'il rendra l'âme et nous assisterons soit à une agonie rapide ou une mort lente selon la volonté et la détermination du peuple.
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    4 avril 2011 07 h 41
    Ce que nous pouvons faire et quels en sont les coûts
    Je passerai sur ce que nous, comme occidentaux, avons fait ou n'avons pas fait en Lybie et ailleurs depuis 40 ans, et concentrerai mon attention sur ce qui se passe depuis le 1er janvier 2011 en Libye. Sauf erreur de ma part, il est à peu près certain qu'un grand nombre de personnes ouvertement en révolte contre le pouvoir de Kadhafi auraient été massacrées dans les villes qu'elles contrôlent encore aujourd'hui et que ce massacre se serait par la suite étendu à l'ensemble du territoire national. Fallait-il les laisser se faire massacrer ? Dans le cas contraire, comment efficacement parvenir à en sauver le plus grand nombre ? Obama et Harper tentent de répondre à cette question. Ceci dit, je suis en accord avec les reste de cet article.
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  • Normand Paradis - Abonné
    4 avril 2011 09 h 05
    Partout ou il y a un Kadhafi ou un Gbagbo!
    Partout ou il y a un Kadhafi ou un Gbagbo il y aura des victimes innocentes. Qu'il y ait eu intervention occidentale en Libye ou non, il y aurait eu des victimes. La différence fut et sera que les victimes ne seront pas les mêmes. Était-il moral et nécessaire d'intervenir militairement? Je le crois. On ne peut accepter qu'un état fasse la guerre à son peuple avec des avions, des chars et des mercenaires... Toutefois sans nous faire d'illusions...gardons les yeux ouvert...
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  • France Marcotte - Abonnée
    4 avril 2011 09 h 40
    Le virtuel n'a pas d'odeur
    "...je parle de l'écart grandissant entre l'irréalisme américain et la réalité de la guerre, quelle que soit la motivation politique ou morale de l'ingérence militaire ou «humanitaire»"; "le grand public américain n'a plus la capacité d'établir une relation entre les actions militaires et leurs conséquences"; "aujourd'hui, il y a peu de témoins capables de rendre compte des boucheries dont sont victimes autant des soldats que des civils et les raconter dans le foyer familial", dit le journaliste.
    Ne détournons pas le regard, voilà de quoi il s'agit.
    La guerre se fait maintenant de haut alors que les peintres expressionnistes allemands l'ont regardée dans les yeux.
    Mais ces remarques ne valent pas que pour "le peuple américain"; ici aussi, nos soldats morts arrivent tout emballés.
    Et même notre enseignement de l'histoire de l'art est aseptisée. Dans celui que j'ai connu, l'expressionnisme allemand d'avant et d'après la guerre n'était pas aussi cruement et réalistement que dans cette chronique différencié.
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  • ARKA777 - Abonné
    4 avril 2011 09 h 51
    guerre = meurtre organisé
    En bref: une guerre détruit.... Elle détruit l'humain, sa dignité et son apport à l'humanité.

    Croire qu'un soldat veut servir son pays est illogique car ce soldat se détruit lui-même par la guerre... Il ne peut plus, une fois détruit de l'intérieur, servir sa famiille (conjoint et enfants, fratrie et parents). Il ne peut plus servir dans la société. C'est la société qui doit le servir.

    Celui et celle qui accepte donc de servir la guerre le fait par son libre arbitre . Pouquoi ? pourant la guerre est un meurtre organisé.
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  • François Dugal - Abonné
    4 avril 2011 10 h 01
    La culture
    Un citoyen cultivé fait la différence entre le beau et le laid, le vrai et le faux, l'argument fallacieux et la vérité.
    Comment se porterait la démocratie si tous les citoyens étaient cultivés?
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    4 avril 2011 10 h 34
    Massacre vs Hypocrisie !
    J'ai pensé et j'ai écrit que l'intervention contre Kadhafi était nécessaire pour l'empêcher de massacrer ses propres citoyens. Pourtant je me dis pacifiste. Et je crois toujours l'être. Un pacifiste se doit non seulement de préserver la paix, mais aussi de la ramener lorsqu'il y a conflit. Comment ramener la paix en Lybie ? Par la diplômatie, par le cessez-le-feu, par le retour à la table de négociation.

    L'hypocrisie vient de Obama et de Sarkosy qui, tous deux, ont floué l'information publique internationale pour s'ingérer dans un conflit interne. (Ou peut-être l'ont-ils même provoquer depuis le tout début, ça on le saura peut-être un jour !) S'ils n'avaient voulu que protéger les civils contre les attaques aériennes de Kadhafi, ils n'auraient pas envoyer eux-mêmes des milliers de missiles au-dessus de leurs têtes.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    4 avril 2011 10 h 55
    Simplisme...
    Bien oui, la guerre est inacceptable et indigne des humains et elle devrait disparaître à jamais. Mais la réalité n'est pas aussi simple et il y a encore bien des humains qui recourent à la violence organisée pour en venir à leurs fins, surtout des dictateurs mais aussi des groupes organisés.

    Que fait-on en tant que société quand on constate les massacres de civils dans des pays où « ce n'est pas de nos affaires »? C'est un peu ça la grande question. Personne n'est intervenu avant que plus de 900000 Rwandais furent assassinés au cours d'un génocide organisé, malgré les appels des casques bleus qui s'y trouvaient. Par la suite, la « communauté internationale » s'est dit qu'il n'était pas approprié de laisser des populations civiles se faire massacrer sans au moins tenter d'arrêter ces assassinats organisés.

    C'est ça la vraie question. Tant que le meurtre organisé de civils (la guerre) va se poursuivre dans le monde, y a-t-il un rôle à jouer pour les autres pays qui en sont témoin? Doit-on, en tant que communauté humaine, laisser les populations civiles se faire massacrer ou doit-on intervenir pour tenter d'arrêter le massacre? Si on décide d'intervenir, il faut aussi reconnaître que pour arrêter des massacres, il est probable qu'il va falloir recourir à la violence organisée, celle-là même qui est utilisée par les auteurs des massacres. Est-ce légitime de recourir à ces extrêmes pour secourir des populations civiles?

    Il n'y a pas de réponse facile ni vérité absolue à ces questions et c'est le défi auquel l'ONU fait face en ce moment.
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  • France Marcotte - Abonnée
    4 avril 2011 12 h 33
    Abstraction de la guerre
    La question est aussi: aurions-nous la même idée sur la guerre, sur toute guerre, si on voyait en face les cadavres déchiquetés de nos soldats et aussi des soldats ennemis, et les corps disloqués, abattus, décapités "collatéralement" des civils emportés?
    En tout cas, ce sont des images qu'on se garde bien de montrer.
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  • Jean Francois - Inscrit
    4 avril 2011 13 h 53
    Les bombes non jamais reglé quoi que ce sois.
    J'aimerais que les pacifistes qui apuis la guerre me demontre avec un exemple passé que les bombes amènes la paix.

    Cela m'étonerais qu'un jour les Irakien, qui apres 1 200 000 mort, plus, une génératin d'enfant avec des mal formations, causé par des bombes a l'uranium appauvri utilisé par la communauté International, nous disent merci de les avoir liberré, même au contraire il risquent d'avoir la rege au coeur pendant encore de nombreuse année on même peut être toute leurs vie.

    Alors s.v.p. donné moi une seul preuve que la violence amène la paix.

    Si vous voyer un enfant frapper un autre enfant aller vous dire a l'autre enfant de le frapper plus fort ?

    Alors pourquois armé les rebelles ?

    Mais nous somme diriger par des gens avares qui cherchent seulement l'accumulation des richesses, qui ne cherchent pas a être l'exemple pacifiste au niveau international, nous faisont partis d'une coalition dont les membres les plus puissant on toujours été en train de frappé des plus petit que soi un peut partout sur la communauté internationel.

    Je suis completement indigner de savoir que le canada participe a ces guerres et je ne suis pas le seul.

    Merci a M. McArtur pour sa publication
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    4 avril 2011 15 h 56
    L'ONU s'est fait avoir par les gouvernements membres de l'OTAN

    L'ONU devait imposer un cessez le feu et protéger la population, elle ne devait pas s'impliquer activement dans l'offensive de la guerre civile.

    La population de Benghazi, par des manifestations populaires, avait pourtant été très claire : elle a demandé uniquement une zone d'exclusion aérienne et aucune autre forme d'intervention.

    D'un côté, pour des raisons forts idéologiques et hypothétiques, certains me demandent d'ignorer l'appel à l'aide d'une population, mais de l'autre côté, je suis supposé apprécier l'intervention douteuse et offensive de l'OTAN.

    Hier, certains envoyés de l'ONU ont tenté de convaincre l'État libyen et les rebelles de cesser le feu et de trouver une entente. Espérons que les gouvernements de l'OTAN ne vont pas saboter le tout.
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  • Luc Lepage - Abonné
    4 avril 2011 16 h 14
    Ironie et cynisme
    J'ai l'impression que l'ironie et le cynisme font place ici à l'analyse. Agir, ne pas agir? Que fallait-il faire en Libye? Laisser massacrer lesi insugrgés et les populations civiles opposées à Khadafi sans broncher?. Le Rwanda nous ne a donc rien appris? Certes une bonne dizainne d'endroits dans le monde mériteraient qu'on interviennne pour éviter le massacre de gens innocents. Théoriquement, il faudrait le faire partout où les civiles sont en danger de liquidation. Mais hélas, trois hélas, ce n'est pas encore possible. Trop d'intérêts empêchent ces interventions salutaires. Mais j'y vois aussi une ouverture à quelque chose de neuf. Il se profile peu à peu la notion d'assistance à peuple en danger dans les balbutiements d'un nouveau droit international qui considère sérieusement la notion de "droit d'ingérance". Car la non-ingérance cache souvent le politique du statu quo qui avantage toujours les dictatures. Une intervention de sauvetage n'est jamais totalement sans intérêts particuliers. Les intérêts des états sont là de toute façon , Sauf que dans cette ambiguité de l'intervention en Libye se profile l'idée que l'impunité et l'indifférence face aux génocides et exactions des dictateurs ne durera pas iindéfinniment. Quant à ceux qui pensent que seule la négociation avec un mégalomane est moralement acceptable ils sont objectivement en train de laisser le meutrier décidé de l'agenda du jour. Il est clair aussi, à notre grande honte en Occident qu'on a pactisé longtemps avec des crapules qui ont assujetti leur peuple jusqu'à l'esclavage pendant des décennies. On leur doit bien un petit coup de pouce pour en finir ces régimes politiques aboninables.
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  • Gravelon - Inscrit
    7 avril 2011 16 h 03
    bourreaux
    outre les dictateurs de ce monde, il faut arrêter et condamner les fabricants d'armements mortels, ainsi que les intermédiaires qui les vendent dans toutes les régions du monde où il y a un potentiel de conflit armé. Khaddafi a acheté pour 500 milliards de $ durant les 6 dernières années, armements que la France, la GB, l'Allmagne et l'Italie se sont dépêchés à lui livrer avec certainement beaucoup de zèle. C'est avec ces armements que Khaddafi est en train de massacrer son peuple.
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