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Est-ce la fin du nucléaire?

La catastrophe japonaise pourrait freiner la renaissance d'une industrie qui misait sur la soif d'énergie de la planète et le combat contre les changements climatiques

Au Canada, malgré les 22 réacteurs nucléaires en place, il n'y avait aucune directive jusqu'à hier. La Commission canadienne de la sûreté nucléaire a finalement ordonné une inspection générale des installations au pays (Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick). <br />
Photo : Agence France-Presse
Au Canada, malgré les 22 réacteurs nucléaires en place, il n'y avait aucune directive jusqu'à hier. La Commission canadienne de la sûreté nucléaire a finalement ordonné une inspection générale des installations au pays (Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick).
Three Mile Island, 1979, États-Unis. Tchernobyl, 1986, Ukraine. Fukushima, 2011, Japon. Est-ce la troisième prise pour l'industrie nucléaire? La série d'explosions qui a éventré une partie de la centrale de Fukushima-Daiichi cette semaine a été suivie à la télé et sur Internet par des centaines de millions de personnes à travers le monde. La première tragédie nucléaire en direct de l'histoire. Rien pour aider les politiciens à vendre cette filière déjà controversée.




La planète assiste, impuissante, à la détresse du peuple japonais, terrassé coup sur coup par un tremblement de terre historique, une vague destructrice de 15 mètres et une menace radioactive.

Arrive cette réflexion inévitable: le Japon est l'une des sociétés les plus riches et les plus technologiquement avancées du monde. L'obsession des Japonais pour la sécurité est bien connue. Un pays assis sur une gigantesque faille sismique prévoit tous les scénarios. Malgré tout, le Japon s'est fait rappeler à l'ordre par les forces de la nature et cette évidence que la modernité tente parfois de faire oublier: un accident est par définition imprévisible.

Si le Japon peut être plongé dans une spirale infernale, pourquoi pas les autres pays? «L'industrie affirme que les risques sont faibles et que Fukushima est un événement très rare. Mais il faudra bien un jour que tout le monde reconnaisse que le nucléaire est une énergie dangereuse qui présente des risques. Certains pays les prennent volontairement, d'autres parce qu'ils n'ont pas trop le choix, mais nier la réalité ne sert à rien», affirme Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki.

Après le traumatisme sans nom de Tchernobyl, la planète a mis les freins au développement de la filière nucléaire. Pendant 15 ans, les centrales se sont construites au compte-gouttes. Mais dans la dernière décennie, avec la soif insatiable en énergie des pays émergents — la demande en énergie bondira de 50 % d'ici 2030 dans le monde — et la lutte contre les changements climatiques en toile de fond, les projets se sont multipliés. Les souvenirs de Tchernobyl se sont effacés au rythme des nouvelles technologies plus sécuritaires développées par l'industrie, qui est parvenue à rassurer les décideurs publics.

Avec 62 réacteurs en construction, 158 en planification et 324 propositions à travers le monde, plusieurs observateurs ont avancé la thèse d'une «renaissance» du nucléaire. En Chine, 27 nouveaux réacteurs sont en construction, alors que 50 autres sont sur les planches à dessin. En Inde, où 30 projets devraient voir le jour dans les prochaines années, le mouvement antinucléaire n'a pas réussi à se faire entendre dans un pays obsédé par sa croissance économique.

Même des pays riches comme la Suède, le Canada et les États-Unis remettent la filiale au goût du jour avec plusieurs projets concrets de réacteurs nucléaires.

Malgré ces chiffres, certains experts mettent un bémol au mot «renaissance». «C'est très théorique pour l'instant, car il y a beaucoup de réacteurs planifiés, mais les réalisations tardent. Mis à part la Chine et l'Inde, c'est mince. Certains sont dans les cartons depuis des années», affirme Pierre-Olivier Pineau, spécialiste en politique énergétique à HEC Montréal.

Les craintes d'accidents ont allongé les analyses, ce qui retarde les approbations. Dans d'autres cas, les coûts astronomiques de construction des centrales ont mis les projets sur la glace. «Beaucoup de pays sont en période d'austérité budgétaire. On annonce la renaissance depuis 10 ans, mais là, on sent que ça bat de l'aile», dit M. Pineau, qui ajoute que le bas prix du gaz naturel sur les marchés encourage bien des pays à se tourner vers ces centrales moins coûteuses dans l'immédiat. Arrive la catastrophe au Japon. «Ça ajoute au scepticisme, surtout à court terme», dit Pierre-Olivier Pineau.

Même son de cloche de la part de Louise Fréchette, ancienne vice-secrétaire générale de l'ONU jusqu'en 2006, qui a piloté une étude de trois ans (2007-2010) sur le développement de l'énergie nucléaire pour le compte du Centre pour l'innovation en gouvernance internationale, à Waterloo. «Ceux qui ont recommencé à développer le nucléaire sont les pays qui l'utilisaient déjà, comme les États-Unis, la Russie, la Chine ou l'Inde, alors le mot "renaissance" est un peu fort, même s'il y a un intérêt. Mais l'accident au Japon va ralentir la reprise. Le nucléaire n'est pas mort, mais il y aura une pause.»

Coup de frein

Un ralentissement à venir que les investisseurs ont sévèrement puni sur les marchés boursiers, alors que l'indice URAX, composé des plus grandes entreprises du secteur nucléaire, a chuté de 24 % cette semaine.

Sous le choc, l'Europe, qui compte 143 des 443 réacteurs nucléaires de la planète, a ordonné à tous ses pays membres une série de tests de sécurité. En Allemagne, où les groupes antinucléaires sont très présents, la chancelière Angela Merkel a carrément décrété un moratoire sur les rénovations prévues des centrales nucléaires. La chancelière a laissé entendre qu'il pourrait s'agir de la fin de cette source d'énergie dans son pays. «C'est un tournant dans l'histoire pour les sociétés avancées technologiquement», a-t-elle dit.

La Suisse a emboîté le pas, décrétant un moratoire sur la construction prévue de trois centrales. L'Italie, la Pologne et la Suède ont demandé une révision stratégique de cette filière. La Chine a suspendu les approbations pour la construction de nouvelles centrales. Le président des États-Unis a demandé un examen de la sécurité des centrales, mais n'a pas décrété de moratoire.

Au Canada, malgré les 22 réacteurs nucléaires en place, il n'y avait aucune directive jusqu'à hier. La Commission canadienne de la sûreté nucléaire a finalement ordonné une inspection générale des installations au pays (Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick). Une attention accrue sera portée aux «risques externes», notamment les séismes, les inondations et les incendies.

Mais pas de remise en question de la filière. Hydro-Québec a toujours l'intention de rénover Gentilly-2. L'Ontario, qui possède 20 des 22 réacteurs canadiens, prévoit aller de l'avant avec la construction de deux nouveaux réacteurs à la centrale Darlington, ainsi que la réfection de dix autres réacteurs d'ici 2030. La province entend y investir 33 milliards de dollars. Près de 52 % de l'énergie de notre voisin provient de la filière nucléaire, qui arrive au 4e rang des endroits les plus dépendants du nucléaire sur la planète.

«Nous avons besoin de remplacer certains de nos réacteurs, affirme Andrew Block, l'attaché de presse du ministre ontarien de l'Énergie. L'examen environnemental devrait commencer la semaine prochaine et nous nous attendons à ce qu'il prenne en compte les risques de désastre naturel. Nous avons la responsabilité d'apprendre de la tragédie au Japon.»

Une énergie de dernier recours?

Chaque pays a ses raisons d'utiliser le nucléaire. Dans les pays comme la Chine et l'Inde, c'est le besoin en énergie qui prime. «Quand ta population est pauvre, il faut soutenir la création d'emploi. Pour soutenir la croissance, ça prend de l'énergie», dit M. Pineau.

Les centrales nucléaires, malgré leur coût élevé de construction, permettent de produire une énergie abordable une fois en marche, ce qui séduit les pays en forte croissance ou encore ceux qui n'ont pas de ressources naturelles importantes à leur disposition. Dans les pays en développement, la question des déchets radioactifs est souvent secondaire.

Au Japon, l'absence de ressources naturelles et la dépendance à l'importation de gaz et de pétrole pour produire l'électricité ont mené à la construction de centrales nucléaires dans les années 70. Cinquante-cinq ont vu le jour. Pourtant, s'il est un peuple aurait dû rejeter le nucléaire en raison des traumatismes du passé, c'est bien celui du Japon, frappé de plein fouet par les bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki. «La notion de sécurité nationale est importante au Japon, dit Pierre-Olivier Pineau. Diversifier leurs sources d'énergie et être autonome en cas de conflit était plus important que le passé.»

C'est pourquoi malgré ce coup dur, Louise Fréchette estime que l'industrie nucléaire va se relever. Peut-être difficilement dans les pays riches où la contestation sera plus forte, mais les pays en émergence ne vont pas bouder cette énergie longtemps, dit-elle. «Plusieurs pays ne peuvent tout simplement pas rayer le nucléaire de l'équation. Ils en ont besoin. C'est aussi vrai pour l'Ontario. Il y aura une pause en raison de la tragédie au Japon, mais ça va passer.»

Karel Mayrand souligne que le puissant lobby nucléaire ne se laissera pas abattre par la catastrophe. Il espère néanmoins que l'heure des choix a sonné dans certains endroits, comme le Québec. «Pourquoi courir ce risque dans les pays qui ont des alternatives?» dit-il.
 
 
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  • Matemiste - Abonné
    19 mars 2011 06 h 58
    chaque petit risque s'additionnent avec le temps...
    Que d'épées de Damoclès massives et redoutable nous faisait payé cher notre imperfection humaine et appétit vorace sans limite?

    équilibre et mesures
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  • Jean Peupu - Inscrit
    19 mars 2011 07 h 49
    ici on va attendre la catastrophe
    comme d habitude on va réagir quand il sera trop tard surtout que gentilly ne représente qu une infime parti de la production et qu on nage déjà dans les surplus et qu il nous faut vendre notre électricité a perte alors pourquoi vouloir du nucléaire étant donné que nous avons des ressources moins dangereuse
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  • Cado - Inscrit
    19 mars 2011 08 h 16
    Alternative.....?
    On est à même de constater la puissance des éléments naturels lorsque ceux-ci se déchaînent et ce malgré toute notre avancée technologique......Dernièrement, ces mêmes éléments ont secoué Haïti, l'un des pays les plus pauvres et désorganisés de la planète et voilà qu'à l'opposé, le Japon, 2 ou 3e puissance économique mondiale, pays organisé s'il en est un, est durement touché et éprouvé à son tour. Faut dire que 9 sur l'échelle de Richter, c'est toute une valse ça........40 à 50 fois plus puissant de ce que l'on a connu au Québec en 1988 avanceront certains spécialistes........Dire que j'avais trouvé que ça avait ''brassé dans cabane''........

    Depuis quelques années, l'industrie du nucléaire a effectivement repris du poil de la bête mais la technologie semble-t-il se serait raffinée et sécurisée, on serait loin de la technologie de nos réacteurs CANDU des années 60-70, émetteurs de déchets radioactifs........

    Cependant, je crois qu'il faut maintenir le cap quant au développement des énergies vertes et alternatives pour les pays pouvant le faire tant et aussi longtemps que cette même technologie nucléaire malgré son efficacité, aura un pourcentage, un potentiel comportemental aléatoire en cas de catastrophe naturelle ou plus simplement, d'erreur humaine........

    Certains diront c'est quoi l'idée du Japon, zone particulièrement sismique, d'avoir 55 centrales nucléaires ? Le Japon est l'une des plus grandes puissances économiques et industrielles mondiales, ce pays possède très peu de cours d'eau pour la probabilité par exemple de barrages hydro-électriques. Alors, loin de lancer la pierre, ça serait quoi l'alternative pour le beau pays du soleil levant ?.....Le Dieu Éole.......???
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    19 mars 2011 08 h 37
    Énergie abordable mon oeil !
    C'est abordable parce qu'on ne tient pas compte des coûts environnementaux, du traitement à long terme des déchets, des catastrophes passées, présentes et futures, etc.

    Si on prenait en compte tous les chiffres, ça donnerait une image bien différente. Mais ni les gouvernements, ni les compagnies, ni les scientifiques veulent que nous sachions la vérité.

    En Europe, la majeure partie des déchets du nucléaire sont tout simplement jetés dans l'endroit le plus profond de la Méditerranée. Imaginez combien cela va coûter un jour descendre au fond de la mer pour récupérer tout ça et en disposer comme il faut.

    Le nucléaire, ça nous dépasse. L'humanité n'est pas prête pour utiliser cette énergie comme il faut. On aurait dû attendre de bien maîtriser toutes les données de l'équation avant de s'y aventurer, même si ça prenait encore quelques centaines d'années. On n'est pas pressés, nous avons des milliards d'années devant nous.

    Serge Grenier
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  • Lasante Pierre - Abonné
    19 mars 2011 09 h 43
    Fin du nucléaire? Pas vraiment. Déclin? Assurément.
    Je ne crois pas que ce sera la fin du nucléaire. Par contre cet accident apportera un tsunami aux moulins de ceux qui préconisent les sources d'énergies renouvelables. Et je crois que ce sera pour le mieux. Une éolienne qui arrête de tourner ne risque pas de contaminer l'environnement alors que c'est la catastrophe assuré si une pompe à eau arrête de refroidir le coeur d'une centrale nucléaire. Vola c'est mon opinion.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    19 mars 2011 09 h 55
    @Mariette Payeur
    Comparer les risques d'accidents automobile aux risques d'accident nucléaires, c'est pas fort. Ça n'a aucune commune mesure.

    Les centrales sont dangereuses pour des milliers d'années. Aujourd'hui vous avez peur de l'Iran, de la Chine, de l'Inde et du Pakistan. Mais qui sait dans dix ans si ce ne sera pas le contraire ?

    Peut-être que dans quelques dizaines d'années, plus aucun pays ne sera fiable. Mais les centrales vont continuer d'être aussi dangereuses.

    Peut-être que dans cent ans, il n'y aura plus d'automobiles, mais les centrales et leurs déchets continueront d'être radio-actifs et dangereux. Et peut-être qu'il n'y aura plus personne sur la planète qui aura la moindre idée comment ça marche et comment se protéger des radiations ?

    Si vous n'êtes pas capable de penser aussi loin, peut-être que vous n'êtes pas capable d'assumer la responsabilité du nucléaire et que vous devriez vous abstenir d'en faire la promotion.

    Serge Grenier
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  • André Michaud - Inscrit
    19 mars 2011 10 h 04
    Pas le choix
    Les pays sans pétrole et sans hydro électricité n'ont pas le choix. Les énergies vertes sont ÉNORMÉMENT insuffisantes pour alimenter un pays industrialisé...soyons sérieux! De plus plusieurs considèrent même les éoliennes comme polluant le patrimoine de nos beaux paysages..
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  • SterneArctique - Inscrit
    19 mars 2011 10 h 15
    Si les Égyptiens... (1)
    « Si les Égyptiens avaient stocké du nucléaire, qui aujourd’hui s’en occuperait? » (Hubert Reeves)

    Pardon! Je n’appelle pas ça un accident imprévisible quand un pays assoit ses assises sur une gigantesque faille sismique, qui plus est… presque à cheval à la convergence de plusieurs plaques tectoniques! Comme dans le cas de Port-au-Prince en terres haitiennes, il ne s’agit pas de hasard, et non, tous les scénarios n’ont pas été prévus. C’est plutôt un manque de vision à long terme, une méconnaissance de la Terre, le syndrome du «ça n’arrive qu’aux autres ». Maintenant qu’on sait, des décisions s’imposent. Mais…

    Les gens aiment les risques... et ils se mettent souvent en situations de catastrophe. Bon!! C’est un choix. Il y a eu et il y aura encore des mouvements de terre et de mer de l’envergure de ceux du Japon. Et personne ni aucun pays n’est à l’abri d’une catastrophe naturelle. Alors chacun risque d’être bien desservi un jour ou l’autre. Certains plus que d’autres puisqu’ils s’installent au cœur même des sites les plus à risque. Ce n’est pas à la nature de s’adapter, c’est aux Humains à s’adapter à la nature.

    La solution à l’énergie se situe entre les deux oreilles des Humains. Tant et aussi longtemps que tout ce qui comptera est, justement, le « toujours plus », l’humanité court à sa perte. Pour sauver l’espèce que nous sommes, il faudra un cataclysme majeur afin de réduire les populations et ramener l’équilibre. Dommage que nous n’ayons pas l’intelligence et la sagesse de le comprendre, le courage de l’accepter et de freiner nos ardeurs. J’ose justement espérer que les coûts astronomiques viendront à bout de l’avidité. On refuse la décroissance? Soit! Elle viendra de toute manière parce que nous n’aurons plus, bientôt, à l’échelle planétaire, les ressources pour faire quoi que ce soit. Même se nourrir devient progressivement un défi en s
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  • SterneArctique - Inscrit
    19 mars 2011 10 h 16
    Si les Égyptiens... (2)
    Les investisseurs pensent peut-être avoir le gros bout du bâton… S’ils ne modifient pas leur appétit et ne réorientent pas leurs ambitions pour travailler avec, et non contre, la nature, ils vont mordre la poussière éventuellement, parce que c’est tout ce qui restera. Les gros ont besoin des petits pour vivre, c’est une des lois de la nature. Quand les petits meurent, sans bruit et en silence, au bout de la « chaîne alimentaire », ce sont les gros qui crèvent.

    L’erreur est trop humaine pour qu’on se permette de jouer avec le feu nucléaire à grande échelle, pour le moment du moins. Les recherches doivent cependant continuer.

    En passant, pour ceux et celles qui croient que la centrale Gentilly-2 n’a pas à être rénovée, vous avez jusqu’à lundi soir, 23h59, pour faire part de votre avis à la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Vous n’avez pas besoin d’écrire une thèse de doctorat, faites valoir votre avis tout simplement. Voici le lien : http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/commission/heari

    Vous pouvez déposer un écrit (mémoire), vous pouvez le présenter en téléconférence, en vidéoconférence, le présenter en personne lors de la deuxième journée des audiences publiques qui se tiendront à Bécancour les 13 et 14 avril prochain. C’est le temps de parler et c’est la meilleure tribune pour faire valoir notre opinion sur le sujet. Comme je l’écrivais dernièrement, nous sommes à la croisée des chemins. À nous de choisir!

    Merci.
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  • Geoffroi - Abonné
    19 mars 2011 10 h 46
    Nos apprentis sorciers
    Nos apprentis sorciers vont sûrement encore se et nous convaincre de leur toute puissance.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    19 mars 2011 10 h 50
    Une menace dormante au sein de nos sociétés
    Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps en 2009-10, le gouvernement Charest désirait acquérir Énergie N-B incluant la centrale nucléaire de Point Lepreau sise sur la berge de la Baie de Fundy. Les pressions combinées des Néo-Brunswickois qui ne voulaient pas se départir avec raison d’un bien national et des Québécois qui ne voulaient rien savoir d’une autre centrale nucléaire ont fait reculer les gouvernements respectifs. Cette tentative avorta heureusement et couta son poste de PM à Shawn Graham.

    C’est clair et net, les Québécois ne veulent pas du nucléaire comme source d’électricité. Ils n’en ont pas besoin. Point. Gentilly 1 (toujours pas démantelé) et 2 sont des bombes dormantes au cœur même du territoire québécois.

    Et la menace que fait toujours plané Énergie Nucléaire Canada sur le St-Laurent en est un autre exemple qui nous préoccupe. La vérité, toute la vérité est rarement dite lorsqu’il s’agit du nucléaire. On nous répète à satiété que c’est sécuritaire, sans danger et qu’une explosion aujourd’hui est improbable, voire impensable. Beau dommage!...

    À voir, d’excellents reportages à «Envoyé Spécial» sur TV5 cette semaine sur le nucléaire. Celui de Tchernobyl en avril 1986 (25 ans le mois prochain) m’a proprement scandalisé. Les «liquidateurs» envoyés sur les lieux ont sauvés l’Europe d’une immense catastrophe.
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  • Daniel Berube - Abonné
    19 mars 2011 11 h 04
    Les marchés et l'économie vont décider...
    Ce ne sera pas la santé, ni la qualité de vie, ni pour la sauvegarde de la nature... non, ces détails n'ont pas le poid nécessaire pour être pris en considération...

    L'économie et les marchés ne peuvent eux connaître les moindres perturbations; face à eux, l'humain devient secondaire...

    Certains mentionnent qu'il ne serait pas nécessaire, ici, au Québec, de garder Gentilly-2, avec tout le bassin hydro-électrique, et le nouveau développement éolien, et l'énergie solaire grandissante, on en a plus besoin de Gentilly-2...

    Un instant... et si l'on regardait un peu plus loin, dans le temps...

    Je ne serais pas surpris que Hydro-Québec commence a envisager certaines probabilités "logiques" qu'auront a vivre nos barrages...

    Depuis des années, nous parlons du réchauffement climatique, de la FONTE DE LA GLACE dans le nord, où se trouve la majorité et les plus gros barrage de notre hydro-électricité. La fonte de la glace apporte de l'eau en quantité incroyable à nos barrages, mais que se passera-t-il une fois toute cette glace accumulée DEPUIS DES MILLÉNAIRES ! aura toute fondue ? Nous devrons nous contenter de ce que la nature versera sous forme de pluie ou de neige seulement. Pensez-y: les glaces dans le nord québécois représente combien de litre d'eau capable de faire tourner les turbines d'Hydro-Québec...?

    Vous me direz: il y a toujours les éoliennes, ou le solaire ! Oui, mais à quel coût ? Combien d'éoliennes sont nécessaire pour remplacer Manic 5 ? combien de mètre carré de plaques solaires pour remplacer la Baie=James ? Informez-vous, ça vaut la peine.

    Je ne suis pas surpris qu'Hydro-Québec soit toujours intéressé à prolonger la vie de Gentilly-2... car ne vous attendez pas à ce que la majorité de la population soit prête à changer son rythme de vie et réduire sa consommation d'énergie, sauf SI HAUSSE DE TARIF...
    Si on veut une réaction aujourd'hui, il faut toucher au porte-feuilles...
    J'espère n'avoi
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  • Bernard Terreault - Abonné
    19 mars 2011 11 h 11
    Le Québec n'en a pas besoin
    Il y a des arguments pour et des arguments contre qui sont plus ou moins pertinents suivant le contexte dans divers pays. Mais au Québec on n'en a pas besoin! D'ailleurs Gentilly n'a jamais fourni qu'une part négligeable de notre électricité et a été arrêtée plus souvent qu'autrement. Alors pourquoi gaspiller 2 G$ pour supposément la remettre en marche? Qui a reçu des "faveurs" du lobby nucléaire, des ministres ou des dirigeants d'Hydro?
    B Terreault, physicien retraité
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  • Normand Carrier - Abonné
    19 mars 2011 11 h 16
    Pourtquoi persister a restaurer Gentilly ?
    Devrait-on restaurer Gentilly pour $2 milliards et le garder en vie alors que nous avons des surplus d'électricité que nous ne pouvons exporter et qu'il n'y a pas a ce jour de véritables programmes d'économies d'énergie ? Cette centrale qui est inactive depuis belle lurette qui est située sur les berges du Saint-Laurent se trouve en zone active de secousses sismiques .... Les priorités devraient être mises ailleurs ......
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    19 mars 2011 11 h 34
    25 ans (le mois prochain) après Tchernobyl, des bombes dormantes au sein de nos sociétés

    Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps en 2009-10, le gouvernement Charest désirait acquérir Énergie N-B incluant la centrale nucléaire de Point Lepreau sise sur la berge de la Baie de Fundy. Les pressions combinées des Néo-Brunswickois qui ne voulaient pas se départir avec raison d’un bien national et des Québécois qui ne voulaient rien savoir d’une autre centrale nucléaire ont fait reculer les gouvernements respectifs. Cette tentative avorta heureusement et couta son poste de PM à Shawn Graham.

    C’est clair et net, les Québécois ne veulent pas du nucléaire comme source d’électricité. Ils n’en ont pas besoin. Point. Gentilly 1 (toujours pas démantelé) et 2 sont des bombes dormantes au cœur même du territoire québécois.

    Et la menace que fait toujours plané Énergie Nucléaire Canada sur le St-Laurent en est un autre exemple qui nous préoccupe. La vérité, toute la vérité est rarement dite lorsqu’il s’agit du nucléaire. On nous répète à satiété que c’est sécuritaire, sans danger et qu’une explosion aujourd’hui est improbable, voire impensable. Beau dommage!...

    À voir, d’excellents reportages à «Envoyé Spécial» sur TV5 cette semaine sur le nucléaire. Celui de Tchernobyl en avril 1986 (25 ans le mois prochain) m’a proprement scandalisé. Les «liquidateurs» envoyés sur les lieux ont sauvés l’Europe d’une immense catastrophe.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    19 mars 2011 11 h 41
    Le monde peut se passer du nucléaire
    On en a pas besoin vraiment du nucléaire. Au Québec, il ne sert que d'appoint, pour qu'on puisse vendre d'avantage d'hydro-électricité «plus propre» à nos voisins. En Iran, au Pakistan même en Corée du Nord l'énergie nucléaire est d'abord une arme menaçante pour maintenir des tyrannies en place. Imaginez si Kadhafi avait actuellement une bombe nucléaire à sa disposition ? Quel menace il ferait courir à la planète ? En Europe, le débat est ouvert, l'Allemagne semble s'orienter vers le rejet du nucléaire. Donc si ce pays le plus industrialisé d'Europe peut s'en passer pourquoi les plus petits pays ne le pourraient-ils pas ? En fait ce qui maintient la filière nucléaire en place ce n'est pas le besoin mais le marketing des grands producteurs et énergie atomique Canada en fait partie en voulant vendre son CANDU partout dans le monde.
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  • Mariette Payeur - Inscrite
    19 mars 2011 11 h 45
    Crainte maladive
    @Sanzalure
    Avez-vous raison? Doit-on centrer notre attention sur les dégâts à long terme et négliger les dégâts immédiats?
    Et de dire que les centaines (ou milliers?) de morts par semaine via l'auto «Ça n'a aucune commune mesure» avec les éventuels effets du nucléaire....Dois-je en conclure que les horreurs actuelles (pauvreté, maladie, etc) sont négligeables à vos yeux?
    Si je vous lis bien, l'événement potentiel doit toujours primer sur l'événement réel, immédiat, dans nos prises de décision.
    Perso, j'ai des tendances socio-écologiques mais je déteste quand les organismes qui vont dans ce sens prennent des formes extrémistes et nous sermonnent religieusement en nous culpabilisant et en donnant la pire version des choses, la plus improbable souvent.
    Je perds alors de ma "vertitude".
    L'équilibre, le juste milieu, vous connaissez?
    Vivre dans la crainte perpétuelle d'un désastre doit rendre une vie pratiquement intolérable. Je me demande si je ne préférerais pas disparaître plutôt que ressentir une telle crainte.

    VIVE LE NUCLÉAIRE bien géré, entretenu et contrôlé.
    Avec les risques INDUBITABLES qui peuvent s'ensuivre. Et que le dit nucléaire ne ralentisse pas les efforts dans la rechercche de d'autres énergies.
    J'ai confiance que, dans les prochains siècles, nos scientifiques puissent trouver des moyens qui annihileront la radio-activité émanant de ces déchets actuellement dangereux. Peut-être de la réutiliser.
    Vous considérez sûrement ça comme de l'inconscience pour moi c'est un optimisme basique. Humain et sain.
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  • jaalpot - Inscrit
    19 mars 2011 11 h 56
    qui profite du nucléaire-?
    je serai bref , les banquier rotcshild on le contrôle a 80 % de l'exploration , l'exploitation , la transformation ,et la vente de l'uranium transformé -
    cela s'appelle un trust , ou un monopole ,alors que des lois canadienne en défende l'activité sur le sol canadien -

    comment appliquée des lois votées par les élues , quand les banques en question sont toute puissantes au niveau mondiale-

    immonde tragédie a répétition , lors d'une tempête solaire qui priverait
    d'électricité le tiers de la planète , et donc cette mili seconde sans électricité et les pompes de refroidissement des réacteurs qui s'arrêtent- je vous laisse imaginer le reste du drame -jacques

    albert poitras-dossier sur face book- a ce nom
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  • Cob_Caribou - Inscrit
    19 mars 2011 12 h 15
    Alternatives aux énergies fossile et énergie nucléaire
    Il existe présentement des alternatives intéressante aux énergie fossile et nucléaire.

    Énergie éolien, solaire électrique, solaire passif, géothermie passif et actif, micro centrale hydro-électrique, bio-carburant produit à partir d'algues... La liste est longue!

    Le potentiel énergétique de ces formes d'énergie est énorme!

    Une étude fait par Arjun Makhijani, Ph.D. du IEER (Institue for Energy and Environmental Research) fait parler les chiffres!

    Le potentiel éolien aux États-Unis est 3 fois l'énergie électrique produite aux U.S. en 2005, excluant les villes, les parcs nationaux et autres endroits sensibles.

    Le potentiel solaire est encore plus grand. Dans les faits, les surfaces des toits des centres commerciale et des stationnements sont suffisamment large pour fournir toute l'électricité nécessaire.

    Autre exemple intéressant est l'efficacité énergétique de nos maison. La moyenne américaine pour une maison est de 58 000 Btu par pied/carré, par année. La Hanover House au New Hamshire consomme à peu près 8 300 btu par pied/carré, par année soit une consommation énergétique 7 fois moins grande que la moyenne!

    J'invite les gens à se procurer gratuitement le livre Carbon Free Nuclear Free de Arjun Makhijani à l'adresse suivante

    http://www.ieer.org/carbonfree/

    Les énergies fossiles sont des énergies précieuses à utilisé avec parcimonie.

    Avec les technologies que nous avons actuellement, la nécessité d'exploité d'avantage les ressources naturelles non renouvelable (pétrole, gaz de schiste, uranium) semble non approprié contenu des risques environnementales, économiques et sociales que ces activités engendrent.

    Une économie verte est possible!

    Bonne réflexion!
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  • Roy10egen Roy10egen - Inscrit
    19 mars 2011 12 h 55
    @Serge Grenier
    Votre commentaire est parmi les plus sensés sur la question! Il a la qualité de situer la question dans une perspective historique et humanitaire. Hélas, les grands décisions, celles qui marqueront le sort de la planète (ce navire spatial dans lequel nous voyageons avec notre descendance), ce pouvoir d'agir et de donner une orientation au développement social et humain repose sur la cupidité sinon l'indifférence meurtrière des capitalistes de notre monde. Ce qui arrive actuellement au Japon, avec le nucléaire, illustre malheureusement trop tristement l'rrationnel du développement capitaliste.
    Il devient de plus en plus urgent que le pouvoir politique intervienne et GOUVERNE en fonction des besoins sociaux... et donc de freiner les projets de développement économique qui risquent de provoquer des désastres plus douloureux et compromettant pour une popullation que les bienfaits qu'ils seraient supposés apporter. Pour ainsi GOUVERNER, il faudrait que les gouvernants portent un regard qui va plus loin que les 4 ans que dure leur mandat. Il faudrait surtout qu'ils ou elles donnent priorité aux besoins humanitaires et de la collectivité au lieu de se plier aux dictats de quelques magnats financiers ou industriels. Bref, pour donner une solution durable à la question nucléaire comme à celle de l'ensemble des ressources énergitiques, il faut que les mouvements sociaux se remettent en mouvement, que l'information circule, que la démocratie se débarasse des liens à l'oligarchie capitaliste qui l'étouffe.
    Jean Jacques Roy
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  • Driller - Inscrit
    19 mars 2011 13 h 49
    Non pas dutout
    Parle-t-on de la fin des avions quand une s'écrase!
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  • Larocque 68 - Inscrit
    19 mars 2011 13 h 57
    Interprétations du nucléaire: lucidités élémentaires/logiques rationnelles
    Semble qu'aucune personne dans le secteur nucléaire a perdu la vie en 2010. On ne peut dire ça de secteurs d'énergie flammes (charbon,gaz,huile). La crise nucléaire de mars 2011 n'a fait aucun mort et les effets néfastes manquent de preuves. L'énergie nucléaire font fonctionner les sous-marins, porte-avions et probablement les navets spatiales pour voyages aux planètes lointaines.
    Certains groupes de média ont tord de dénigrer sans faits significatifs le nucléaire. LE GRAND RÉACTEUR -LE SOLEIL- NOUS ALIMENTE CONTINUELLEMENT.
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  • Labelle Michel - Inscrit
    19 mars 2011 14 h 10
    Fukushima = 12 Chernobyl

    Fukushima = 12 Chernobyl

    Chernobyl, de la petite bière.

    Fukushima, ça, c'est du sérieux.

    4 chiffres à retenir :

    Chernobyl : matériel fissible = 180 tonnes
    Chernobyl : combustibles irradiés = 0 tonne

    Fukushima : matériel fissible = 560 tonnes
    Fukushima : combustibles irradiés = 1 700 tonnes

    Conclusion :
    Fukushima = 12 Chernobyl

    Préparez-vous quand ça va péter!

    P.-S. En voulez-vous encore de Gentilly-2 située sur la faille laurentienne avec 5% à 15% de risques qu'un tremblement de terre cause de sérieux dommages au cours des 50 prochaines années?
    http://www.iclr.org/images/Reducing_earthquake_ris
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  • Labelle Michel - Inscrit
    19 mars 2011 14 h 30
    À Gilbert Talbot

    Vous écrivez :

    « Imaginez si Kadhafi avait actuellement une bombe nucléaire à sa disposition ? ».

    Réponse : aucune inquiétude.

    Pourquoi?

    Parce que les deux États les plus génocidaires de la Terre, Israël et les États-Unis possèdent respectivement 400 et 10 000 armes nucléaires et qu'ils ne les utilisent pas.
    Pas parce qu'ils ont des scrupules, loin de là!
    Mais par peur des représailles.
    C'est l'équilibre de la terreur.

    Et Kadhafi serait aux prises avec la même problématique qu'Obama et Netanyahou.

    Dormez donc tranquille, Monsieur Talbot.
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  • Roy10egen Roy10egen - Inscrit
    19 mars 2011 15 h 01
    @Mariette Payeur
    Salut Madame. C'est heureux de rencontrer l'opinion d'une femme sur cette colonne où prédominent les intervenants masculins. Par contre, au cours de la semaine passée, sur les ondes de Radio-canada, de nombreuses femmes ont fait entendre leurs points de vue sur la question du nucléaire et du drame qui touche le Japon. Heureusement, vous n'êtes pas la seule femme à vous exprimer sur le sujet.
    Je suis poutant étonné devant votre réflexion :"VIVE LE NUCLÉAIRE bien géré, entretenu et contrôlé.
    Avec les risques INDUBITABLES qui peuvent s'ensuivre. Et que le dit nucléaire ne ralentisse pas les efforts dans la rechercche de d'autres énergies.
    J'ai confiance que, dans les prochains siècles, nos scientifiques puissent trouver des moyens qui annihileront la radio-activité émanant de ces déchets actuellement dangereux. Peut-être de la réutiliser.
    Vous considérez sûrement ça comme de l'inconscience pour moi c'est un optimisme basique."

    Je suis étonné parce que votre réflexion est complètement théorique, comme si l'utilisation et le contrôle du nucléair relevaient du savoir scientifique et des avancés technologiques! Je veux bien croire, comme vous, que le nucléaire constitue une source énergetique extraordinaire... Mais, il y en a d'autres qui sont sous développées : le solaire, les vents du grand nord canadien, les vagues des régions cotières, etc.... La question n'est pas de nier ou d'affirmer la capacité de la science et de la technologie pour domestiquer ces sources et ressouces énergitiques.
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  • Roy10egen Roy10egen - Inscrit
    19 mars 2011 15 h 01
    suite...
    La réponse est oui, c'est un fait, elles le peuvent. Mais, en ont-elles le contrôle?... Prenons justement la fision nucléaire, la science, avec Einstein, a montré définitivement que le génie et les connaissances humaines relèvent du travail intellectuel! Mais les applications, la technologie - avec les dollars américains et les intérêts impérialistes combinés- a démontré qu'il était possible d'utiliser la science nucléaire pour faire la guerre et faire mourir et détruire la population de 2 villes du Japon.
    Je partage avec vous, Madame, votre optimisme cocernant les possibilités que renferme le génie humain. Mais il faut aussi être lucides et reconnaître nos bêtises. La plus grande est je crois de continuer de faire confiance à ceux et celles qui s'approprient de nos ressources, des connaissances technoliques et qui les développent sans prévoir le lendemain de la planète et des humains qui les entourent. C'est ce que démontrent les accidents nucléaires du Japon, de l'Ukraine, des États-Unis.... C'est aussi ce qui se confirme par toute la problématique actuelle de contamination et de pollution de notre environnement générés par le développement industriel en général, mais aussi en particulier par l'exploitation et l'utilisation débridées du pétrole.
    Voilà pourquoi votre optimisme me surprend.
    Jean Jacques Roy
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  • Denis Laforme - Inscrit
    19 mars 2011 15 h 05
    Oh que non !
    Il y aura certainement une petite pause, comme ce fut le cas après Tchernobyl; mais, la progression du nucléaire va malheureusement reprendre par la suite. La puissance du lobby nucléaire étant ce qu'elle est, on peut s'attendre à une relance. Sans l'approuver, on peut le comprendre pour les pays qui n'ont pas d'autres options. Par contre, rien n'excuse les pays bien nantis et/ou ceux qui ont d'autres choix. Quoiqu'il en soit, la seule véritable option demeure le développement des énergies renouvelables.
    http://denis-laforme.over-blog.com
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  • TRIPOD - Inscrit
    19 mars 2011 16 h 20
    Les changements climatiques ...
    Les changements climatiques n'ont absolument rien à voir avec ce qui se passe présentement au Japon ou ailleurs ! Tout au cours de l'histoire de la Terre (des millions d'années !), il y a eu des périodes glaciaires suivies de périodes de hausse notable de la température ! Ce qui se passe à l'heure actuelle a plus à voir avec la manie qu'a l'être humain de persister à vouloir construire sur des basses terres, sur des zones inondables, sur des zones sismiquement actives sans songer aux répercussions possibles de Dame Nature !

    Comme, par exemple, ce qui risque d'arriver, ici au Québec, si le gouvernement, les gazières et les pétrolières persistent, tous en choeur, à vouloir continuer à extraire le gaz de schiste par fracturation du roc, dans des zone RECONNUES sismiquement actives, comme le sont la rive nord et la rive sud du Saint-Laurent !

    Quoique l'on fasse, on peut être sûrs que, tôt ou tard, Dame Nature reviendra toujours réclamer son dû, d'une façon ou de l'autre !
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  • victoriavilleman - Inscrit
    19 mars 2011 18 h 25
    Quelles sont les options? Ben y'en a pas!
    Le pétrole: la meilleure option? Imaginons ce qui arrive quand un pétrolier échoue, ou lorsqu'une plateforme d'exploration se brise. Le pétrole est-il donc une meilleure option? Pas assez d'incidents dans le passé?

    Les éoliennes sont elles donc de meilleures options? Mais personne ou une grande majorité n'en veulent pas dans leurs courts. Trop de bruit, pas beau dans le paysage.

    Le gaz naturelle ( de Shiste ou autre) est donc une option? Mais personne n'en veut. On l'a bien vue lors des auditions du BAPE.

    Il reste le solaire non? Mais les villes, les voisins ne veulent pas de panneaux sur les résidences etc?

    FAQUE.......on marche, on ferme les lumières, pas de TV, pas d'ordi donc pas de facebook et plus de cellulaire. Ouin, mais c'est pas une vie ça!

    OK FAQUE....C'EST ÇA! fermons nous les yeux, sans poser de questions à savoir d'où vient l'électricité quand on entre dans la maison. sans perler qu'on veut pas payer plus de $1.00 du litre pour notre gas!
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  • lejournaldepersonne - Inscrit
    19 mars 2011 23 h 44
    Ma Fukushima

    Umberto Eco avait écrit dans un journal que l'intellectuel devait se taire,
    qu'il y avait trop de bruit, trop de gens qui parlaient.
    Il ajoutait que les intellectuels faisaient preuve d'arrogance quand ils réclamaient
    le droit de savoir au-delà de l'évidence et il utilisait cette métaphore :
    "l'intellectuel est un citoyen comme les autres et, si son appartement brûle,
    son devoir est d'appeler les pompiers, comme tous les autres citoyens.
    Moi, j'ai répondu en deux mots que, si mon appartement brûlait, j'appellerais bien sûr les pompiers,
    mais j'aimerais savoir en plus si l'incendie est dû à un court-circuit ou à un cocktail Molotov.
    Et je crois que c'est cela, le rôle de l'intellectuel : chercher à en savoir un peu plus que ce que nous disent les autorités".
    Antonio Tabucchi.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/fukushi
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  • Francois - Inscrit
    19 mars 2011 23 h 52
    Il serait temps
    Avec tout les énergies renouvable qui existe aujourd'hui et les catastrophes qui s'en suit il serait sage d'y remédier. Bonne chance
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  • Neutron - Inscrit
    20 mars 2011 06 h 43
    Enfoussement de Tchernobyl
    Après avoir réfléchi sur ce qui reste de Tchernobyl et avoir constaté que la construction même d'un deuxième sarcophage s'évèrait un projet qui ne trouve plus de financement.
    Je me suis toujours demandé pourquoi il n'ont pas pensé a enfouir le réacteur 4 de Tchernobyl. J'entend déja des contestations tant qu'a cet idée et des voix s'éléver hauts et forts et dire que mon idée n'a pas de sens et est infaissable et que s'il ne l'ont pas fait, il devait avoir surement de bonnes raisons. Moi je dis que des raisons il n'en n'ont pas. En plus, le cout du nouveau sarcophage dépasse le milliard et sera imperméable que pour 100 ans si un jour il trouve de bon samaritains pour financer la fin du projet. Faut pas oublier que Fukushima va aussi avoir besoin de l'un de ses sarcophages.

    Pour mon idée d'enfouissement j'ajoute
    Oui il est technologiquement possible de creuser dessous le réacteur sans danger. Oui il est possible de fabriquer un plancher de soutenement temporaire dessous le réacteur.
    Oui il est possible de creuser a une distance assez profonde sous le réacteur. Oui il est possible de fabriquer un cage avec mur de béton et de plomb pouvant contenir le réacteur
    Oui il est possible par ensuite d'y laisser tomber le réacteur de facon sécuritaire et oui il est possible de le recouvrir ensuite par les matériaux les plus sécuritaires.
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  • Neutron - Inscrit
    20 mars 2011 06 h 45
    Centrele sous terraine
    Et de plus je me demande pourquoi les réacteurs nucléaires ne sont construit de façon sous-terraines et ce a une distance sécuritaire.
    En plus d'être sous-terrain, un réacteur nucléaire même a une distance acceptable devrait être construit a l'intérieur d'une cage avec des murs de plomb et de béton ou tous matériaux pouvant stoppé de façon acceptable les radiations en cas de désastres tel Fukushima et Tchernobyl.
    Un tel système se doit d'avoir aussi des entrées d'eau débouchant et s'alimentant par l'extérieur et a partir de sources d'eau qui peu être éloigné de la zone dangeureuse pour l'ètre humain afin de pouvoir arroser le réacteur en cas de probleme majeur au lieu de le faire du haut des airs avec des hélicoptaires. Le réacteur dèja a l'intérieur d'un sarcophage et déja sous terre par ensuite est beaucoup plus facile a sceller.
    On me dira sans doute que ça peu créé des problèmes de logistique.
    Si c'est juste ça c'est bien tant mieux. Parce que ces genres de problème, eux ils se règlent.
    Cette solution s'adresse aussi aux endroits ou il n'y a aucune chance de Tsunamie, de tremblements de terre, de volcan ou peu importe les conditions se retrouvent un coin de pays quelconque sur la planète. Il n'y a aucune exception a la règle.
    Et si ça ne marche pas c'est que l'humain en aucun temps ne devrait touché au nucléaire
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    20 mars 2011 09 h 49
    Le nucléaire est là pour rester encore longtemps
    De vieilles centrales conçues dans les années '60 par General Electric, voulues peu coûteuses dès 1970, on résisté à un tremblement de terre de 9 à l'échelle Richter! Elles ont été plutôt mises à mal par un tsunami exceptionnel de 10 mètres! Leur vulnérabilité aux tsunamis serait facilement corrigée: construire plus haut et pomper avec des pompes plus puissantes! Plus coûteux mas pas très compliqué.

    Les risque sont beaucoup moins élevés dans les centrales construites plus récemment (on a appris de Tchernobyl comme de Three Mile Island, comme on apprendra de Fukushima) mais elles coûtent de plus en plus cher, justement en raison des efforts de minimisation des risques. AREVA, le constructeur français, éprouve d'ailleurs de gros problèmes à contrôler ses coûts. Mais par rapport à des centrales au charbon, aux États-Unis, en Chine et ailleurs, le nucléaire demeurera une filière privilégiée et diantrement plus propre.

    Le risque zéro n'existe pas et le principe de précaution ne viendra pas à bout de la Nature.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    20 mars 2011 12 h 52
    Cherchez l'erreur...
    Le gouvernement Charest est parti en peur au sujet de l’hôpital de la Baie st-Paul au sujet d’un possible séisme... mais veut aller de l’avant quant à la réfection de Gentilly 2 situé sur la même faille sismique.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    20 mars 2011 13 h 03
    @TRIPOD
    Le fait qu'il y ait déjà eu des changements climatiques dans le passé ne peut être considéré comme une preuve que les êtres humains n'ont rien à voir avec le changement climatique en cours actuellement.

    Serge grenier
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    20 mars 2011 18 h 12
    À Neutron
    Parce qu'il faut refroidir le réacteur, tout comme il faut refroidir tout moteur.
    Parce qu'il faut pouvoir changer le combustible, l'allumer, l'éteindre, le modérer, le rendre plus puissant selon la demande.
    Parce que, de toute manière, il faut y accéder.
    Parce que, même sous terre, il pourrait contaminer les nappes phréatiques, et que, de toute manière, enterrer des câbles électriques de haute puissance, ce n'est pas de la tarte.
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  • France Marcotte - Abonnée
    20 mars 2011 20 h 13
    L'énergie des pauvres et des fous
    "Plusieurs pays ne peuvent tout simplement pas rayer le nucléaire de l'équation. Ils en ont besoin", dit Louise Fréchette.
    "Dans les pays comme la Chine et l'Inde, c'est le besoin en énergie qui prime. «Quand ta population est pauvre, il faut soutenir la création d'emploi. Pour soutenir la croissance, ça prend de l'énergie», dit un autre.
    Certains pays prennent les risques volontairement, d'autres parce qu'ils n'ont pas le choix. Les besoins immédiats priment sur les risques...ou même sur le passé.
    En tout, 443 réacteurs nucléaires sur la planète.

    Ici, on n'a pas vraiment besoin du nucléaire mais il nous arrive aussi de prendre des risques parce qu'on n'a pas le choix. Par exemple, rouler sur des ponts qui risquent de s'effondrer parce qu'on ne peut tout simplement pas détourner le trafic ou condamner ces ponts...
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  • Neutron - Inscrit
    20 mars 2011 23 h 21
    Centrale sous terraine et enfouissement de Tchernobyl - (Des précisions)
    Ouf
    De le cas de Tchernobyl, il serait préférable de le garder hors de la vue des enfants et des adultes et de faire disparaitre sous terre les restes de l'hécatombre tout comme un cerceuil. Par ailleurs toute centrale nucléaire devrait aussi être construite loin de la civilisation.
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  • Neutron - Inscrit
    20 mars 2011 23 h 22
    Centrale sous terraine et enfouissement de Tchernobyl - Précisions -2
    Pour la construction d'une centrale nucléaire, je ne parle pas ici d'enterré un réacteur nucléaire comme l'on enterre un mort ou d'opérer un réacteur nucléaire comme un amateur. je parle d'opérer un réacteur dans un complexe scientifique sous terrain de façon professionnel. Ce qui implique
    Que par conséquent que les gens y circulent sans être obliger de se pencher ou de se renter le ventre pour passer dans les couloirs.
    Que ces mêmes opérateurs ou scientifiques soit capable comme s'il étaient a la surface
    De refroidir le réacteur, tout comme il faut refroidir tout moteur.
    De pouvoir changer le combustible, l'allumer, l'éteindre, le modérer, le rendre plus puissant selon la demande.
    De pouvoir y accéder aisément.
    De pouvoir le quitter surement et rapidement.
    De pouvoir le controler, le refroidir même absent du complexe.
    Ce qui implique que le complexe possède sa propre source d'alimentation électrique en cas de panne majeur. Il existe dèja a l'heure actuel des lieux sous-terrain hautement sécuritaire.
    Si une catastrophe se produit ça qui implique par le fait même que les nappes phréatiques soit protéger car le réacteur et son coeur est dans un piéce qui de par ses composantes est en lui-même un sarcophage a l'exception que celui-ci est sous-terrain au lieu d'être extérieur comme a Tchernobyl.
    Je ne parle de construire un complexe sous-terrain a plusieurs milles pieds de profondeurs mais bien de le construire a une profondeur acceptable de façon a ce que faire passer des câbles électriques de haute puissance, ne représente pas d'inconvénients majeurs.
    Et si encore cela n'est pas de la tarte c'est parce qu'effectivement il faudra faire le deuil du nucléaire et d'enterrer ce concept a jamais. Car même avec les nouvelles installations beaucoup plus sécuritaire que celles ce Tchernobyl et de Fukushima et 3 Miles Island, les gens eux se sent-ils vraiment en sécurité ? Faut croire que non car le débat fait rage sur Inte
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  • BernardP - Inscrit
    21 mars 2011 13 h 59
    Peu d'alternatives, à part le gaz
    L'accident de Fukushima va certainement ralentir le développement de l'énergie nucléaire mondiale, qui avait bénéficié elle même du mouvement anti-GES.

    Le développement économique exige uneénergie non-interruptible. Bien que valables comme sources d'appoint, le solaire et l'éolien ne peuvent répondre facilement à cette condition.

    Dans la foulée du ralentissement prévisible du nucléaire, les centrales thermiques vont devoir prendre la relève. Ça tombe bien, il y a d'abondantes ressources de gaz de schiste qui apparaissent un peu partout.

    Les centrales au gaz vont donc se multiplier. Comme elles polluent moins que celles au charbon et au pétrole (parlons de véritables polluants et non de CO2), il sera facile d'y accoler une étiquette "verte" et le tour sera joué.

    Quant à lui, le nucléaire a toujours un avenir, à condition de cesser de pelleter par en avant le problème de l'entreposage des résidus.
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  •  
  • Nelson - Inscrit
    21 mars 2011 21 h 34
    DEUX PRHASES CLEF, :''les pays en émergence ne vont pas bouder cette énergie longtemps'', '' l'heure des choix a sonné dans certains endroits, comme le Québec. «Pourquoi courir ce risque dans les pays qui ont des alternatives ?''
    Ceux que on besoin n'ont pas le choix, ils continueront à l'avoir.

    Ceux que n'ont pas besoin, peuvent attendre.
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  • lisutopia - Inscrit
    24 mars 2011 14 h 00
    À la poursuite de la croissance infinie
    Il est temps de remettre en question le rêve insensé de la croissance économique infinie, telle un "droit" inaliénable pour chaque État et pour chaque être humain! Le système économique actuel repose sur des incohérences qui assurent sa non-durabilité et nous mène à notre perte. C'est pourtant le système économique, cette construction humaine bancale au sein duquel l'éthique n'a pas sa place, qui justifie la destruction des écosystèmes dont nous faisons partie.

    L'énergie nucléaire: moins il y aura de réacteurs, plus les risques d'accidents diminueront. Nous apprenons des accidents passés, certes, mais à quel prix? Les nuages radioactifs ne respectent aucune frontière, ce sont les humains, les animaux, les plantes, l'eau, qui sont contaminés au contact de particules radioactives et pour combien de temps?

    Il est temps de revoir le rêve collectif que nous poursuivons!

    Il est légitime de vouloir répondre à nos besoins essentiels, mais la consommation à outrance requiert une production énergétique démesurée et toujours croissante. Certains pays parviennent à stabiliser leur consommation énergétique, ce qui leur évite d'avoir à développer de nouvelles filières problématiques. Au Québec, nous avons déjà plus d'électricité que nécessaire, même La Romaine vise l'exportation à un coût dérisoire. Laissons le gaz de schiste là où il est, fermons Gentilly et lançons-nous dans l'efficacité énergétique et les négawatts! Ceux qui s'opposent aux objecteurs de croissance tombent facilement dans la caricature du retour à l'âge de pierre. La décroissance c'est un pas à la fois, commençons par éviter le superflu! Je suis pour une simplicité matérielle et la croissance d'une richesse qui se mesure en termes de rapports humains et de temps pour vivre des expériences positives et créer une réalité plus inspirante!
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  • Malartic - Inscrit
    1 avril 2011 12 h 43
    Le nucléaire pourrait être la seule alternative.
    Le nucléaire a beau être dangereux il a l'avantage d'être propre et pratiquement sans limite. Propre si on exclus les résidus radioactifs qui doivent être "recyclés". La construction de barrage hydro-électrique présente ses propre dangers. Les centrales thermiques sont polluantes et la boule a un volume définie et le pétrole et le charbon qui s'envole en fumé n'est pas recyclable à date. Le solaire et le vent ont leur limites. Nous ferions bien d'apprendre à construire et opérer des centrales nucléaires de façon sécuritaire. Remarquez que ce sera un problème qui appartiendra surtout au monde dans 100 ans d'aujourd'hui.
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