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Côte d'Ivoire - Les insurgés progressent dans Abidjan

Abidjan — Des insurgés ont progressé hier dans Abidjan, menaçant le pouvoir du président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, alors que les combats à l'arme lourde qui se sont étendus dans la métropole plongeaient les habitants dans la peur.

Jamais Abidjan n'avait connu des tels affrontements depuis le début de la crise née de la présidentielle de novembre 2010, qui a déjà fait près de 400 morts selon l'ONU, et menace de faire basculer le pays le plus riche de l'Afrique de l'Ouest francophone dans la guerre civile.

De «grandes décisions» seront «arrêtées dans quelques heures», a annoncé hier soir la télévision pro-Gbagbo, après une rencontre entre le président sortant et les généraux qui lui sont fidèles.

Dans le quartier stratégique d'Adjamé (nord), des tirs sporadiques à l'arme légère avaient été entendus dans la journée et en début de soirée, des tirs nourris d'armes lourdes ont éclaté, terrorisant les habitants des quartiers résidentiels voisins.

Selon plusieurs témoignages, ces tirs provenaient du secteur de Williamsville, dans le centre d'Adjamé, qui abrite deux importants camps militaires, dont le camp de gendarmerie d'Agban, le plus grand du pays.

«Ils sont en train de tirer, les murs tremblent, on est tous enfermés dans la maison», a confié une mère de famille. Les parents se sont précipités dans les écoles pour aller chercher leurs enfants.

Les militaires pro-Gbagbo ont installé un strict périmètre de sécurité autour des deux camps de Williamsville, dont ils gardaient toujours le contrôle.

Des insurgés favorables à Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, sont en grande partie maîtres de la zone nord d'Abidjan, dont le quartier voisin d'Abobo, au nord d'Adjamé.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 mars 2011 06 h 19
    L'Afrique noire a abandonné son indépendance
    L'Afrique noire a abandonné son indépendance en adoptant, comme un copié collé, la position des pays influents de la "Communauté internationale". On avait pourtant annoncé que l'Union Africaine, ses chefs d'État et le panel mandaté pour proposer une sortie de crise, allaient mettre de l'avant "une solution africaine à un problème africain." Or il n'en a rien été.

    On se souvient que l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire s'est déroulée le 28 novembre 2010. L'ONU a déclaré gagnant M.Alassane Ouattara tandis que le président sortant, Laurent Gbagbo a contesté sa défaite, avec l'appui du Conseil consitutionnel qui l'a déclaré officiellement gagnant après avoir éliminé de son décompte plusieurs boîtes de scrutin jugées douteuses.

    Depuis trois mois, Laurent Gbagbo tente toujours de gouverner, tant bien que mal, sous la pression et les sanctions de l'ONU, et Alassane Ouattara a vécu retranché dans un Hôtel de la capitale.

    L'impasse durait depuis deux mois lorsque, consciente de la situation explosive dans laquelle se trouvait toujours ce pays ami, les Chefs d'État de l'Union africaine ont mandaté un panel de cinq de leurs confrères pour examiner la situation et proposer une solution de sortie de crise. Les membres du panel se sont rendus en Côte d'Ivoire, ils ont rencontré les principaux acteurs, surtout Gbagbo et Ouattara, et ils ont préparé le rapport qui vient d'être rendu public par l'Union africaine.

    Ce rapport reprend pour l'essentiel les conclusions auxquelles "les pays amis" et l'ONU en étaient arrivés. Alassane Ouattara est déclaré gagnant et Laurent Gbagbo doit partir.

    Plusieurs seront déçus, car les chefs d'État avait dit et répété qu'il fallait s'attendre à une solution africaine à un problème africain. On pensait même, comme la rumeur le laissait transparaître, que les Africains proposeraient des solutions originales, probablement même un recomptage, au moins partiel, qui toucherait au moins
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  • Normand Paradis - Abonné
    15 mars 2011 07 h 52
    Abidjan devient une jungle
    Cette belle cité de cinq (5) millions d'habitants se transforme progressivement en une jungle inextricable ou le contrôle de chaque rues est un enjeu militaire. Les loyaliste FDS sont pour l'instant, sur le recul. Mes correspondants à Koumassi me disent que la situation deviens dramatique 24 heures durant. Les tirs d'artillerie tuent les gens -hier une famille de sept- durant la nuit, un obus est tombé sur leur maison. A Yopougon Kanté «on ne peut même plus sortir le matin» pour faire les courses disait une résidente. Là le camp militaire des CRS, forces de Gbagbo, est sous attaques du Commando invisible. La soldatesque loyaliste n'est pas du tout préparé à cette forme de guérilla urbaine. Il faudrait être excessivement prudent avant d'assimiler ces forces de résistance à Gbagbo au mouvement politique du RHDP dirigé par Alassane Ouattara. Ces gens ont leurs propres prétentions, histoire et programme et ils se réclament du général IB qui n'est pas précisément un «ami» de Guillaume Soro dirigeant des Forces nouvelles et premier ministre d'Alassane Ouattara.

    Quant à la solution Africaine que réclame M. Paquet...neuf (9) médiations africaines successives sont parvenues aux mêmes conclusions -très africaines- à savoir que Monsieur Ouattara a été élu, sans contestation possible. Les quelques troubles survenu durant le second tour des présidentielles ont été situé à l'ouest -zone Gbagbo- et non au nord -zone Ouattara- ou 600,000 votes furent annulés. Pas quelques boîtes de scrutin...plusieurs régions complètes. Quant au recomptage des voix réclamé par Gbagbo il est impossible les bulletins de votes ayant été détruit en conformité avec la loi électorale. Tout les pays de la sous-région, la Communauté économique de l'Afrique de l'ouest CDEAO ainsi que l'Union africaine sont d'accord avec la solution Africaine proposée par le Panel des cinq (5) Présidents de cinq (5) pays africains des cinq grande régions d'Afrique.
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 mars 2011 11 h 46
    M. Paradis...
    Pourriez-vous nous expliquer pourquoi l'Union Africaine a mandaté un panel de cinq chefs d'État pour analyser la situation pendant un mois et demi, et proposer une solution de sortie de crise, si on savait déjà quelle serait la conclusion.
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  • Normand Paradis - Abonné
    15 mars 2011 12 h 52
    L'Union africaine instance suprême de l'Afrique recherche la paix avant presque tout

    L'Afrique a trop souffert de la guerre!
    Dans un continent qui fut autan déchiré par des luttes parfois vaines, souvent motivées par les puissance impérialistes, dont les ex-puissances coloniales, mais presque toujours fratricides ...cela est bien compréhensible. Rien n'est jamais décidé d'avance en politique... Laurent Gbagbo a espéré jusqu'à la décision du Conseil de sécurité de l'Union africaine (l'UA) un appui de celle-ci à son clan ou au moins, une abstention d'appui au président élu. Neuf (9) fois le même chemin de Damas fut fait et refait par chacune des médiations qui toutes ont en commun la reconnaissance de l'élection de Alassane Dramane Ouattara comme président de la Côte d'Ivoire. Mais le rôle de ces médiations n'était pas simplement de valider le gagnant, mais surtout de rallier l'entourage du perdant à un projet de reconstruction nationale, de garantir les conditions de départ du perdant et si possible...enfin de p r é s e r v e r le pays des affres d'une autre guerre civile.
    Il faut savoir à quel point les «palabres» de cette nature sont courantes et cruciales dans la culture africaine en général, dans la culture de la Côte d'Ivoire en particulier, notamment à Abidjan même. Les palabres sont le «sport national» des abidjanais comme la négociation du prix... de n'importe quoi!!!
    Ce Panel de haut niveau fut précédé par un groupe d'expert. Ce groupe d'expert au service du Panel a analysé dans le détail chacun des argument de tout le monde, chacune des propositions possibles, chacune des positions envisageables avant de remettre son rapport. C'est suite à ce rapport que les discussions furent engagées au plus au niveau. Vous pourrez consulter ce rapport à cet endroit [http://news.abidjan.net/h/394190.html] Certains dirons que l'Afrique a donné ce quelle avait de mieux! En fait l'impasse politique que ces élection devait résoudre dure depuis 2002, sinon l'an 2000. La démocratie est jeune en Afrique
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 mars 2011 14 h 54
    M. Paradis, en 2002 ce n'était pas une impasse, c'était un coup d'État.
    Le coup d'État n'a pas réussi. Et il n'y a pas grand monde qui ne souçonne pas quelque grande puissance d'avoir été derrière ce tentative de renversement de Laurent Gbagbo par les rebelles du Nord, dirigés par Guillaume Soro. Les pays est demeuré divisé en deux, entre le Nord dirigé par guillaume soro et ses rebelles, et le Sud dirigé par le gouvernement légitime de Laurent Gbagbo. Et ce même Guillaume Soro a accédé au poste de premier ministre à la demande de Laurent Gbagbo quia éuni les conditions d'une paix à la grandeur du territoire. Un paix qui a permis la tenue de l'élection générale de 2010.

    Le Conseil constitutionnel, l'équivalent de notre Cour suprême, maintient que les résultats de certains bureaux de scrutins sont douteux. Il soutient que certines boîtes contiennent plus de bulletins que de noms sur la liste électorale, alors que d'autres ne contiennent aucun vote pour Laurent Gbagbo alors qu'il devrait y avoir les votes de ses deux scrutateurs qui jurent avoir voé pour lui. L'Union Africaine n'a apporté aucune réponse à ces quesions. Elle s'est contenté de produire un "copié collé" de la décision de la "Communauté internationale" aqui ne voulait pas être contredite. Point finale.
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  • Normand Paradis - Abonné
    15 mars 2011 17 h 28
    Votre point finale sera bienvenu
    En 2002 les «Rebelles» venant du Nord allaient s'emparer du Sud du pays alors gouvernée par Gbagbo. La France est intervenue pour sauver les fesses du gouvernement élu (comme l'histoire se répète), celui de Gbagbo, même si celui-ci admit avoir été élu dans une élection calamiteuse. Ensuite l'arrivée de la Force française Licorne...la présence de l'ONU Voilà l'impasse politique qui dure depuis et que l'élection de 2010 devait résoudre.
    Alors beauté de l'histoire les «rebelles de 2002» décidèrent de jouer le jeu de la démocratie. Un front commun électoral -le RHDP- fut formé dans lequel ils acceptèrent de participer. Tristesse de l'histoire celui qui était arrivé au pouvoir en 2002 par une élection peu crédible accepta de se présenter à une nouvelle élection, car les sondages le donnait gagnant. Gbagbo perdit! et il s'accroche encore au pouvoir menaçant d'entrainer le pays dans la ruine. Alors qui est le véritable rebelle?
    Le Conseil constitutionnel...malheureusement ne démontre pas la même compétence juridique ni la même indépendance politique que notre Cour suprême, il a simplement outrepassé sa compétence et à fait une lecture défectueuse de sa propre constitution. IL n'a jamais vérifié les boîtes de scrutin...ce fut le travail de la Commission électorale indépendante (CEI), il n'a eu en main que les procès verbaux environs 20,000 et il a pris sa décision en moins d'un jour d'annuler les vote de 10% de l'électorat. La Communauté internationale n'a pas rendu une décision...autre que de reconnaître Alassane Ouattara. Le Panel de haut niveau et le Conseil de sécurité ont rendu une décision analogue en son point premier, cela est vrais. Mais ils ont rendu une décision en douze (12) points dont le huitième demande au président du Conseil de « nommer un Haut Représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble». Le dernier point étant qu'il «Décide de rester activement sai
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