Côte d'Ivoire - Les insurgés progressent dans Abidjan
Abidjan — Des insurgés ont progressé hier dans Abidjan, menaçant le pouvoir du président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, alors que les combats à l'arme lourde qui se sont étendus dans la métropole plongeaient les habitants dans la peur.
Jamais Abidjan n'avait connu des tels affrontements depuis le début de la crise née de la présidentielle de novembre 2010, qui a déjà fait près de 400 morts selon l'ONU, et menace de faire basculer le pays le plus riche de l'Afrique de l'Ouest francophone dans la guerre civile.
De «grandes décisions» seront «arrêtées dans quelques heures», a annoncé hier soir la télévision pro-Gbagbo, après une rencontre entre le président sortant et les généraux qui lui sont fidèles.
Dans le quartier stratégique d'Adjamé (nord), des tirs sporadiques à l'arme légère avaient été entendus dans la journée et en début de soirée, des tirs nourris d'armes lourdes ont éclaté, terrorisant les habitants des quartiers résidentiels voisins.
Selon plusieurs témoignages, ces tirs provenaient du secteur de Williamsville, dans le centre d'Adjamé, qui abrite deux importants camps militaires, dont le camp de gendarmerie d'Agban, le plus grand du pays.
«Ils sont en train de tirer, les murs tremblent, on est tous enfermés dans la maison», a confié une mère de famille. Les parents se sont précipités dans les écoles pour aller chercher leurs enfants.
Les militaires pro-Gbagbo ont installé un strict périmètre de sécurité autour des deux camps de Williamsville, dont ils gardaient toujours le contrôle.
Des insurgés favorables à Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, sont en grande partie maîtres de la zone nord d'Abidjan, dont le quartier voisin d'Abobo, au nord d'Adjamé.
Jamais Abidjan n'avait connu des tels affrontements depuis le début de la crise née de la présidentielle de novembre 2010, qui a déjà fait près de 400 morts selon l'ONU, et menace de faire basculer le pays le plus riche de l'Afrique de l'Ouest francophone dans la guerre civile.
De «grandes décisions» seront «arrêtées dans quelques heures», a annoncé hier soir la télévision pro-Gbagbo, après une rencontre entre le président sortant et les généraux qui lui sont fidèles.
Dans le quartier stratégique d'Adjamé (nord), des tirs sporadiques à l'arme légère avaient été entendus dans la journée et en début de soirée, des tirs nourris d'armes lourdes ont éclaté, terrorisant les habitants des quartiers résidentiels voisins.
Selon plusieurs témoignages, ces tirs provenaient du secteur de Williamsville, dans le centre d'Adjamé, qui abrite deux importants camps militaires, dont le camp de gendarmerie d'Agban, le plus grand du pays.
«Ils sont en train de tirer, les murs tremblent, on est tous enfermés dans la maison», a confié une mère de famille. Les parents se sont précipités dans les écoles pour aller chercher leurs enfants.
Les militaires pro-Gbagbo ont installé un strict périmètre de sécurité autour des deux camps de Williamsville, dont ils gardaient toujours le contrôle.
Des insurgés favorables à Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, sont en grande partie maîtres de la zone nord d'Abidjan, dont le quartier voisin d'Abobo, au nord d'Adjamé.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

