Iran: des parlementaires demandent la peine de mort pour l’opposition
Des parlementaires iraniens tenants de la ligne dure ont souhaité mardi que les dirigeants de l’opposition soient jugés et condamnés à mort au lendemain d’affrontements entre protestataires et forces de sécurité qui ont fait deux morts et des dizaines de blessés.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé lundi à Téhéran à un rassemblement de l’opposition en signe de solidarité avec le soulèvement égyptien qui a entraîné le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir pendant près de 30 ans. Il s’agissait de la première démonstration de force de l’opposition iranienne depuis plus d’un an.
Aujourd’hui, des parlementaires pro-gouvernementaux ont scandé «Mort à Moussavi, Karroubi et Khatami» en référence aux dirigeants de l’opposition Mir Hossein Moussavi et Mahdi Karroubi ainsi qu’à l’ancien président réformateur Mohammad Khatami.
Plus de 220 parlementaires ont estimé dans une déclaration que le trio devait être tenu pour responsable des troubles. «Nous pensons que les gens ont perdu patience et réclamons la peine capitale» pour les leaders de l’opposition, peut-on lire dans la déclaration.
A la suite du rassemblement de lundi, la secrétaire d’État américaine Hillary Rodham Clinton a exprimé son soutien aux manifestants iraniens, soulignant qu’ils «méritaient d’avoir les mêmes droits» exprimés en Égypte. Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a rejeté aujourd’hui ses remarques, accusant Washington d’ingérence dans les affaires iraniennes.
Plusieurs militants et personnalités de l’opposition ont déjà été jugés en Iran à la suite des manifestations massives qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté de 2009 marqué par la réelection de Mahmoud Ahmadinejad.
Plus de 80 d’entre eux ont été condamnés à des peines allant de six mois à 15 ans d’emprisonnement. Selon l’opposition, des dizaines de personnes sont mortes lors de la répression du mouvement de contestation, tandis que le gouvernement affirme que le bilan s’élève à une trentaine de morts.
Des responsables iraniens ont confirmé aujourd’hui qu’une personne avait été tuée lors de la manifestation de la veille. Il s’agit, selon Gholam Ali Zarei, chef de la sécurité du ministère iranien de la Culture cité par l’agence IRNA, de Sane Jaleh, un étudiant en art âgé de 26 ans. Il a affirmé que le jeune homme était un partisan du gouvernement.
Le commandant des forces de police par intérim, le général Ahmad Reza Radan, a par ailleurs déclaré à IRNA qu’une personne blessée dans les affrontements se trouvait dans un état critique, et a confirmé plusieurs arrestations, sans fournir de chiffres précis.
Le monde est en train de changer», prévient le président Obama
Par ailleurs, le président américain Barack Obama a critiqué au cours d’une conférence de presse à Washington la répression par l’Iran de l’opposition, soulignant à l’attention des dirigeants du Moyen-Orient que «le monde est en train de changer».
«Vous avez au Moyen-Orient une jeune génération, éclatante (...) et si vous gouvernez ces pays (...) vous ne pouvez pas être à la traîne du changement», a souligné M. Obama, interrogé sur les répercussions dans le monde arabo-musulman du soulèvement égyptien.
Évoquant la répression par la police iranienne des manifestations de lundi, Barack Obama s’est étonné que «le régime iranien prétende célébrer ce qui s’est passé en Égypte», tout en «frappant ceux qui tentent de s’exprimer pacifiquement en Iran».
Le chef de la Maison Blanche souhaite que les gouvernements de la région répondent à la «soif de changement» de leurs populations, sans que cela «débouche sur la violence».
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé lundi à Téhéran à un rassemblement de l’opposition en signe de solidarité avec le soulèvement égyptien qui a entraîné le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir pendant près de 30 ans. Il s’agissait de la première démonstration de force de l’opposition iranienne depuis plus d’un an.
Aujourd’hui, des parlementaires pro-gouvernementaux ont scandé «Mort à Moussavi, Karroubi et Khatami» en référence aux dirigeants de l’opposition Mir Hossein Moussavi et Mahdi Karroubi ainsi qu’à l’ancien président réformateur Mohammad Khatami.
Plus de 220 parlementaires ont estimé dans une déclaration que le trio devait être tenu pour responsable des troubles. «Nous pensons que les gens ont perdu patience et réclamons la peine capitale» pour les leaders de l’opposition, peut-on lire dans la déclaration.
A la suite du rassemblement de lundi, la secrétaire d’État américaine Hillary Rodham Clinton a exprimé son soutien aux manifestants iraniens, soulignant qu’ils «méritaient d’avoir les mêmes droits» exprimés en Égypte. Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a rejeté aujourd’hui ses remarques, accusant Washington d’ingérence dans les affaires iraniennes.
Plusieurs militants et personnalités de l’opposition ont déjà été jugés en Iran à la suite des manifestations massives qui ont suivi le scrutin présidentiel contesté de 2009 marqué par la réelection de Mahmoud Ahmadinejad.
Plus de 80 d’entre eux ont été condamnés à des peines allant de six mois à 15 ans d’emprisonnement. Selon l’opposition, des dizaines de personnes sont mortes lors de la répression du mouvement de contestation, tandis que le gouvernement affirme que le bilan s’élève à une trentaine de morts.
Des responsables iraniens ont confirmé aujourd’hui qu’une personne avait été tuée lors de la manifestation de la veille. Il s’agit, selon Gholam Ali Zarei, chef de la sécurité du ministère iranien de la Culture cité par l’agence IRNA, de Sane Jaleh, un étudiant en art âgé de 26 ans. Il a affirmé que le jeune homme était un partisan du gouvernement.
Le commandant des forces de police par intérim, le général Ahmad Reza Radan, a par ailleurs déclaré à IRNA qu’une personne blessée dans les affrontements se trouvait dans un état critique, et a confirmé plusieurs arrestations, sans fournir de chiffres précis.
Le monde est en train de changer», prévient le président Obama
Par ailleurs, le président américain Barack Obama a critiqué au cours d’une conférence de presse à Washington la répression par l’Iran de l’opposition, soulignant à l’attention des dirigeants du Moyen-Orient que «le monde est en train de changer».
«Vous avez au Moyen-Orient une jeune génération, éclatante (...) et si vous gouvernez ces pays (...) vous ne pouvez pas être à la traîne du changement», a souligné M. Obama, interrogé sur les répercussions dans le monde arabo-musulman du soulèvement égyptien.
Évoquant la répression par la police iranienne des manifestations de lundi, Barack Obama s’est étonné que «le régime iranien prétende célébrer ce qui s’est passé en Égypte», tout en «frappant ceux qui tentent de s’exprimer pacifiquement en Iran».
Le chef de la Maison Blanche souhaite que les gouvernements de la région répondent à la «soif de changement» de leurs populations, sans que cela «débouche sur la violence».
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

