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    Le beau-frère de Ben Ali se terre à Vaudreuil

    La Sûreté du Québec assurait la sécurité aux abords du Château Vaudreuil, où a trouvé refuge «le parrain» Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex-président tunisien Ben Ali, sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Tunis a tenté hier de donner des gages de rupture avec l’ancien régime autocratique en annonçant l’exclusion probable des ministres «bénalistes» et le lancement d’un mandat d’arrêt international contre l’ex-dirigeant et six de ses proches, dont Belhassen Trabelsi. <br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La Sûreté du Québec assurait la sécurité aux abords du Château Vaudreuil, où a trouvé refuge «le parrain» Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex-président tunisien Ben Ali, sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Tunis a tenté hier de donner des gages de rupture avec l’ancien régime autocratique en annonçant l’exclusion probable des ministres «bénalistes» et le lancement d’un mandat d’arrêt international contre l’ex-dirigeant et six de ses proches, dont Belhassen Trabelsi.
    L'étau s'est resserré, hier soir, autour du beau-frère de l'ancien dirigeant de la Tunisie, Zine el-Abidine ben Ali. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, Belhassen Trabelsi a trouvé refuge dans un élégant hôtel de la région de Montréal, aujourd'hui au cœur d'une tempête diplomatique.

    Le gouvernement tunisien a tenté hier de donner de nouveaux gages de rupture avec l'ancien régime autocratique avec le lancement d'un mandat d'arrêt international contre l'ancien dirigeant et six de ses proches, dont le frère de l'ex-première dame de Tunisie, Leïla Trabelsi.

    La Sûreté du Québec (SQ) a été dépêchée, hier après-midi, afin d'assurer la sécurité du Château Vaudreuil, situé sur les berges du lac des Deux Montagnes, et de ses occupants. «Les agents répondaient à une demande d'assistance de la part de la direction et des clients du Château Vaudreuil. Ils ne sont pas allés exécuter un mandat d'arrêt», a indiqué la porte-parole du corps de police, Geneviève Bruneau.

    La policière a invité Le Devoir à se tourner vers la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui, elle, a enjoint aux journalistes d'adresser leurs questions au ministère des Affaires étrangères.

    Mandat d'arrêt international

    Les autorités policières sont astreintes à mettre sous les verrous les personnes recherchées par Interpol «à moins qu'il y ait quelque chose qui est flagrant faisant défaut dans le mandat d'arrestation international», fait valoir le professeur de la Faculté de droit de l'Université de Montréal Stéphane Beaulac.

    «Pour l'arrestation, on ne se pose pas trop de questions, mais par la suite, il va y avoir un examen plus détaillé avant la remise physique d'un individu qui a été intercepté sur la base d'un mandat international. D'ailleurs, puisqu'elles sont en territoire canadien, ces personnes ont droit à toutes les protections du droit canadien et en particulier de la Charte canadienne des droits et libertés», explique M. Beaulac, qui est notamment spécialisé en droit international public.

    Mais la réplique du gouvernement canadien au mandat d'arrêt international délivré plus tôt par le bureau de Tunis d'Interpol, ainsi qu'à la demande du gouvernement transitoire tunisien d'expatrier M. Trabelsi, se faisait toujours attendre hier soir. «Je ne veux pas faire de conjectures sur les actions que le Canada va peut-être entreprendre dans ce cas particulier. [...] Mais je peux vous dire qu'ils ne sont pas bienvenus ici», a affirmé le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews.

    Ottawa a une «énorme patate chaude» dans les mains, selon le criminaliste Jean-Claude Hébert. «Il va falloir que le gouvernement fédéral prenne une décision rapidement [et il] a les instruments juridiques pour le faire», souligne-t-il.

    «C'est important qu'on l'arrête avant qu'il se retrouve dans une île du Pacifique et où on ne pourra pas demander des comptes à ce personnage», ajoute Haroun Bouazzi, du Collectif de solidarité au Canada avec les luttes sociales en Tunisie.

    M. Trabelsi était un homme d'affaires incontournable sous le régime de son beau-frère, M. Ben Ali. «Il est réputé pour avoir été impliqué dans la corruption de grande ampleur, du remaniement de la Banque de Tunisie à l'expropriation de biens et l'extorsion de pots-de-vins», écrivait l'ambassade des États-Unis à Tunis, en juin 2008, dans un télégramme diplomatique révélé par WikiLeaks.

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    Avec l'Agence France-Presse et Reuters
    La Sûreté du Québec assurait la sécurité aux abords du Château Vaudreuil, où a trouvé refuge «le parrain» Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex-président tunisien Ben Ali, sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Tunis a tenté hier de donner des gages de rupture avec l’ancien régime autocratique en annonçant l’exclusion probable des ministres «bénalistes» et le lancement d’un mandat d’arrêt international contre l’ex-dirigeant et six de ses proches, dont Belhassen Trabelsi. <br />
Belhassen Trabelsi a trouvé refuge au Château Vaudereuil.<br />












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