samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Dick Cheney désamorce la crise avec la Turquie

Libération des onze militaires turcs arrêtés par les Américains

7 juillet 2003  Actualités internationales
Istanbul — La crise entourant les 11 militaires turcs arrêtés par les Américains dans le nord de l'Irak semblait hier soir avoir été désamorcée dans la foulée de conversations entre le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le vice-président américain Dick Cheney.

«Après quelques heures de discussions entre responsables militaires turcs et américains, [les militaires turcs] seront remis à la partie turque à Souleimaniyeh», a indiqué un communiqué du premier ministre, cité par l'agence Anatolie.

Selon la chaîne turque d'informations en continu NTV, les militaires ont été libérés hier soir à Bagdad. Ils devaient passer la nuit dans la capitale irakienne et être transférés en hélicoptère aujourd'hui vers Souleimaniyeh (nord-est de l'Irak, où ils avaient été arrêtés), d'après NTV qui cite des sources diplomatiques turques.

Le premier ministre turc avait une nouvelle fois tenté, lors d'une conversation téléphonique hier avec Dick Cheney, de clore cet incident remontant à l'arrestation des militaires turcs vendredi après-midi. Peu avant, le ministre des Affaires étrangères turc Abdullah Gul avait indiqué que le «problème» des militaires turcs serait réglé «dans la soirée», sans autre précision.

Washington, sortant du mutisme dans lequel il s'était jusque-là cantonné à propos de cette affaire qui risque à nouveau d'envenimer les relations entre les deux alliés, tendues depuis la guerre contre Saddam Hussein, a annoncé hier que les États-Unis et la Turquie faisaient «des progrès» pour régler le dossier.

Les deux pays «ont entrepris une enquête commune et tentent de résoudre la question le plus rapidement possible», a indiqué une porte-parole du département d'État américain.

Mais le flou demeure et Washington n'a toujours pas expliqué officiellement la raison de ces arrestations ni le statut exact des trois officiers et 8 sous-officiers turcs.

Onze membres des forces spéciales turques, en mission dans le nord de l'Irak depuis le cessez-le-feu entre factions kurdes de 1996, ont été arrêtés par des soldats américains vendredi à Souleimaniyeh, puis placés en garde à vue dans la capitale irakienne. Vingt-trois auxiliaires et employés des militaires turcs, arrêtés en même temps, ont été relâchés par la suite, a indiqué M. Erdogan hier.

Les accusations de complot contre le gouverneur de la ville de Kirkouk, qui justifieraient ces arrestations selon les médias turcs, ont été catégoriquement rejetées par Abdullah Gul, qui les a qualifiées de «sottises».

La réponse de l'état-major turc a été très ferme, selon la presse turque, puisqu'Ankara a fermé sa frontière avec l'Irak au transit du pétrole et l'armée turque a menacé de fermer son espace aérien à l'aviation américaine, de ne plus apporter son assistance logistique aux forces américaines en Irak et de renforcer sa présence dans la région.

La chaîne NTV a également annoncé que l'état-major turc avait retiré ses deux officiers supérieurs du centre de commandement des forces centrales à Tampa, en Floride, où ils étaient affectés depuis le conflit afghan.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012