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Assassinat d'Hariri - Le Hezbollah et les services secrets libanais impliqués?

Le Devoir   22 novembre 2010  Actualités internationales
L'Organisation des Nations unies (ONU) serait sur le point de porter des accusations contre les personnes qui ont assassiné le premier ministre libanais Rafic Hariri, mais hésite à le faire, selon un reportage de la CBC diffusé hier soir.

Depuis la mort du premier ministre en 2005, la Syrie est vue par plusieurs comme l'agresseur. Or, selon des documents de l'ONU obtenus par la CBC, le parti chiite Hezbollah et même les services secrets libanais seraient plutôt en cause.

La découverte d'un réseau téléphonique aurait mené à la piste du Hezbollah. Ce sont les recherches personnelles d'un policier libanais, Wissam Eid, qui auraient mis au jour le réseau. L'ONU aurait obtenu le rapport du policier en 2006, mais l'a perdu depuis, une preuve que l'organisation internationale traîne les pieds dans le dossier, selon CBC. Le policier a été assassiné en 2008.

L'autre piste aurait mené à la recommandation d'enquêter sur le chef des services secrets libanais, Wissam al Hassan. Pour des raisons diplomatiques, l'ONU aurait refusé de le faire, selon la CBC.

La chaîne publique a indiqué avoir été contactée par un avocat de l'ONU, qui aurait demandé à ce que les documents compromettants soient retournés à l'organisation.

Un reportage de la BBC également sur la mort du premier ministre Hariri a étrangement été déprogrammé ce week-end. Le journal libanais Al-Akhbar a récemment parlé de ce reportage en une, affirmant que le document accuse le Hezbollah du meurtre qui a ébranlé le Liban.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a récemment appelé les Libanais à boycotter le tribunal de l'ONU. Les rumeurs persistent au Liban, et l'on craint une recrudescence des violences si des accusations étaient portées contre des membres du Hezbollah.

Un reportage complet de la CBC sera présenté jeudi à 20h, à la télévision de Radio-Canada.

***

Avec l'Agence France-Presse
 
 
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  • lephilosophe - Inscrit
    22 novembre 2010 08 h 07
    Au Liban, jamais rien n'est comme il y paraît
    Voici ce que rapportait La Tribune d'Alger au mois d'août 2010:

    «Un officier de haut rang au sein de l’armée libanaise vient d’être inculpé de «collaboration» avec Israël, a rapporté hier la presse locale, citant des sources judiciaires. «Le procureur du gouvernement auprès du parquet militaire Sakr Sakr a inculpé le colonel Antoine Abou Jawdeh de collaboration avec l’ennemi» depuis 2006, a précisé cette source. Cet officier se serait «réuni avec des officiers du Mossad [renseignements israéliens] à l’étranger et d’avoir fourni à l’Etat hébreu des informations sur la résistance [le Hezbollah, ndlr] et l’armée libanaise en contrepartie de sommes d’argent», a ajouté cette même source. Il s’agit du quatrième haut gradé de l’armée libanaise inculpé dans l’affaire concernant l’arrestation de plus de 139 personnes pour espionnage au profit de l’Etat sioniste qui a le bras encore trop long dans le pays du Cèdre. L’année dernière, le colonel Mansour Diab et le lieutenant colonel Chahid Toumieh ont été inculpés de collaboration avec l’Etat hébreu, auquel ils ont passé des «informations précises» sur des positions civiles et militaires. En mai dernier, la peine de mort a été requise contre un commandant, Ghazwane Eid Chahine. Par ailleurs, un ancien général de l’armée et cadre très respecté d’un mouvement allié du Hezbollah au Liban, Fayez Karam, avait été inculpé le 10 août de collaboration avec les services de à renseignement de l’ennemi. M. Karam, dont l’arrestation avait choqué l’opinion publique, est soupçonné d’avoir transmis des informations sur la teneur des rencontres entre les dirigeants de son mouvement et ceux du Hezbollah. Cinq personnes ont jusqu’à présent été condamnées à mort pour espionnage au profit de l’Etat hébreu, dont un ancien sous-officier des Forces de sécurité intérieure. Un ancien général à la Sûreté générale, son épouse et son
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  • Gravelon - Inscrit
    22 novembre 2010 12 h 52
    paradoxe
    À lamort de rafik hariri, on s'est dépêché d'instaurer un tribunal international pour juger les responsables. Les grands médias avaient déjà nommé un coupable avant même le procès, le Hezbollah. Pourquoi ne pas nommer un tribunal international pour juger les exactions d'israel au Liban, à Gaza et contre la flotille qui a été arraisonnée dans les eaux internationales. Parce que les américains ont opposé leur véto, comme ils l'ont toujpurs fait pour garantir l'impunité à Israel. un exemple parfait de deux poids deux mesures.
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