Assassinat d'Hariri - Le Hezbollah et les services secrets libanais impliqués?
L'Organisation des Nations unies (ONU) serait sur le point de porter des accusations contre les personnes qui ont assassiné le premier ministre libanais Rafic Hariri, mais hésite à le faire, selon un reportage de la CBC diffusé hier soir.
Depuis la mort du premier ministre en 2005, la Syrie est vue par plusieurs comme l'agresseur. Or, selon des documents de l'ONU obtenus par la CBC, le parti chiite Hezbollah et même les services secrets libanais seraient plutôt en cause.
La découverte d'un réseau téléphonique aurait mené à la piste du Hezbollah. Ce sont les recherches personnelles d'un policier libanais, Wissam Eid, qui auraient mis au jour le réseau. L'ONU aurait obtenu le rapport du policier en 2006, mais l'a perdu depuis, une preuve que l'organisation internationale traîne les pieds dans le dossier, selon CBC. Le policier a été assassiné en 2008.
L'autre piste aurait mené à la recommandation d'enquêter sur le chef des services secrets libanais, Wissam al Hassan. Pour des raisons diplomatiques, l'ONU aurait refusé de le faire, selon la CBC.
La chaîne publique a indiqué avoir été contactée par un avocat de l'ONU, qui aurait demandé à ce que les documents compromettants soient retournés à l'organisation.
Un reportage de la BBC également sur la mort du premier ministre Hariri a étrangement été déprogrammé ce week-end. Le journal libanais Al-Akhbar a récemment parlé de ce reportage en une, affirmant que le document accuse le Hezbollah du meurtre qui a ébranlé le Liban.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a récemment appelé les Libanais à boycotter le tribunal de l'ONU. Les rumeurs persistent au Liban, et l'on craint une recrudescence des violences si des accusations étaient portées contre des membres du Hezbollah.
Un reportage complet de la CBC sera présenté jeudi à 20h, à la télévision de Radio-Canada.
***
Avec l'Agence France-Presse
Depuis la mort du premier ministre en 2005, la Syrie est vue par plusieurs comme l'agresseur. Or, selon des documents de l'ONU obtenus par la CBC, le parti chiite Hezbollah et même les services secrets libanais seraient plutôt en cause.
La découverte d'un réseau téléphonique aurait mené à la piste du Hezbollah. Ce sont les recherches personnelles d'un policier libanais, Wissam Eid, qui auraient mis au jour le réseau. L'ONU aurait obtenu le rapport du policier en 2006, mais l'a perdu depuis, une preuve que l'organisation internationale traîne les pieds dans le dossier, selon CBC. Le policier a été assassiné en 2008.
L'autre piste aurait mené à la recommandation d'enquêter sur le chef des services secrets libanais, Wissam al Hassan. Pour des raisons diplomatiques, l'ONU aurait refusé de le faire, selon la CBC.
La chaîne publique a indiqué avoir été contactée par un avocat de l'ONU, qui aurait demandé à ce que les documents compromettants soient retournés à l'organisation.
Un reportage de la BBC également sur la mort du premier ministre Hariri a étrangement été déprogrammé ce week-end. Le journal libanais Al-Akhbar a récemment parlé de ce reportage en une, affirmant que le document accuse le Hezbollah du meurtre qui a ébranlé le Liban.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a récemment appelé les Libanais à boycotter le tribunal de l'ONU. Les rumeurs persistent au Liban, et l'on craint une recrudescence des violences si des accusations étaient portées contre des membres du Hezbollah.
Un reportage complet de la CBC sera présenté jeudi à 20h, à la télévision de Radio-Canada.
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Avec l'Agence France-Presse
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