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En bref: Bientôt un gouvernement de transition au Congo-Kinshasa?

Kinshasa — La signature hier, par les ex-belligérants, d'un mémorandum sur le partage des responsabilités dans la future armée intégrée, dernière étape avant la nomination du gouvernement de transition, laisse espérer un adieu aux armes en République démocratique du Congo.

«M. Moïse, j'espère bien que c'est la fin de la guerre!», a déclaré le président Joseph Kabila. Souriant mais grave, le chef de l'État congolais s'adressait au représentant du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda), Moïse Nyarugabo, qui venait de parapher le document fixant le partage des états-majors et des postes de commandement dans l'armée de transition. M. Kabila exprimait ainsi l'espoir de tous les Congolais, après presque cinq ans de guerre dont le bilan se chiffre en millions de morts et de déplacés. «C'est un événement historique. Nous sommes parvenus à cet accord militaire essentiel, entre Congolais, sur le sol congolais à la veille de l'anniversaire de notre indépendance», a commenté Moïse Nyarugabo. Le document a été paraphé par des représentants des trois principaux belligérants: le gouvernement, le Mouvement de libération du Congo (MLC) et le RCD, ainsi que leurs alliés respectifs, Maï Maï, Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML) et Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N). Selon des informations obtenues par l'AFP auprès des négociateurs, la composante de l'actuel gouvernement conserve le poste de chef d'état-major général des armées (CEMA), tandis que le commandement des forces terrestres est attribué au RCD (adjoints: gouvernement et MLC), celui des forces navales au MLC (adjoint: RCD-ML) et celui des forces aériennes à la composante gouvernementale (adjoint: MLC). Pour Sydney Mufamadi, ministre sud-africain des Collectivités locales, co-médiateur et représentant du président Thabo Mbeki, «nous sommes heureux parce que nous avons sauvé l'essentiel». C'est aussi l'avis du Commissaire du gouvernement chargé du processus de paix, Vital Kamerhe, pour qui, «avec le mémorandum de Kinshasa, la guerre n'a plus de raison d'être».
 
 
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