Conflit israélo-palestinien - Coup de filet dans les milieux proches du Hamas
Photo : Agence Reuters
Parmi les personnes arrêtées figure Khawla Kaouasmé, une parente de l’activiste Abdoulah Kaouasmé, abattu le 21 juin.
Jérusalem — Tsahal a effectué hier un vaste coup de filet dans les milieux proches du Hamas à Hébron (Cisjordanie) au cours duquel plus de 130 Palestiniens ont été interpellés. Cette opération fait suite à une autre, dans la nuit, qui a visé la vieille ville de Naplouse, également en Cisjordanie, ou cinq autres suspects ont été arrêtés.
Ranaan Gissin, porte-parole du premier ministre israélien Ariel Sharon, a déclaré qu'Israël n'avait d'autre choix, faute d'initiatives de la part de l'Autorité palestinienne, que de traquer les activistes se préparant à commettre des attentats.
«Il s'agit d'une folie israélienne qui vise à saper toute avancée. Ces arrestations sont une tentative de sabotage contre notre entente avec le Hamas. Israël ne veut pas de cessez-le-feu», a rétorqué le ministre palestinien Yasser Abed Rabbo.
Les arrestations interviennent alors que le gouvernement de Mahmoud Abbas se montre optimiste sur la conclusion prochaine d'une trêve par les groupes radicaux palestiniens. L'Égypte s'attend également à ce que ces mouvements déclarent un cessez-le-feu dans les jours qui viennent, a affirmé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher. Un des chefs du Hamas, Mahmoud Zahar, croit pour sa part à «une décision très bientôt».
Mais une trêve du Hamas et d'autres mouvements radicaux ne durera que si Israël fait preuve de retenue, a précisé M. Maher après un entretien entre le président Hosni Moubarak et le secrétaire d'État adjoint William Burns consacré au plan de paix.
L'opération de Hébron, qui survient trois jours après l'exécution ciblée d'Abdallah Kawasmeh, chef du Hamas dans cette ville, visait des personnes connues pour leurs liens avec le Mouvement de la résistance islamique, même lointains, y compris des parents de membres de l'organisation extrémiste palestinienne, ont affirmé des habitants de la ville.
Selon Tsahal, les forces israéliennes ont interpellé plus de 130 militants présumés à Hébron et une trentaine d'autres ailleurs en Cisjordanie. L'armée a également bouclé tôt dans la matinée la vieille ville de Naplouse à la recherche de terroristes présumés, selon des sources militaires. Il y a eu des échanges de tirs et des interpellations, mais pas de victimes.
Dans la bande de Gaza, les soldats israéliens ont par ailleurs tiré sur un Palestinien qui tentait de s'introduire dans une colonie juive, selon un porte-parole de l'armée. L'homme, blessé par balle, portait deux couteaux.
L'annonce d'un arrêt des attaques anti-israéliennes constituerait une avancée majeure et remettrait sur les rails le plan de paix international, dit «feuille de route», soutenu notamment par les États-Unis et actuellement dans l'impasse en raison du refus de chaque camp de faire le premier pas.
L'une des figures de l'intifada, Marouan Barghouti, actuellement jugé en Israël pour terrorisme, a mis son poids dans la balance en rédigeant ses propres propositions de cessez-le-feu de sa cellule de prison. Son document a été transmis à Khaled Machal, un chef du Hamas basé en Syrie, qui a promis de donner rapidement sa réponse au gouvernement égyptien, selon une source proche des négociations.
L'implication personnelle de Barghouti, chef du Fatah en Cisjordanie, laisse penser que les Brigades des martyrs d'al-Aqsa accepteront elles aussi la trêve, ce qui facilitera la signature du Hamas.
Par ailleurs, la justice israélienne a inculpé hier cinq dirigeants du Mouvement islamique, la principale formation politique des Arabes israéliens, accusés d'avoir soutenu financièrement le Hamas et entretenu des contacts avec l'Iran.
Ranaan Gissin, porte-parole du premier ministre israélien Ariel Sharon, a déclaré qu'Israël n'avait d'autre choix, faute d'initiatives de la part de l'Autorité palestinienne, que de traquer les activistes se préparant à commettre des attentats.
«Il s'agit d'une folie israélienne qui vise à saper toute avancée. Ces arrestations sont une tentative de sabotage contre notre entente avec le Hamas. Israël ne veut pas de cessez-le-feu», a rétorqué le ministre palestinien Yasser Abed Rabbo.
Les arrestations interviennent alors que le gouvernement de Mahmoud Abbas se montre optimiste sur la conclusion prochaine d'une trêve par les groupes radicaux palestiniens. L'Égypte s'attend également à ce que ces mouvements déclarent un cessez-le-feu dans les jours qui viennent, a affirmé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher. Un des chefs du Hamas, Mahmoud Zahar, croit pour sa part à «une décision très bientôt».
Mais une trêve du Hamas et d'autres mouvements radicaux ne durera que si Israël fait preuve de retenue, a précisé M. Maher après un entretien entre le président Hosni Moubarak et le secrétaire d'État adjoint William Burns consacré au plan de paix.
L'opération de Hébron, qui survient trois jours après l'exécution ciblée d'Abdallah Kawasmeh, chef du Hamas dans cette ville, visait des personnes connues pour leurs liens avec le Mouvement de la résistance islamique, même lointains, y compris des parents de membres de l'organisation extrémiste palestinienne, ont affirmé des habitants de la ville.
Selon Tsahal, les forces israéliennes ont interpellé plus de 130 militants présumés à Hébron et une trentaine d'autres ailleurs en Cisjordanie. L'armée a également bouclé tôt dans la matinée la vieille ville de Naplouse à la recherche de terroristes présumés, selon des sources militaires. Il y a eu des échanges de tirs et des interpellations, mais pas de victimes.
Dans la bande de Gaza, les soldats israéliens ont par ailleurs tiré sur un Palestinien qui tentait de s'introduire dans une colonie juive, selon un porte-parole de l'armée. L'homme, blessé par balle, portait deux couteaux.
L'annonce d'un arrêt des attaques anti-israéliennes constituerait une avancée majeure et remettrait sur les rails le plan de paix international, dit «feuille de route», soutenu notamment par les États-Unis et actuellement dans l'impasse en raison du refus de chaque camp de faire le premier pas.
L'une des figures de l'intifada, Marouan Barghouti, actuellement jugé en Israël pour terrorisme, a mis son poids dans la balance en rédigeant ses propres propositions de cessez-le-feu de sa cellule de prison. Son document a été transmis à Khaled Machal, un chef du Hamas basé en Syrie, qui a promis de donner rapidement sa réponse au gouvernement égyptien, selon une source proche des négociations.
L'implication personnelle de Barghouti, chef du Fatah en Cisjordanie, laisse penser que les Brigades des martyrs d'al-Aqsa accepteront elles aussi la trêve, ce qui facilitera la signature du Hamas.
Par ailleurs, la justice israélienne a inculpé hier cinq dirigeants du Mouvement islamique, la principale formation politique des Arabes israéliens, accusés d'avoir soutenu financièrement le Hamas et entretenu des contacts avec l'Iran.
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