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    La police sud-africaine joue très dur

    1 octobre 2010 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Le Cap — Plus de 850 personnes sont mortes l'an dernier en Afrique du Sud lors d'opérations de police ou en détention dans des commissariats, a révélé hier l'autorité responsable des plaintes contre les forces de l'ordre dans son rapport annuel.

    «Sur les 6375 plaintes que nous avons reçues, 294 portaient sur des décès en cellule et 566 sur des morts causées par des opérations de police», a déclaré François Beukman, directeur du Conseil indépendant des plaintes (ICD), lors d'une conférence de presse.

    Environ 55% des victimes ont été abattues avec une arme de service, 14 % sont tombées sous des coups, 13 % se sont suicidées et 11 % sont mortes de «causes naturelles», a détaillé le porte-parole de l'ICD, Moses Dlamini. «Sept cas, soit 1% résultent d'actes de torture», a-t-il annoncé, sans donner plus de détails.

    Au total, le nombre de victimes est de 6 % inférieur à celui de l'année précédente — qui avait atteint un record inégalé en 12 ans.

    L'Afrique du Sud souffre d'un des pires taux de criminalité au monde avec une cinquantaine d'homicides par jour. Ecoeurée par cette violence, la population ne s'étonne pas des violences policières et tend à donner raison aux agents.

    Les responsables politiques ne poussent pas plus à la modération. Plusieurs responsables de premier rang, dont le chef de la Police Bheki Cele, ont déjà ouvertement appelé les forces de l'ordre à «tuer les salauds» ou «à viser la tête».

    Le gouvernement élabore actuellement un projet de loi pour faciliter encore l'usage de leur arme par les policiers.












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