L'ONU blâme Israël pour l'abordage du navire humanitaire
Genève et Jérusalem — L'abordage fin mai par la marine israélienne d'une flottille en route pour Gaza constitue une «violation grave des droits de l'homme» et une utilisation «inacceptable de la brutalité», a estimé la mission d'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport publié hier.
«La conduite des forces armées d'Israël [...] vis-à-vis des passagers de la flottille [...] révèle un niveau inacceptable de brutalité» et s'est traduite par de «graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire», écrivent les experts dans leurs conclusions.
Ils considèrent qu'Israël a agi de façon «non seulement disproportionnée dans les circonstances» ayant alors prévalu, mais a également recouru à «des niveaux de violence totalement inutiles et incroyables».
Le Conseil des droits de l'homme a voté le 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante destinée à examiner «les graves attaques menées par les forces israéliennes contre le convoi humanitaire de bateaux» le 31 mai, qui ont fait neuf morts parmi les passagers turcs et soulevé une vague de réprobations internationales.
Heurts à Jérusalem
Des heurts ont fait une vingtaine de blessés hier à Jérusalem-Est après la mort d'un Palestinien tué par un vigile affecté à la sécurité des colons, au moment où la question de la colonisation en Cisjordanie menace de faire capoter les négociations israélo-palestiniennes.
La police israélienne a pénétré dans l'après-midi sur l'esplanade des Mosquées, qui abrite le troisième lieu saint de l'islam et surplombe le mur de Lamentations, lieu sacré du judaïsme, affirmant être intervenue à la suite de «jets de pierres» de jeunes Palestiniens. Huit Palestiniens ont été arrêtés, selon la radio militaire israélienne.
Les affrontements, qui avaient éclaté en matinée après la mort du Palestinien dans le quartier de Silwan, théâtre de fréquents heurts entre plusieurs dizaines de colons installés dans quelques maisons, et les 12 000 habitants palestiniens, ont repris dans l'après-midi au
moment des funérailles.
L'Autorité palestinienne a condamné «des mesures destructrices qui contrecarrent le programme de la paix». «Continuer à installer des colons lourdement armés au coeur des quartiers palestiniens aboutit à des provocations et violences quotidiennes contre des Palestiniens désarmés et sans défense», a estimé Ghassan Khatib, porte-parole du gouvernement palestinien.
Le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, ONU et Russie) a exhorté mardi Israël à prolonger le moratoire sur la construction dans les colonies de Cisjordanie, qui expire à la fin du mois. Ce gel ne concerne pas Jérusalem-Est.
«La conduite des forces armées d'Israël [...] vis-à-vis des passagers de la flottille [...] révèle un niveau inacceptable de brutalité» et s'est traduite par de «graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire», écrivent les experts dans leurs conclusions.
Ils considèrent qu'Israël a agi de façon «non seulement disproportionnée dans les circonstances» ayant alors prévalu, mais a également recouru à «des niveaux de violence totalement inutiles et incroyables».
Le Conseil des droits de l'homme a voté le 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante destinée à examiner «les graves attaques menées par les forces israéliennes contre le convoi humanitaire de bateaux» le 31 mai, qui ont fait neuf morts parmi les passagers turcs et soulevé une vague de réprobations internationales.
Heurts à Jérusalem
Des heurts ont fait une vingtaine de blessés hier à Jérusalem-Est après la mort d'un Palestinien tué par un vigile affecté à la sécurité des colons, au moment où la question de la colonisation en Cisjordanie menace de faire capoter les négociations israélo-palestiniennes.
La police israélienne a pénétré dans l'après-midi sur l'esplanade des Mosquées, qui abrite le troisième lieu saint de l'islam et surplombe le mur de Lamentations, lieu sacré du judaïsme, affirmant être intervenue à la suite de «jets de pierres» de jeunes Palestiniens. Huit Palestiniens ont été arrêtés, selon la radio militaire israélienne.
Les affrontements, qui avaient éclaté en matinée après la mort du Palestinien dans le quartier de Silwan, théâtre de fréquents heurts entre plusieurs dizaines de colons installés dans quelques maisons, et les 12 000 habitants palestiniens, ont repris dans l'après-midi au
moment des funérailles.
L'Autorité palestinienne a condamné «des mesures destructrices qui contrecarrent le programme de la paix». «Continuer à installer des colons lourdement armés au coeur des quartiers palestiniens aboutit à des provocations et violences quotidiennes contre des Palestiniens désarmés et sans défense», a estimé Ghassan Khatib, porte-parole du gouvernement palestinien.
Le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, ONU et Russie) a exhorté mardi Israël à prolonger le moratoire sur la construction dans les colonies de Cisjordanie, qui expire à la fin du mois. Ce gel ne concerne pas Jérusalem-Est.
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