Riposte foudroyante... et ratée d'Israël
L'État juif tente en vain de liquider un chef du Hamas en représailles aux récents attentats. La colère devant les victimes du raid mine la «feuille de route».
11 juin 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
La voiture n’a pas échappé aux roquettes; son propriétaire, Abdel-Aziz al-Rantissi, si.
Gaza — L'armée israélienne a tenté hier de liquider l'un des principaux chefs politiques du mouvement radical islamiste palestinien Hamas, Abdelaziz Al-Rantissi, qui a échappé de peu à la mort, mais deux Palestiniens ont été tués lors de ce raid.
Quelques heures plus tard, trois Palestiniens ont été tués et 17 autres blessés lors d'une autre attaque d'hélicoptères israéliens qui visait une voiture près de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, selon des sources sécuritaires palestiniennes. Les trois Palestiniens tués se trouvaient dans une maison proche touchée par le premier missile, qui a manqué le véhicule. Ils appartenaient tous à une même famille.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon a pour sa part prévenu dans la soirée qu'Israël allait continuer à «agir contre les ennemis de la paix». «Nous allons continuer à combattre le terrorisme tant que personne dans l'autre camp [palestinien] ne le fera. Nous continuerons à lutter contre les chefs des organisations terroristes extrémistes, contre ceux qui organisent et financent l'envoi de terroristes pour tuer des juifs», a ajouté M. Sharon lors d'un discours à Netanya, au nord de Tel-Aviv.
Lors de l'attaque de roquettes contre la voiture de M. Rantissi, un de ses gardes du corps et une femme ont été tués tandis qu'une petite fille de huit ans était dans un état de «mort clinique» et que 25 autres personnes étaient blessées.
Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a estimé que cette attaque entrait «dans le cadre des actions israéliennes destinées à saboter tout effort susceptible de permettre l'application de la "feuille de route"», le plan de paix international pour le Proche-Orient que lui et M. Sharon se sont engagés à mettre en oeuvre, lors de leur rencontre à Aqaba (Jordanie) le 4 juin.
M. Abbas a pressé Washington de prendre des mesures «immédiates» pour «enrayer la détérioration» de la situation provoquée par le raid israélien.
Bush «perturbé»
Le gouvernement israélien a justifié la tentative de liquidation de M. Rantissi en le présentant comme l'«un des leaders les plus extrémistes à Gaza de l'organisation criminelle qu'est le Hamas». «L'Autorité palestinienne est au courant des activités de Rantissi depuis un certain temps, mais ne fait rien pour y mettre fin. L'État d'Israël a donc été contraint de protéger ses citoyens et de tenter de mettre fin aux actions meurtrières de ce terroriste notoire», a indiqué un communiqué officiel.
De son côté, la Maison-Blanche a fait savoir que le président américain George W. Bush était «profondément perturbé» par l'attaque de Gaza et qu'il craignait que celle-ci ne sape "les efforts des autorités palestiniennes et d'autres pour mettre fin aux attaques terroristes"». «Je ne crois pas non plus que les attaques aident à la sécurité des Israéliens», a ajouté M. Bush.
L'attaque a eu lieu alors que M. Abbas, vilipendé par le Hamas pour avoir appelé, à Aqaba, à l'arrêt de «l'intifada armée», essayait de renouer le contact avec le mouvement islamiste pour le persuader de décréter une trêve. Considéré comme le chef politique du Hamas dans les territoires palestiniens, M. Rantissi, 55 ans, légèrement blessé à la cuisse, a été opéré dans un hôpital de Gaza.
Le fondateur du Hamas, cheikh Hamed Yassine, a promis des représailles et a averti qu'«à partir de maintenant, tous les civils israéliens sont des cibles».
Le sommet d'Aqaba avait fait renaître un certain espoir dans les deux camps, d'autant que l'armée israélienne avait commencé lundi à démanteler une dizaine de colonies sauvages parmi la soixantaine installées en Cisjordanie depuis mars 2001, comme M. Sharon s'y était engagé à Aqaba, en dépit de l'opposition affichée des colons juifs.
Par ailleurs, deux Palestiniens ont été tués hier par l'armée dans le sud de la bande de Gaza.
Quelques heures plus tard, trois Palestiniens ont été tués et 17 autres blessés lors d'une autre attaque d'hélicoptères israéliens qui visait une voiture près de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, selon des sources sécuritaires palestiniennes. Les trois Palestiniens tués se trouvaient dans une maison proche touchée par le premier missile, qui a manqué le véhicule. Ils appartenaient tous à une même famille.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon a pour sa part prévenu dans la soirée qu'Israël allait continuer à «agir contre les ennemis de la paix». «Nous allons continuer à combattre le terrorisme tant que personne dans l'autre camp [palestinien] ne le fera. Nous continuerons à lutter contre les chefs des organisations terroristes extrémistes, contre ceux qui organisent et financent l'envoi de terroristes pour tuer des juifs», a ajouté M. Sharon lors d'un discours à Netanya, au nord de Tel-Aviv.
Lors de l'attaque de roquettes contre la voiture de M. Rantissi, un de ses gardes du corps et une femme ont été tués tandis qu'une petite fille de huit ans était dans un état de «mort clinique» et que 25 autres personnes étaient blessées.
Le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a estimé que cette attaque entrait «dans le cadre des actions israéliennes destinées à saboter tout effort susceptible de permettre l'application de la "feuille de route"», le plan de paix international pour le Proche-Orient que lui et M. Sharon se sont engagés à mettre en oeuvre, lors de leur rencontre à Aqaba (Jordanie) le 4 juin.
M. Abbas a pressé Washington de prendre des mesures «immédiates» pour «enrayer la détérioration» de la situation provoquée par le raid israélien.
Bush «perturbé»
Le gouvernement israélien a justifié la tentative de liquidation de M. Rantissi en le présentant comme l'«un des leaders les plus extrémistes à Gaza de l'organisation criminelle qu'est le Hamas». «L'Autorité palestinienne est au courant des activités de Rantissi depuis un certain temps, mais ne fait rien pour y mettre fin. L'État d'Israël a donc été contraint de protéger ses citoyens et de tenter de mettre fin aux actions meurtrières de ce terroriste notoire», a indiqué un communiqué officiel.
De son côté, la Maison-Blanche a fait savoir que le président américain George W. Bush était «profondément perturbé» par l'attaque de Gaza et qu'il craignait que celle-ci ne sape "les efforts des autorités palestiniennes et d'autres pour mettre fin aux attaques terroristes"». «Je ne crois pas non plus que les attaques aident à la sécurité des Israéliens», a ajouté M. Bush.
L'attaque a eu lieu alors que M. Abbas, vilipendé par le Hamas pour avoir appelé, à Aqaba, à l'arrêt de «l'intifada armée», essayait de renouer le contact avec le mouvement islamiste pour le persuader de décréter une trêve. Considéré comme le chef politique du Hamas dans les territoires palestiniens, M. Rantissi, 55 ans, légèrement blessé à la cuisse, a été opéré dans un hôpital de Gaza.
Le fondateur du Hamas, cheikh Hamed Yassine, a promis des représailles et a averti qu'«à partir de maintenant, tous les civils israéliens sont des cibles».
Le sommet d'Aqaba avait fait renaître un certain espoir dans les deux camps, d'autant que l'armée israélienne avait commencé lundi à démanteler une dizaine de colonies sauvages parmi la soixantaine installées en Cisjordanie depuis mars 2001, comme M. Sharon s'y était engagé à Aqaba, en dépit de l'opposition affichée des colons juifs.
Par ailleurs, deux Palestiniens ont été tués hier par l'armée dans le sud de la bande de Gaza.
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