Le retrait des soldats américains - L'Irak dit retrouver sa souveraineté
Bagdad — L'Irak dit avoir retrouvé sa souveraineté avec la fin des opérations de combat américaines, hier, se disant à même de relever tous les défis pour sa sécurité qui pourraient lui être lancés à l'avenir. Les effectifs américains sont tombés aux alentours de 50 000 hommes avant la date du 31 août retenue par Barack Obama pour la fin officielle de la mission de combat américaine en Irak.
«L'Irak est aujourd'hui souverain et indépendant», a assuré le premier ministre irakien, Nouri al Maliki, à ses compatriotes lors d'une allocution télévisée. «Nos forces prendront la tête des opérations visant à assurer la sécurité, à préserver le pays et à éliminer toutes les menaces auxquelles doit résister le pays, à l'intérieur ou à l'extérieur», a-t-il ajouté.
Jusqu'en 2011
La date du 31 août est en grande partie symbolique, car les soldats américains en Irak n'étaient plus depuis quelque temps sur le front et se consacraient déjà à l'entraînement et à la formation des policiers et soldats irakiens. Les 50 000 hommes qui vont y rester jusqu'à la fin 2011 constituent toutefois une force militaire de premier plan en cas de besoin.
Le vice-président américain, Joe Biden, s'est rendu lundi à Bagdad pour marquer sur place l'arrêt de la mission de combat et exhorter les dirigeants irakiens à accélérer la formation d'un nouveau gouvernement. Près de six mois après les législatives du 7 mars, l'Irak ne s'est toujours pas doté d'une nouvelle équipe gouvernementale.
«En dépit de ce que dit la presse nationale sur la poursuite des violences, la vérité, c'est que la situation est très très différente. La situation est bien plus sûre», a déclaré Biden à Maliki hier, avant leur entretien à huis clos.
Le parti Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein a pour sa part estimé que l'annonce de la fin de la mission de combat américaine était la conséquence d'attaques «dévastatrices» contre les troupes américaines menées par des «résistants» irakiens.
En sept ans et demi de conflit, plus de 4400 soldats américains sont morts en Irak, tout comme plus de 100 000 civils irakiens. Plus de 1,5 million d'Irakiens, chassés de chez eux par les violences, vivent toujours loin de leurs maisons, parfois dans des conditions sordides.
Nombre d'Irakiens espéraient que les élections du 7 mars augureraient d'une ère de stabilité. Au lieu de cela, le scrutin risque plutôt d'aggraver les tensions entre communautés si l'alliance interconfessionnelle Irakia de l'ex-premier ministre Iyad Allaoui est tenue à distance du pouvoir par les factions politiques chiites.
L'armée américaine tiendra aujourd'hui en présence de M. Biden une cérémonie marquant le début de sa nouvelle opération en Irak, dite Aube nouvelle, axée sur l'entraînement des forces de sécurité locales. Le contingent compte actuellement 49 700 hommes, contre 170 000 en 2007, au plus fort des violences confessionnelles.
«L'Irak est aujourd'hui souverain et indépendant», a assuré le premier ministre irakien, Nouri al Maliki, à ses compatriotes lors d'une allocution télévisée. «Nos forces prendront la tête des opérations visant à assurer la sécurité, à préserver le pays et à éliminer toutes les menaces auxquelles doit résister le pays, à l'intérieur ou à l'extérieur», a-t-il ajouté.
Jusqu'en 2011
La date du 31 août est en grande partie symbolique, car les soldats américains en Irak n'étaient plus depuis quelque temps sur le front et se consacraient déjà à l'entraînement et à la formation des policiers et soldats irakiens. Les 50 000 hommes qui vont y rester jusqu'à la fin 2011 constituent toutefois une force militaire de premier plan en cas de besoin.
Le vice-président américain, Joe Biden, s'est rendu lundi à Bagdad pour marquer sur place l'arrêt de la mission de combat et exhorter les dirigeants irakiens à accélérer la formation d'un nouveau gouvernement. Près de six mois après les législatives du 7 mars, l'Irak ne s'est toujours pas doté d'une nouvelle équipe gouvernementale.
«En dépit de ce que dit la presse nationale sur la poursuite des violences, la vérité, c'est que la situation est très très différente. La situation est bien plus sûre», a déclaré Biden à Maliki hier, avant leur entretien à huis clos.
Le parti Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein a pour sa part estimé que l'annonce de la fin de la mission de combat américaine était la conséquence d'attaques «dévastatrices» contre les troupes américaines menées par des «résistants» irakiens.
En sept ans et demi de conflit, plus de 4400 soldats américains sont morts en Irak, tout comme plus de 100 000 civils irakiens. Plus de 1,5 million d'Irakiens, chassés de chez eux par les violences, vivent toujours loin de leurs maisons, parfois dans des conditions sordides.
Nombre d'Irakiens espéraient que les élections du 7 mars augureraient d'une ère de stabilité. Au lieu de cela, le scrutin risque plutôt d'aggraver les tensions entre communautés si l'alliance interconfessionnelle Irakia de l'ex-premier ministre Iyad Allaoui est tenue à distance du pouvoir par les factions politiques chiites.
L'armée américaine tiendra aujourd'hui en présence de M. Biden une cérémonie marquant le début de sa nouvelle opération en Irak, dite Aube nouvelle, axée sur l'entraînement des forces de sécurité locales. Le contingent compte actuellement 49 700 hommes, contre 170 000 en 2007, au plus fort des violences confessionnelles.
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