Attentats en Irak - Le chaos
À moins d'une semaine de la fin officielle des opérations militaires offensives des États-Unis, les insurgés se sont employés à rappeler à l'administration Obama comme à la classe politique irakienne que rien n'était terminé. Par une série d'attaques simultanées et à la géographie étendue, attentats qui ont fait près de 60 morts et 280 blessés, pour la plupart des policiers chiites, les sunnites radicaux ont fait la démonstration que leur capacité de nuisance restait bel et bien vivace.
La semaine dernière, alors que les principales formations politiques venaient d'annoncer la fin des négociations afférentes à la formation d'une coalition gouvernementale, ces mêmes insurgés tuaient près de 60 individus dans un centre de recrutement de l'armée irakienne. Ajouté aux actes commis avant comme après, le bilan du présent mois s'avère si sanglant qu'on le dit annonciateur d'une recrudescence des violences pouvant plonger le pays dans un chaos analogue à celui qui prévalait en 2006-2007.
Car outre les violences comme telles, rien ne fonctionne. Le volume de production de pétrole, essentiel comme on sait à la vitalité économique de l'Irak, demeure encore et toujours bien en dessous de ce qu'il était lorsque Saddam Hussein était en poste. Dans les grandes villes, l'électricité fonctionne deux heures par jour, trois ou quatre au mieux. L'approvisionnement en eau est si cahin-caha et sa qualité si douteuse que des cas de choléra ont été constatés ici et là. Bref, sept ans après l'offensive décidée par Bush, le pays présente tous les stigmates de l'auberge espagnole et non de l'État de droit, de la saine démocratie que les mégalomanes de l'époque avaient promis.
Le sursaut violent et récent des islamistes radicaux laisse présager un sacré bras de fer avec le véritable vainqueur du renversement d'Hussein: l'Iran. On ne dira jamais assez qu'en mettant Hussein à la trappe, le prédécesseur de Barack Obama a fait la joie du régime des ayatollahs, qui voyait dans le dictateur irakien son pire ennemi. Il a fait la joie de ces derniers et le malheur de leurs principaux alliés dans le monde arabe, soit l'Égypte et l'Arabie saoudite.
Au vu de ce qui se passe à Bagdad, il est écrit dans le ciel que l'Irak va être transformé en une foire d'empoigne à laquelle vont participer directement comme indirectement, et mis à part les acteurs déjà sur place, les deux pays nommés, ainsi que la Jordanie et la Syrie, dont la population, il ne faut pas l'oublier, est très majoritairement sunnite et quelque peu remontée contre ces alaouites, soit les cousins germains des chiites, qui les gouvernent avec dureté depuis plus de 40 ans. À moins...
À moins, comme l'a laissé entendre il y a peu un politicien de haut rang dans le New York Times, que l'état-major irakien fasse un coup d'État. Selon les propos tenus par cet élu, les militaires sont excédés depuis si longtemps qu'ils ont confectionné un plan dont la seule chose qu'il reste à faire est celle-ci: son application. Et dire que Bush avait clamé en 2003: Mission accomplie.
La semaine dernière, alors que les principales formations politiques venaient d'annoncer la fin des négociations afférentes à la formation d'une coalition gouvernementale, ces mêmes insurgés tuaient près de 60 individus dans un centre de recrutement de l'armée irakienne. Ajouté aux actes commis avant comme après, le bilan du présent mois s'avère si sanglant qu'on le dit annonciateur d'une recrudescence des violences pouvant plonger le pays dans un chaos analogue à celui qui prévalait en 2006-2007.
Car outre les violences comme telles, rien ne fonctionne. Le volume de production de pétrole, essentiel comme on sait à la vitalité économique de l'Irak, demeure encore et toujours bien en dessous de ce qu'il était lorsque Saddam Hussein était en poste. Dans les grandes villes, l'électricité fonctionne deux heures par jour, trois ou quatre au mieux. L'approvisionnement en eau est si cahin-caha et sa qualité si douteuse que des cas de choléra ont été constatés ici et là. Bref, sept ans après l'offensive décidée par Bush, le pays présente tous les stigmates de l'auberge espagnole et non de l'État de droit, de la saine démocratie que les mégalomanes de l'époque avaient promis.
Le sursaut violent et récent des islamistes radicaux laisse présager un sacré bras de fer avec le véritable vainqueur du renversement d'Hussein: l'Iran. On ne dira jamais assez qu'en mettant Hussein à la trappe, le prédécesseur de Barack Obama a fait la joie du régime des ayatollahs, qui voyait dans le dictateur irakien son pire ennemi. Il a fait la joie de ces derniers et le malheur de leurs principaux alliés dans le monde arabe, soit l'Égypte et l'Arabie saoudite.
Au vu de ce qui se passe à Bagdad, il est écrit dans le ciel que l'Irak va être transformé en une foire d'empoigne à laquelle vont participer directement comme indirectement, et mis à part les acteurs déjà sur place, les deux pays nommés, ainsi que la Jordanie et la Syrie, dont la population, il ne faut pas l'oublier, est très majoritairement sunnite et quelque peu remontée contre ces alaouites, soit les cousins germains des chiites, qui les gouvernent avec dureté depuis plus de 40 ans. À moins...
À moins, comme l'a laissé entendre il y a peu un politicien de haut rang dans le New York Times, que l'état-major irakien fasse un coup d'État. Selon les propos tenus par cet élu, les militaires sont excédés depuis si longtemps qu'ils ont confectionné un plan dont la seule chose qu'il reste à faire est celle-ci: son application. Et dire que Bush avait clamé en 2003: Mission accomplie.
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