Marée noire - BP paiera une lourde pénalité financière, promet Washington
Les allégations de négligence s'accumulent contre le géant pétrolier
Photo : Agence Reuters
BP
Le groupe pétrolier BP devra s'acquitter d'une «importante pénalité financière» pour la marée noire du golfe du Mexique, a déclaré hier une conseillère de la Maison-Blanche, tout en refusant de dire si les États-Unis engageraient des poursuites pour négligence.
De plus en plus de preuves accablent la compagnie britannique. Un rapport interne du groupe pétrolier BP, dont fait état l'édition dominicale du quotidien britannique The Times, souligne de nombreux manquements à la sécurité sur la plateforme Deepwater Horizon, plusieurs mois avant l'explosion meurtrière d'avril dernier.
L'administration américaine continue à talonner la compagnie. «BP sera clairement tenu responsable», a déclaré Carol Browner, conseillère du président Obama sur les questions d'énergie et de changement climatique. «Il y aura une importante pénalité financière», a-t-elle déclaré dans l'émission Meet the Press sur la chaîne NBC.
Quant à savoir si l'administration Obama poursuivrait en justice le groupe britannique, Mme Browner reste vague. «Je ne ferai pas de commentaires sur l'enquête du département de la Justice» concernant les actions de BP avant et pendant la marée noire, a-t-elle dit.
Selon la loi américaine, BP pourrait être contraint de payer de 1100 à 4300 dollars d'amende par baril déversé et non récupéré, si le groupe est reconnu coupable de négligence, soit une amende totale qui pourrait atteindre jusqu'à 17,6 milliards de dollars.
Or, les allégations de négligence s'accumulent. D'après un audit obtenu par The Sunday Times, la plateforme propriété de la société Transocean ne répondait pas, sept mois avant la catastrophe, aux normes de BP qui exploitait Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique.
Selon le rapport, 390 travaux de maintenance avaient plus d'un mois de retard. Certains concernaient pourtant des équipements cruciaux comme le bloc obturateur du puits, dont les systèmes de sécurité n'ont pas fonctionné le 20 avril.
Des documents de BP obtenus par une commission parlementaire américaine ont révélé que l'appareil présentait une importante fuite hydraulique et une batterie faible, voire à plat.
Une dizaine d'enquêtes sont en cours aux États-Unis rien qu'au niveau fédéral, dont des enquêtes parlementaires, des investigations pénales et civiles dirigées par le ministère de la Justice, sans compter la commission d'experts réunie par Barack Obama.
Le nettoyage doit continuer
De son côté, l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner la lutte contre la marée noire pour le gouvernement américain, a souligné sur CNN qu'il restait beaucoup à faire après la cimentation du puits réalisée par BP jeudi.
«Il y a beaucoup de pétrole dont il faut s'occuper et nous devons continuer le nettoyage», a-t-il dit. Par ailleurs, «nous devons faire une évaluation des dégâts infligés aux ressources naturelles», a-t-il ajouté, citant «les effets permanents sur les jeunes poissons et les stocks de fruits de mer, que nous devons réussir à quantifier».
Vendredi, l'Agence américaine des médicaments et de l'alimentation (FDA) a affirmé que les dispersants utilisés pour combattre la marée ne risquaient pas de s'accumuler dans les organismes marins et d'affecter les humains qui les consomment.
De plus en plus de preuves accablent la compagnie britannique. Un rapport interne du groupe pétrolier BP, dont fait état l'édition dominicale du quotidien britannique The Times, souligne de nombreux manquements à la sécurité sur la plateforme Deepwater Horizon, plusieurs mois avant l'explosion meurtrière d'avril dernier.
L'administration américaine continue à talonner la compagnie. «BP sera clairement tenu responsable», a déclaré Carol Browner, conseillère du président Obama sur les questions d'énergie et de changement climatique. «Il y aura une importante pénalité financière», a-t-elle déclaré dans l'émission Meet the Press sur la chaîne NBC.
Quant à savoir si l'administration Obama poursuivrait en justice le groupe britannique, Mme Browner reste vague. «Je ne ferai pas de commentaires sur l'enquête du département de la Justice» concernant les actions de BP avant et pendant la marée noire, a-t-elle dit.
Selon la loi américaine, BP pourrait être contraint de payer de 1100 à 4300 dollars d'amende par baril déversé et non récupéré, si le groupe est reconnu coupable de négligence, soit une amende totale qui pourrait atteindre jusqu'à 17,6 milliards de dollars.
Or, les allégations de négligence s'accumulent. D'après un audit obtenu par The Sunday Times, la plateforme propriété de la société Transocean ne répondait pas, sept mois avant la catastrophe, aux normes de BP qui exploitait Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique.
Selon le rapport, 390 travaux de maintenance avaient plus d'un mois de retard. Certains concernaient pourtant des équipements cruciaux comme le bloc obturateur du puits, dont les systèmes de sécurité n'ont pas fonctionné le 20 avril.
Des documents de BP obtenus par une commission parlementaire américaine ont révélé que l'appareil présentait une importante fuite hydraulique et une batterie faible, voire à plat.
Une dizaine d'enquêtes sont en cours aux États-Unis rien qu'au niveau fédéral, dont des enquêtes parlementaires, des investigations pénales et civiles dirigées par le ministère de la Justice, sans compter la commission d'experts réunie par Barack Obama.
Le nettoyage doit continuer
De son côté, l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner la lutte contre la marée noire pour le gouvernement américain, a souligné sur CNN qu'il restait beaucoup à faire après la cimentation du puits réalisée par BP jeudi.
«Il y a beaucoup de pétrole dont il faut s'occuper et nous devons continuer le nettoyage», a-t-il dit. Par ailleurs, «nous devons faire une évaluation des dégâts infligés aux ressources naturelles», a-t-il ajouté, citant «les effets permanents sur les jeunes poissons et les stocks de fruits de mer, que nous devons réussir à quantifier».
Vendredi, l'Agence américaine des médicaments et de l'alimentation (FDA) a affirmé que les dispersants utilisés pour combattre la marée ne risquaient pas de s'accumuler dans les organismes marins et d'affecter les humains qui les consomment.
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