Lettres - BarackBerry
On se souviendra du zèle avec lequel Barack Obama, nouvellement élu mais pas encore intronisé président des États-Unis, avait défendu bec et ongles son désir de conserver l'usage de son BlackBerry personnel, contre l'avis des services secrets américains. Son point de vue l'avait emporté, après moult tractations avec sa sécurité rapprochée et les chefs d'état-major de la Défense, pour qui il importait que les communications du chef de l'État soient protégées contre toute interception.
La démonstration de la sécurité des communications avec le BlackBerry semble confirmée par la décision des Émirats arabes unis, de l'Arabie Saoudite, et celle à venir du Liban, d'interdire l'utilisation du BlackBerry dans leurs pays à moins d'en fermer certaines fonctionnalités comme le courriel. La préoccupation de ces pays serait qu'ils peuvent, certes, intercepter les communications entre deux BlackBerry, mais qu'ils ne peuvent les décrypter, c'est-à-dire en déchiffrer le contenu. Ce qui, pour ces pays où Big Brother doit tout savoir, est totalement inacceptable.
Dans d'autres pays, notamment les pays occidentaux, où la communication est libre et la liberté d'expression garantie, les liens entre utilisateurs de BlackBerry sont protégés contre toute intrusion, gouvernementale, militaire, religieuse ou autre.
La liberté a un prix. Dans les pays arabo-musulmans mentionnés précédemment, comme dans les autres pays totalitaires, les communications entre les citoyens, et celles avec le reste du monde, demeurent sous la surveillance de leur gouvernement, de façon à ce que le pouvoir puisse détecter et épier ses opposants, tandis que dans les pays libres comme le nôtre, notre vénération (justifiée) de la liberté et de la protection du domaine privé empêchera les responsables de notre sécurité de surveiller les communications entre ceux qui veulent abattre l'Occident.
Beau dilemme, non?
***
Michel Leclerc - Québec, le 5 août 2010
La démonstration de la sécurité des communications avec le BlackBerry semble confirmée par la décision des Émirats arabes unis, de l'Arabie Saoudite, et celle à venir du Liban, d'interdire l'utilisation du BlackBerry dans leurs pays à moins d'en fermer certaines fonctionnalités comme le courriel. La préoccupation de ces pays serait qu'ils peuvent, certes, intercepter les communications entre deux BlackBerry, mais qu'ils ne peuvent les décrypter, c'est-à-dire en déchiffrer le contenu. Ce qui, pour ces pays où Big Brother doit tout savoir, est totalement inacceptable.
Dans d'autres pays, notamment les pays occidentaux, où la communication est libre et la liberté d'expression garantie, les liens entre utilisateurs de BlackBerry sont protégés contre toute intrusion, gouvernementale, militaire, religieuse ou autre.
La liberté a un prix. Dans les pays arabo-musulmans mentionnés précédemment, comme dans les autres pays totalitaires, les communications entre les citoyens, et celles avec le reste du monde, demeurent sous la surveillance de leur gouvernement, de façon à ce que le pouvoir puisse détecter et épier ses opposants, tandis que dans les pays libres comme le nôtre, notre vénération (justifiée) de la liberté et de la protection du domaine privé empêchera les responsables de notre sécurité de surveiller les communications entre ceux qui veulent abattre l'Occident.
Beau dilemme, non?
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Michel Leclerc - Québec, le 5 août 2010
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