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Impuissance pétrolière

À défaut de pouvoir tirer profit de la marée noire, Barack Obama a dû capituler. Le président des États-Unis a perdu une manche importante devant le Sénat, qui a bloqué son projet de loi sur l'énergie et le climat. Le politique, préoccupé par les législatives de novembre, aura une nouvelle fois imposé son diktat de l'immédiat face aux enjeux environnementaux soi-disant plus lointain, et ce, avec d'autant plus de succès que la dimension économique de la marée noire oppose les intérêts régionaux.
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  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 29 juillet 2010 09h26
    Tic-tac...
    Dans la grosse horloge du temps américain (pas numérique mais mécanique), la petite roue des dollars-seconde calcule l'immédiat et les enjeux régionaux, avec le lobby du pétrole qui surveille la manoeuvre et s'amuse à déjouer le président dont le rôle est de regarder vers l'avenir. Pendant ce temps de l'horloge, la grosse roue des coûts écologiques qui calculent en million$-année tourne aussi, quoique plus lentement. Le Sénat a les yeux sur les secondes sans voir qu'au-dessus de sa tête la facture des millions s'alourdit. Il est minuit moins une. Quand sonnera l'heure, le Sénat se dira surpris et tous seront fort dépourvus.

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