En bref - Kosovo: Belgrade lance une offensive diplomatique
Belgrade — La Serbie va lancer une offensive diplomatique en espérant limiter le nombre de nouvelles reconnaissances des autorités de Pristina, après l'avis de la CIJ sur le Kosovo favorable à son indépendance et avant l'Assemblée générale de l'ONU.
«Notre activité diplomatique au cours des semaines à venir sera très intense», a déclaré vendredi soir à la presse le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, à l'issue d'une réunion extraordinaire du gouvernement pour analyser l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ).
Cet avis, non contraignant pour les États, a conclu jeudi que la déclaration d'indépendance du Kosovo, le 17 février 2008, ne violait pas le droit international. Belgrade a réaffirmé juste après l'avis de la Cour que la Serbie ne reconnaîtrait «jamais» le Kosovo, qu'elle considère comme sa province méridionale.
Relevant que la Russie, l'importante alliée de la Serbie sur la scène internationale pour la question du Kosovo, allait prendre en août la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU, Vuk Jeremic a estimé que la «boîte de Pandore» des séparatismes était «ouverte» après l'avis de la CIJ.
«Il faut la refermer», a poursuivi le ministre, et il appartient à l'Assemblée générale des Nations unies de s'emparer de la question.
Le président serbe, Boris Tadic, avait indiqué dès jeudi soir que la Serbie allait dépêcher des envoyés spéciaux dans 55 pays pour exposer le point de vue de Belgrade, avant la réunion de New York, où Belgrade compte présenter un projet de résolution sur le Kosovo.
Soixante-neuf pays, dont les États-Unis et 22 des 27 États de l'Union européenne, ont reconnu jusqu'ici l'indépendance du Kosovo.
Espagne
Dès l'annonce de l'avis de la CIJ, plusieurs pays, dont les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont appelé les pays qui ne l'ont pas encore fait à reconnaître le Kosovo.
La Roumanie, l'Espagne et Chypre, trois des cinq pays de l'UE à ne pas avoir reconnu l'indépendance du Kosovo, ont indiqué cependant qu'ils ne changeraient pas de position.
Le gouvernement espagnol a annoncé hier qu'il «maintenait sa position» sur le Kosovo, continuant à ne pas reconnaître son indépendance, après l'avis de la Cour internationale de Justice (CIJ). Peu après cette annonce de la cour de La Haye, la diplomatie espagnole avait simplement fait savoir que l'Espagne «respectait» cet avis.
«Notre activité diplomatique au cours des semaines à venir sera très intense», a déclaré vendredi soir à la presse le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, à l'issue d'une réunion extraordinaire du gouvernement pour analyser l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ).
Cet avis, non contraignant pour les États, a conclu jeudi que la déclaration d'indépendance du Kosovo, le 17 février 2008, ne violait pas le droit international. Belgrade a réaffirmé juste après l'avis de la Cour que la Serbie ne reconnaîtrait «jamais» le Kosovo, qu'elle considère comme sa province méridionale.
Relevant que la Russie, l'importante alliée de la Serbie sur la scène internationale pour la question du Kosovo, allait prendre en août la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU, Vuk Jeremic a estimé que la «boîte de Pandore» des séparatismes était «ouverte» après l'avis de la CIJ.
«Il faut la refermer», a poursuivi le ministre, et il appartient à l'Assemblée générale des Nations unies de s'emparer de la question.
Le président serbe, Boris Tadic, avait indiqué dès jeudi soir que la Serbie allait dépêcher des envoyés spéciaux dans 55 pays pour exposer le point de vue de Belgrade, avant la réunion de New York, où Belgrade compte présenter un projet de résolution sur le Kosovo.
Soixante-neuf pays, dont les États-Unis et 22 des 27 États de l'Union européenne, ont reconnu jusqu'ici l'indépendance du Kosovo.
Espagne
Dès l'annonce de l'avis de la CIJ, plusieurs pays, dont les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont appelé les pays qui ne l'ont pas encore fait à reconnaître le Kosovo.
La Roumanie, l'Espagne et Chypre, trois des cinq pays de l'UE à ne pas avoir reconnu l'indépendance du Kosovo, ont indiqué cependant qu'ils ne changeraient pas de position.
Le gouvernement espagnol a annoncé hier qu'il «maintenait sa position» sur le Kosovo, continuant à ne pas reconnaître son indépendance, après l'avis de la Cour internationale de Justice (CIJ). Peu après cette annonce de la cour de La Haye, la diplomatie espagnole avait simplement fait savoir que l'Espagne «respectait» cet avis.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

