dimanche 12 février 2012 Dernière mise à jour 23h50
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - Recensement et assimilation

Réjean Beaulieu, Vancouver, le 16 juillet 2010  20 juillet 2010  Actualités internationales
Plusieurs semblent s'insurger devant la décision du gouvernement Harper de mettre fin à l'obligation de répondre au long questionnaire envoyé précédemment au cinquième de la population, la partie qui allait au-delà de la langue maternelle. Recensement après recensement, l'assimilation des francophones et une réduction de leur proportion dans la démographie canadienne sont pourtant déjà manifestes. Le déclin rappelle celui du manque de leadership ou de volonté politique que le Commissaire aux langues officielles observe rapport après rapport.

D'autre part, on sait fort bien que les données du recensement sont utilisées par les bureaucrates et politiciens des villes et provinces du reste du Canada (RdC) pour justifier toutes prestations de services potentiellement liées au français: bibliothèque, musée, culture, relations publiques/affichage, service à la clientèle, personnel, écoles d'immersion, enseignement postsecondaire, etc. Il est électoralement donc rentable en temps de compressions de réallouer les budgets aux démographies asiatiques montantes, par exemple. Nos amis asiatiques, anglophones ou issus de la nouvelle immigration qui très souvent par le passé envoyaient leurs enfants en immersion réalisent que le français n'est plus considéré sérieusement et s'en éloignent. Inutile de mentionner l'impact sur notre prochaine génération de francophones, les nouveaux arrivants francos ou encore les derniers résistants.

Pourquoi donc alors s'entêter à continuer de mesurer le taux de mortalité des francophones dans le RdC aux cinq ans? Cette pratique n'a certes pas aidé à mettre à jour les politiques publiques canadiennes en matière de dualité linguistique et médias, entre autres. Pourquoi ne pas plutôt essayer de voir quelle nouvelle réalité linguistique l'a remplacé dans un monde multilingue et superbranché? Témoin d'un déclin récent marqué de la situation du français dans l'Ouest canadien, je ne peux que conclure que ceux qui se préoccupent des données linguistiques du recensement sont isolés dans des ghettos linguistiques institutionnels autant dysfonctionnels que mal branchés. De meilleures politiques publiques liées à une reprise de français pourraient être élaborées si plus de Canadiens étaient motivés à leur brasser la cage. Entre-temps, je désespère...
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mardi 20 juillet 2010 06h23
    L'Histoire explique la situation dramatique du français hors Québec
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/292737/le
    François Boileau - Commissaire aux services en français de l'Ontario,le 15 luillet dernier "La récente décision concernant le prochain recensement me révolte au plus haut point, car elle est insensée et antidémocratique".
    ----------------------------------------------------------------------------
    La situation dramatique du français hors Québec est la conséquence logique des nombreuses lois anti-français adoptées un peu partout dans le ROC, depuis 1867. Alors que les Anglo- Québécois avaient les services mur à mur dès les débuts de la Confédération, hors Québec on a, notamment, chassé les francophones du Manitoba, volé leurs terres et changé UNILATÉRALEMENT (on connaît cela au Québec) la constitution pour brimer le français.

    Essayez de me trouver une Université francophone(pas "bilingual"), équivalente de McGill à l'ouest de la Rivière des Outaouais...Or, les Anglo -Québécois ont 3 Universités, pas "bilingual", anglophones.

    D'autre part le bilinguisme est un échec monumental.Jean-François Lisée, dans son livre "Sortie de secours", publié en 2000. a démontré
    que le Canada est moins bilingue qu'avant l'adoption de la loi trudeauiste en 1969.

    Alors comment le français peut-il être parlé fréquemment dans l'Ouest alors que les Anglophones ne le parlent pas? Et qu'il peut être plus utile pour eux d'apprendre le mandarin?

    Je sais que certains s'emballent sur le fait qu'il y ait des classes d'immersion française pour les Anglophones dans l'Ouest.

    Or, la réalité est la suivante. Je connais plusieurs jeunes Québécois,dont deux de mes enfants, qui ont participé, à l'âge de 15-16 ans, à des échanges 3 mois- 3mois avec des jeunes Albertains.Au bout de quelques années, qu'est-il arrivé?Les jeunes Québécois pouvaient encore s'exprimer en anglais tandis que les jeunes Albertains ne parlaient plus un traître mot en français pcq ils vivent da

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mardi 20 juillet 2010 07h16
    Le rejet du biculturalisme par Trudeau et le Canada anglais:le début de la fin pour la francophonie hors Québec et la marginalisation du Québec
    L'ex FHQ Roméo Paquette du Conseil de Vie française en Amérique(CVFA) en éditorial de Franc-Contact décembre 1997:

    "L'Histoire démontrera que l'enjeu fondamental, tel qu'exprimé par le
    mandat de la Commission royale d'enquête sur sur bilinguisme et le
    biculturalisme(1963), était le suivant: RECOMMANDER LES MESURES A
    PRENDRE POUR QUE LA CONFEDERATION CANADIENNE SE DEVELOPPE D'APRES LE PRINCIPE DE L'EGALITÉ ENTRE LES DEUX PEUPLES FONDATEURS.

    Cette Commission était présidée par André Laurendeau et un anglophone du nom de Dunton. On l'a appelée la Commission Laurendeau Dunton.
    "Cet enjeu, c'est un gouvernement fédéral dominé par des Québecois
    (principalement Trudeau), au tournant des années '70, qui l'a
    définitivement enterré. Obnibulés par des préjugés anti-
    nationalistes, ils ont condamné la notion de peuples fondateurs,
    inventé le multiculturalisme et le bilinguisme, comme si un pays
    pouvait se morceler en enclaves culturelles et véhiculer 2 langues
    sans en préciser les bases communautaires"..

    Ce pays qui devait être une CONfédération entre 2 peuples fondateurs est, maintenant, une simple fédération où la nation québécoise est l'égale de IPE et de Newfoundland.

    Le biculturalisme aurait signifié donner des institutions, des instruments aux Francophones hors Québec et, évidemment, reconnaître la nation québécoise comme foyer principal avec pouvoirs ad hoc. La politique trudeauiste du bilinguisme est un échec monumental.

    Pour le Québec, demeurer dans le Canada, c'est suivre le pattern des FHQ....et se condamner à une Louisianisation lente. Alors, pour nous Québécois, il faut "dominer sa peur" et se prendre en mains nous-mêmes:SOUVERAINETÉ!

  • L'ex-Canard
    Inscrit
    mardi 20 juillet 2010 09h20
    "Se prendre en mains"
    Les Québécois auront à composer avec la dualité linguistique, souverains ou non. P-e que "se prendre en mains" signifie *véritablement* apprendre de l'expérience disponible ailleurs pour ne pas répéter leurs erreurs. Parce que la peur risque de continuer à tout paralyser, malgré les apparences du contraire que les élites institutionnelles essaieront de projeter.

    Je maintiens qu'il est dans l'intérêt des Québécois de prendre véritablement intérêt à la dualité linguistique canadienne, la réformer de façon *fondamentale* via cette loi des langues officielles, plutôt que d'en avoir peur. En ce qui me concerne, une loi des langues officielles à jour devrait appuyer et renforcer la Loi 101 et la Loi 104! Qui aura le leadership politique de mener une telle réforme???

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mardi 20 juillet 2010 13h07
    Une question de masse critique
    Au dernier recensement, il y avait 5 354 personnes de langue maternelle française à IPE; 1 885 à Newfoundland; 16 060 en Sask.; 43 955 au Manitoba;61 225 en Alberta et 488 815 en Ontario.

    Comment voulez-vous renforcer"une langue officielle" quand il n'y a plus de masse critique?

    Même en Ontario où le taux d'assimilation tourne autour de 40%, c'est un fait connu que beaucoup de jeunes francophones fréquentent les écoles, les collèges et les universités anglophones. Sauf dans la partie qui longe le Québec où ça grouille! Même à Sudbury, des amis me disent que le français est nettement en perte de vitesse.

    Quant à l'Université "bilingual" d'Ottawa, des gens du milieu m'assurent que beaucoup de jeunes Franco-Ontariens n'y vont pas préférant aller dans une université anglophone.

    Hors Québec, sauf pour montrer une vision carte postale à la gouverneure générale et à son prince consort, le français est une langue de plus en plus locale et marginale...P.Lagacé de LA Presse disait, à propos du prince consort et sa vision carte postale:


    http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2010/07/02/je
    "Pas un mot sur l’assimilation galopante des francos. Juste la version
    carte postale, celle des grandes cérémonies où règnent la pompe, le
    faste et les ronds de jambe, celle où la francophonie mise en vitrine
    au Manitoba ou en Alberta pour la visite officielle de la Gouverneure
    générale est toujours plus vigoureuse que dans le salon du barbier qui
    s’appelle Tremblay mais dont les enfants parlent tous anglais. Sans
    parler de ses petits-enfants…"...

    Cher ami Franco- Colombien, c'est dommage:tout s'est joué en 1969 quand Trudeau et le Canada anglais ont rayé le BICULTURALISME.

    Quant au Québec, ce sera une Louisianisation lente, à moins qu'on aie le courage de nous prendre en mains=SOUVERAINETÉ!

    Le plus cocasse, c'est que, hors Québec, la majorité des gens, même chez beaucoup de Francophones, que le Québec malt

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mardi 20 juillet 2010 13h14
    En 1998, 13,5"% des Ontariens croyaient que les Anglo-Québécois étaient mieux pourvus en services dans leur langue
    Le 17 avril 1998, le journal Le Droit dévoilait les résultats d'un
    sondage effectué en Ontario: "Seulement 13,5% des Ontariens croyaient que les Anglo-Québécois étaient mieux pourvus en services dans leur langue que les Franco-Ontariens... Plus de 70 % des répondants ignorent jusqu'à l'existence de l'ACFO (Association
    canadienne-française de l'Ontario)".

    J.F Lisée, dans son dernier volume (en 2000), écrit: "Pas moins de 84% des Anglo-Canadiens sont d'ailleurs en désaccord avec l'affirmation selon laquelle les "anglophones du Québec sont mieux traités que les francophones du reste du Canada" et 75% pensent qu'il faut protéger leurs droits." [...] ".

    Sans argent, l'ACFO devra fermer ses portes dans 10 jours",
    Le Droit 06-01-2000 : "Les Franco-Ontariens risquent de perdre, pour
    quelque temps, l'un de leurs plus fidèles défenseurs. Presque sans le
    sou, l'ACFO devra fermer ses portes dans une dizaine de jours, à moins qu'une entente ne survienne d'ici là avec son bailleur de fonds,
    Patrimoine Canada." - journal Le Droit 06-01-2000

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mardi 20 juillet 2010 15h53
    L'attitude des conservateurs quant au recensement aura des répercussions négatives
    Quoi qu'il arrive, l'attitude inacceptable et irresponsable des conservateurs relativement au recensement aura des répercussions négatives sur le recensement 2011..

    Comment prendre au sérieux le recensement 2011 si les ténors de ce triste gouvernement n'y croient pas? Si c'est la formule préconisée par ces tristes sires, les citoyens vont y répondre à la légère. Et si c'est la formule traditionnelle, suite à cette propagande conservatrice, ça va être l'enfer.

    J'ai été, personnellement, responsable régional d'un recensement avec une trentaine de recenseurs à ma charge. Je suis en mesure de dire comment cela était fait sérieusement, professionnellement.Le professionnalisme de Statistique Canada est connu.

    Or,avec la formule de ces idéologues conservateurs, Statistique Canada va perdre son outil de travail le plus efficace.Quelle irresponsabilité! le Gouvernement se tire dans les jambes!

    D'autre part le recensement traditionnel ne causait pas l'assimilation, il en prenait, à chaque 5 ans, la photo.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    mardi 20 juillet 2010 18h39
    La CONfédération, c'est mort et enterré!
    En conclusion à l'intention de mon ami Britannico-Colombien!

    Drôle de pays qui, le 1er juillet, fête une CONfédération qui n'est plus qu'une simple fédération dans laquelle la nation québécoise est l'égale des TNO pis de New Scotia!!|! Drôle, en effet!

    Le 1er juillet, au Québec, le Canada est obligé de dépenser beaucoup d'argent pour qu'on le fête......dans l'indifférence quasi générale.

    C'est le Canada anglais qui, en 1969, a refusé le BICULTURALISME basé sur l'égalité entre 2 peuples cofondateurs=CONfédération! Ce faisant, il foulait du pied la CONfédération.

    Conséquences? 1-La disparition tendancielle de la francophonie hors Québec, la disparition intergénérationnelle. 2-Le Québec est régi par une constitution imposée de force qu'aucun parti politique québécois ne reconnaît....même aujourd'hui.

    Ce n'est pas le Québec qui a "tué" la CONfédération. Non! Le Québec avait accepté Meech(1987).Or, le Canada anglais, en 1990, a déchiré Meech et a renié sa parole et sa signature.

    Il faut lire l'histoire de l'échec de Meech.Alliance Québec(riche organisme qui s'occupe de la "minorité" anglo-québécoise tout en recevant des subventions de Patrimoine Canada) était anti-Meech.Pis, à un moment donné, même des Associations de francophones hors Québec.Tout ce beau monde était contre "la société distincte", craignant que le Québec maltraite(sic) sa "minorité". Drôle de pays que le Canada! Le "Québec bashing", hors Québec, c'est monnaie courante!

  • Chryst
    Abonné
    samedi 24 juillet 2010 09h58
    Si la politique...
    Si cette dernière en est une d’assimilation, alors la souveraineté est nécessaire pour préserver le fait français en Amérique. Tout porte à croire que oui si l’on regarde partout la régression de la langue dominante du Québec.

    Les projets liés à l’informatique et aux technologies satellitaires sont nombreux et excitants, De nouvelles possibilités et une nouvelle ère se dessinent. La paix politique et linguistique viendra.

    Michel Thibault ing. f, m. sc.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012