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La planète compte 1,7 milliard de pauvres

Une étude effectuée dans 104 pays révèle que 51 % se trouvent en Asie du Sud et 28 % en Afrique

Pauvreté<br />
Photo : Agence France-Presse
Pauvreté
L'Inde compte plus de pauvres dans seulement 8 de ses 28 États qu'il n'y en a dans les 26 pays les plus démunis d'Afrique, selon un nouvel indice créé par l'université Oxford pour les Nations unies, indice qui vient raffiner le portrait que l'on fait de la pauvreté dans le monde.

Plus de la moitié des 1,2 milliard d'Indiens vivent toujours dans la pauvreté en dépit de la spectaculaire croissance économique qu'a connue le pays depuis des années, ont rapporté hier les chercheurs de l'Oxford Poverty & Human Development Initiative en dévoilant leur nouvel Indice de pauvreté multidimensionnelle. De ce nombre, on en trouverait plus de 421 millions rien que dans huit États de la fédération indienne, alors que les 26 pays les plus pauvres d'Afrique en comptent 410 millions. Ces chiffres globaux cachent toutefois des écarts marqués en termes de nature et de gravité entre régions urbaines, comme celle de Delhi qui n'a que 15 % de pauvres, et régions rurales, comme l'État du Bihar où cette proportion atteint 81 %.

Éducation, santé, niveau de vie

«Le sort des personnes pauvres n'est pas seulement déterminé par leur niveau de revenu», ont souligné les auteurs de l'étude qui se sont penchés sur le cas de 104 pays en voie de développement représentant 78 % de la population mondiale. «Notre indice va plus loin que les approches habituelles en reflétant aussi le degré de privation des personnes pauvres en matière d'éducation, de santé et de niveau de vie.»

Le nouvel indice a été mis au point en collaboration avec plusieurs experts, dont ceux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il se base, en fait, sur dix indicateurs allant du taux de scolarité à la mortalité infantile, en passant par le degré de malnutrition, l'accès à l'électricité et la possession de quelques biens de consommation.

Selon ce nouvel outil, les 104 pays étudiés compteraient 1,7 milliard de pauvres, dont plus de la moitié (51 %) se trouveraient en Asie du Sud et un peu plus du quart (28 %) en Afrique.

La gravité de la pauvreté

Ce chiffre de 1,7 milliard est supérieur au total de 1,3 milliard auquel on arrive avec l'habituelle mesure de la Banque mondiale, qui établit le seuil de pauvreté extrême à un revenu de 1,25 $US par jour. Certains pays voient ainsi leur taux de pauvreté grimper brutalement, comme l'Éthiopie, qui passe de 39 à 90 %, et le Pakistan, qui passe de 23 à 51 %. D'autres, au contraire, apparaissent sous un meilleur jour, comme la Tanzanie (de 89 à 65 %) et le Vietnam (de 22 à 14 %).

L'un des avantages du nouvel indice est qu'il permet de mieux évaluer non seulement le niveau, mais aussi la gravité de la pauvreté, disent ses concepteurs. C'est une chose de ne pas manger à sa faim tous les jours, de ne pas pouvoir envoyer ses enfants à l'école ou de même pas avoir de plancher dans sa maison, mais c'en est une autre d'avoir tous ces problèmes en même temps.

Un autre avantage est de pouvoir aller au-delà des moyennes nationales et de discerner les différences importantes qui séparent souvent les régions et les groupes ethniques. «C'est une image en haute définition qui révèle toute la gamme des problèmes auxquels sont confrontées les familles les plus pauvres», déclarait hier l'une des conceptrices de l'indice, la professeure Sabina Alkire.

L'Inde et la Chine


Dans le cas de l'Inde, on constate, par exemple, qu'en dépit d'une croissance économique fulgurante et d'une baisse du taux de faible revenu, la proportion des enfants de moins de trois ans qui sont sous-alimentés n'a pratiquement pas bougé de 1998 (47 %) à 2006 (46 %). Ainsi, le taux de pauvreté en Inde ne serait pas de 29 %, comme le disent les statistiques gouvernementales, ni de 42 %, comme le dit la Banque mondiale, mais de 55 %. La situation serait particulièrement grave en zone rurale, où les principaux problèmes sont la malnutrition, la faible présence des enfants à l'école primaire et la mortalité infantile.

L'autre grande économie émergente, la Chine, ferait meilleure figure de ce point de vue. Si on en croit les statistiques de 2003, son score à l'échelle du nouvel indice de pauvreté (12 %) se révèle même supérieur à la proportion de sa population vivant avec moins de 1,25 $ par jour (16 %). Là encore, le problème serait plus aigu en zone rurale, mais tiendrait cette fois essentiellement à la faible proportion des ménages comprenant au moins un membre ayant cinq années d'école.

Le nouvel indice arrive à point nommé, disent ses concepteurs, alors que la communauté internationale doute de plus en plus de sa capacité d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement qu'elle s'était fixés pour 2015. Il permet, par exemple, de voir que les pauvres de Syrie, d'Irak et d'Azerbaïdjan ont actuellement moins besoin qu'on relève leur pouvoir d'achat que d'un meilleur accès aux services minimums de santé et d'éducation. Il permet aussi de voir comment le Bangladesh a pu réduire son taux de pauvreté de 69 à 59 % en l'espace de seulement trois ans grâce à une vaste campagne encourageant l'envoi des enfants à l'école.

Miroir, miroir

Les chercheurs d'Oxford ne sont pas les seuls à essayer d'améliorer les outils de mesures à notre disposition depuis des années. De nombreux autres experts travaillent depuis des années sur de nouvelles façons d'évaluer le progrès économique et social des nations. Le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, en appelait encore l'automne dernier à l'invention d'un nouvel indice du bien-être.

Les concepteurs du nouvel indice de pauvreté ont dit hier souhaiter y ajouter des indicateurs sur l'emploi, la sécurité des personnes et leur capacité d'influencer leur propre destinée dès qu'on aura les données nécessaires. Ils ont promis, en attendant, de dévoiler un deuxième rapport qui porterait, cette fois, sur les pays développés.

Le PNUD a d'ores et déjà annoncé qu'il intégrera leur nouvel outil de mesure à la vingtième édition de son fameux Rapport sur le développement humain attendu cet automne. Le Mexique a dit qu'il l'adoptera aussi à des fins nationales, alors que le Chili et la Colombie l'envisagent.
 
 
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 juillet 2010 05 h 35
    Trop de conformisme dans les critères.
    Je ne fie pas du tout à cette étude par rapport à la réalité. Ça doit être Harper qui l'a commandé, avec ses propres critères. Il y a beaucoup plus de pauvres que ça sur la planète. Par ailleurs, il est très difficile d'établir le niveau de pauvreté sur la planète. Même si c'est critère semblent plus judicieux par rapport au 1.25$ US, ces critères sont trop restrictifs et pas assez circonstanciels. Ça me semble des critères de confort capitaliste, mais le confort n'est pas le même pour tout le monde.
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  • Éric Dubois - Inscrit
    15 juillet 2010 07 h 16
    Mondialisation, développement et pauvreté
    Encore un mythe du capitalisme néolibéral qui se retrouve en miettes: Celui selon lequel la mondialisation permettrait aux pays en voie de développement d'entreprendre la longue marche vers l'enrichissement...

    La mondialisation capitaliste et le libre marché globalisé, bien qu'il accélère la création de la richesse (aux dépends de l'environnement et des conditions de vie de bien des humains), en augmente aussi la concentration. Cette concentration de la richesse atteint aujourd'hui des proportions grotesques, presque aussi grotesques que l'hypocrisie des apôtres de la proposition du millénaire, bien pensants et autre porteurs de cocardes. On ne peut envisager de lutte à la pauvreté sans entrevoir la luttes aux inégalités, et la destruction du système qui les permet.

    Pour lutter contre la pauvreté, partout sur la planète, il faudra tout d'abord en finir avec la pauvreté d'esprit de ceux qui impose le capitalisme comme système idéal. Il nous faudra nous enrichir d'une nouvelle réflexion globale vers une voie plus juste, plus équitable, et qui garantira la pérénnité de notre existence sur cette petite planète. En ce sens, cette multiplication de la pauvreté indique clairement que nous sommes aussi bien loin de la fin de l'histoire de l'humanité. Vivement que cette histoire nous amène de nouveaux boulversements.
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  • Pierre Samuel - Abonné
    15 juillet 2010 07 h 34
    Eux et nous...
    Et pendant ce temps dans les pays occidentaux, comme au Québec, même si la détresse est incomparable, on préfère ignorer cette réalité en gommant ces graves problèmes de sous-alimentation, de soins de santé et d'éducation en décrépitude, même à nos portes, préférant subventionner, en dépit de présumés déficits, la procréation assistée en se flattant le nombril...
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  • MichelG - Inscrit
    15 juillet 2010 09 h 06
    Pauvreté relative
    La véritable pauvreté je ne l'ai vu qu'en Afrique et seulement chez les noirs car l'Afrique est le continent le plus riche du monde en matières premières . Les Chinois sont en train de l'envahir
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  • NELLIGAN2 - Inscrit
    15 juillet 2010 09 h 50
    LA BEAUTÉ DANS LA PAUVRETÉ
    BEAUDELAIRE a dit:Blanche fille aux cheveux roux, dont la robe par ses trous laisse voir la pauvreté et la beauté. SARTRE: Quand les riches font la guerre , ce sont les pauvres qui meurent....La solution serait assez simple pour éliminer la pauvreté, copier la CHINE, exiger un enfant par famille, éliminer la dictature, que les pays riches en mettent moins sur l'armement et plus dans le blé pour vendre aux pauvres, leur montrer à cultiver le blé et autres céréales adaptées à leur pays, je dis bien vendre car leur donner ils ne planteront rien, c'est moins forçant, exiger de tous les pays qu'ils prêtent ou donnent un petit lopin de terre à chacune des familles afin qu'ils fassent un petit potager, arrêter de leur donner tout cuit dans le bec, comme ici au CANADA, leur donner du bien-être social ok, mais les obliger à donner quelques heures de travail en retour, donne une canne à pêche à l'homme plutôt que lui du poisson cuit dans le bec.... mettre tout ceci en pratique, c'est une autre paire de manches.......Je connais des pauvres avec une belle grandeur d'âme et des riches pauvre d'esprit...........
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    15 juillet 2010 09 h 54
    On résume
    En 2010, le gros des pauvres sont en Inde et en Afrique, chez des peuples non-blancs, non-jaunes, non-chrétiens.

    Est-ce que d'être blancs, jaunes et chrétiens augmentent vos chances de ne pas être pauvres? Poser la question c'est y répondre.

    Faut-il blâmer les gens de ne pas être blancs, jaunes et chrétiens? Non bien bien sûr. Mais est-ce qu'il y a chez les Blancs, les Jaunes et les Chrétiens des valeurs, des qualités, des exemples dont devraient s'inspirer les plus pauvres de la terre? Ben sûr. Mais la rectitude politique est telle qu'on ne peut pas le dire. On ne peut pas dire que l'honnêteté, le travail, la science, le capitalisme, autant de valeurs développées en Occident, mênent plus rapidemetn à la richesse que l'archaisme qu'on trove en Inde et en Afrique
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  • Charles Lavoie-Nadeau - Inscrit
    15 juillet 2010 11 h 04
    Un idéal pragmatique
    Les chiffres sont aux analystes ce que les lampadaires sont aux ivrognes: ils fournissent bien plus un appui qu'un éclairage "Jean Dion". Je suis bien content de voir que cet appui devient de plus en plus solide. Je crois qu'il s'agit d'un avancé important puisque cet indice pourra, j'ose espérer, conrétiser le sens abstrait du terme pauvreté. En effet, ce concept semble assez nébuleux à mes yeux et aux yeux de la (communauté internationale). Lorsqu'on dit investir pour combattre la pauvreté, qu'est-ce qu'on combat au juste? Il faut s'attaquer aux phénomènes concrets qui l'entrainent comme la concentration de la richesse, l'exploitation des ressources sans conscience durable et l'insalubrité. Ce nouvel outil permet de mieux comprendre le problème et éventuellement, de nourrir la solution.

    On ne doit pas pour autant revoir complétement le système économique. En effet, c'est bien ce système qui nous a permis d'atteindre ici, dans les payx occidentaux un système de santé et des conditions sociales aussi avancés. Tout comme la mondialisation qui permet des économies d'échelles et une création de richesse substentielle, ces deux concepts sont des outils essentiels que nous ne ne maitrisont malheureusement pas encore. Ce n'est pas parce qu'un système a des failles qu'il faut le rejeter, il reste aussi la possibilité de l'améliorer, de le nuancer.
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 juillet 2010 11 h 59
    Portrait en HD de la pauvreté
    Je suppose que le raffinement des outils pour mesurer la pauvreté va de pair avec l'augmentation et l'efficacité des moyens pour l'éradiquer. En tout cas le portrait est plus précis et les pays qui se targuent d'avoir une croissance économique fulgurante se verront mettre sous les yeux plus précisément les contradictions de leurs succès, en espérant que ce ne soit pas la volonté qui fasse défaut. À quand un indice ultra-précis sur les causes, un indice ultra-précis sur le degré de volonté des riches de voir la pauvreté disparaître?
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  • Eric Allard - Abonné
    15 juillet 2010 13 h 01
    M. Tremblay le colonialiste
    On peut ne pas être pauvre sans toucher un sou. L'important, c'est la nutrition, les services de santé et l'éducation. L'accumulation de la richesse personnelle de l'occident est l'une des causes premières de la pauvreté du reste du monde.

    Si plusieurs pays n'avaient pas été endettés par leur dictateur auprès de la Banque Mondiale, ils n'auraient pas à forcer les habitants à travailler pour fournir à l'occident les bananes, café, cacao, huile de palme etc qui occupent la majeure partie de leurs terres agricoles.

    Le capitalisme a démontré ses limites, et l'une de celles-ci est qu'il empêche l'accès à tous à une vie de qualité.
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  • Robert Ward - Inscrit
    15 juillet 2010 13 h 02
    «On ne peut pas dire que le capitalisme mênent plus rapidemetn à la richesse»?
    Moi, j'en doute. M. Tremblay nous dit que l'on ne peut pas dire que les valeurs «occidentaux» mènent plus rapidement au développement économique. Mais comment explique-t-il le Consensus de Washington qui continue à influer sur les gouvernements occidentaux, le FMI, et la Banque Mondiale? Qu'est-ce que ces organismes favorisent? L'économie de don? Non, ces organismes favorisent le capitalisme, la libéralisation rapide, et l'idéologie de l'école de Chicago.

    Et la majorité n'en a pas encore profité.
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  • Jean Beaumont - Inscrit
    15 juillet 2010 13 h 03
    En termes de
    « Ces chiffres globaux cachent toutefois des écarts marqués en termes de nature et de gravité... » : je ne comprends pas pourquoi tant de gens, et en particulier des professionnels de la langue, sont attirés par les expressions idiomatiquement anglaises telles que « en termes de ». Plusieurs options existent déjà en français permettant d'éviter d'utiliser cette locution maladroite. Voyez vous-même : 1. « Ces chiffres globaux cachent toutefois des écarts marqués quant à la nature et à la gravité de la pauvreté... » 2. « Ces chiffres globaux cachent toutefois des écarts marqués concernant la nature et la gravité de la pauvreté... » 3. Ces chiffres globaux cachent toutefois des écarts marqués au sujet/à propos de la nature et de la gravité de la pauvreté... », etc.
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    15 juillet 2010 13 h 07
    La pauvreté dans le monde et la prolifération des armes
    Le scandale de cette pauvreté permanente dont la perception afflige même à notre insu nos consciences malheureuses éclabousse le monde devant le spectacle intolérable de la prolifération des armes de plus en plus meurtrières, coûteuses et sophistiquées qui finiront bien un jour par tuer, et surtout des
    civils : enfants. femmes, vieillards.

    Et nous tuerons allègrement au nom de la démocratie, de la création d'emplois dans nos pays grâce à la fabrication d'armes, de la menace terroriste que représenteraient les plus démunis du monde qui crèvent de faim et ne peuvent plus supporter de voir des milliers d'enfants mourir chaque jour d'inanition. Tous les motifs sont bons pour déclencher des guerres. À quand la prochaine ?

    Inutilité relative à plus ou moins long terme de tous les cataplasmes pour se donner bonne conscience.

    Si les grandes réunions internationales s'imposent, un lieu de concertation universelle doit être créé pour établir un changement des priorités et déloger la fabrication d'armes de sa position dominante dans notre liste des tâches essentielles qui s'imposent de toute nécessité au nom de la justice.

    Jacques Lalonde
    Gatineau,
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    15 juillet 2010 15 h 02
    L'esprit de coopération...
    Rodrique, c'est l'esprit de coopération qui augmente la richesse collective. L'esprit de compétition écrase tout le monde au profit de quelques-uns!
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  • Guillaume Baillargeon - Inscrit
    15 juillet 2010 15 h 25
    Abolissons le système capitaliste !!!
    Le capitalisme, c'est bien connu, est responsable de nombreux maux qui affligent notre planète : pauvreté, exploitation, concentration de la richesse, etc, etc, etc.

    Je suis donc d'accord : remplaçons le capitalisme.

    Mais par quoi ?

    Le communisme a démontré son inefficacité comme le prouve l'effondrement du bloc de l'Est avec l'URSS à sa tête. Les gouvernements socialistes ne semblent pas être capable non plus de résoudre les problèmes.

    On remplace donc le capitalisme par quoi ?
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  • Claude Kamps - Inscrit
    15 juillet 2010 16 h 06
    Pour un Maassaï et au Québec
    Pour un Maassaï avoir à manger. un abri est ne pas être pauvre
    Au Québec, même avec un frigidaire et la TV par câble on peut être pauvre...

    La pauvreté n'est que le reflet de la société, une société équilibrée n'a pas de pauvre, mais des gens qui n'ont pas tout...
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  • Eric Folot - Inscrit
    15 juillet 2010 17 h 04
    La pauvreté au Canada est également très inquiétante !
    Il est généralement reconnu que la pauvreté (revenu et statut social) est le déterminant de la santé le plus important . C’est donc celui qui influence le plus l’état de santé d’une population. En 2000-2002, les hommes québécois les plus défavorisés vivaient en moyenne huit ans de moins que les plus favorisés . Ainsi, plus ont est pauvre, plus on est malade et que plus on est riche, plus on est en santé . Il existe donc une inégalité en matière de santé entre les riches et les pauvres . Et cette inégalité est d’autant plus grande que le fossé ou l’écart entre les riches et les pauvres s’élargit. L’OMS est à propos :

    « Même dans les pays les plus développés, les moins riches ont une espérance de vie bien plus courte et sont en moins bonne santé que les plus favorisés. Ces différences non seulement représentent une grande injustice sociale, mais attirent également l’attention du monde scientifique sur certains des facteurs les plus déterminants pour la santé dans les sociétés modernes » .
    Selon le rapport récent de l’OCDE : Croissance et inégalités : distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE (octobre 2008), les taux de pauvreté et d’inégalités des revenus au Canada ont augmenté de 1995 à 2005 au point de dépasser la moyenne des 30 pays membres de l’OCDE. Seuls le Canada et l’Allemagne ont connu une croissance aussi rapide au cours de cette période. Puisque les taux de pauvreté et d’inégalités des revenus au Canada sont en croissance, on peut en déduire que les inégalités en matière de santé, qui en sont le fruit, augmentent également. Or, si l’on désire accroître l’état de santé global de la population, il faut s’attaquer à ce problème d’inégalité en matière de santé. À plus forte raison compte tenu que la pauvreté et ces inégalités sont en croissance.

    Eric Folot
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 juillet 2010 17 h 24
    Cher Rodrigue
    M'est avis que vous diriez bien pire sans un brin d'autocensure que vous appelez "rectitude politique". Il ne faut pas tout mélanger. La rectitude politique a le dos bien large ces derniers temps pour certains, même quand il est question de ne pas dire n'importe quoi, ce qui est plutôt une question de civisme...et de savoir.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    15 juillet 2010 18 h 58
    @allard
    L'accumulation de la richesse personnelle de l'occident n'a rien à voir avec la pauvreté du reste du monde.
    La richesse de nos sociétés vient de l'industrie des services, des services 100% local (pensez juste aux soins de santé et d'éducation). Le reste vient de l'exploitation de nos richesses et de la haute technologie.
    A part le pétrole du sud, les richesses naturelles du sud pèsent très très peu dans notre PIB.
    Bref, l'idée qu'on exploite les richesses du sud est ridicule.
    Suirtout au prix où l'on paie le baril de pétrole, plus de 5 fois le cout d'exploitation!
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  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    15 juillet 2010 19 h 56
    Il faut suivre Joseph Stiglitz...
    Et possiblement remplacer l'argent monodimensionnel, tel que nous le connaissons, par un vecteur, par un n-uplet où sont considérés n paramètres orthogonaux de base. Il faut fragmenter le pouvoir économique qui monopolise de plus en plus nos vies.

    Autrement les capitalistes les plus extrémistes vont continuer de tout s'approprier: sous l'apparence de «créer la richesse» ils vont continuer «d'usurper la richesse»...
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  • Andres Espitia - Inscrit
    15 juillet 2010 20 h 15
    Monsieur Rodrigue Tremblay
    Ma famille est immigrante. Ils vivent à Vancouver. L'expérience de mes parents est plus puissante que ses théories politiques. La pauvreté économique de ce monde n'est pas directement en rapport avec la religion et l'origine ethnique, en réalité, la pauvreté économique celle-ci met en rapport avec les systèmes politiques. Bien que la culture s'il détermine en partie la pauvreté d'un peuple, ait été plus coupable le pouvoir abusif et d'ignorance sur les cultures du monde de dirigeants qu'ils pensent comme vous. Par certain, gustaria me connaître davantage de sur sa pensée politique sur Québec, cela m'intéresse de débattre avec vous.
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  • VITRILLOLA - Inscrite
    15 juillet 2010 20 h 56
    Pauvres ici aussi
    Les salaires stagnent depuis maintenant 30 ans à cause de l'augmentation de la concurrence sur un marché du travail mondialisé, les barrières douanières ayant été supprimées au nom du "libéralisme", permettant la circulation des capitaux et des marchandises. Mais durant ces 10 dernières années, les prix ont été multipliés par 2 pour ce qui pèse le plus lourd dans le budget des ménages, à savoir le logement, l'alimentation et l'énergie. Les classes moyennes ont été massivement appauvries par l'inflation, la précarité et la stagnation des salaires. Des millions de salariés sont désormais pauvres tout en travaillant, avec des revenus insuffisants pour payer les prix devenus exorbitants des loyers, de l'alimentation ou du chauffage, de l'électricité, obligés de recourir à l'aide des Restos ou du Secours catholique, réduits à vivre dans des taudis ou au mieux des logements avec des murs de carton quand ils ne sont pas tout simplement à la rue...

    Dans le même temps, les salaires des élites économiques ont quant à eux suivi l'inflation réelle, avec une augmentation de 20% par an ou plus, sur des bases déjà très élevées. Pendant que le plus grand nombre s'appauvrit, des prédateurs économiques s'enrichissent, phénomène des vases communicants.
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  • Les DIPLOMATES - Inscrit
    15 juillet 2010 23 h 13
    Les DIPLOMATES chez Les PAUVRES (français )
    EN FRANCE
    La population la plus concernée par la pauvreté est la tranche 15–24 ans, avec un taux de 10 % en 2000 pour le seuil relatif de 50 %. Les personnes âgées sont les moins concernées, avec toutefois, une remontée du taux de pauvreté après 80 ans.

    http://www.lepost.fr/article/2010/03/13/1986281_le

    Plus particulièrement :

    * 900 000 enfants de moins de 16 ans (8 %) vivent sous le seuil de pauvreté relative en 2000, taux supérieur à celui de la population (6,5 %) ;
    * 42 000 enfants sont atteints de saturnisme, signe d'un logement vétuste : les peintures au plomb sont interdites aux ouvriers peintres en bâtiment depuis 1915, à tous les professionnels depuis 1948 et totalement depuis 1933. Le risque d'être exposé aujourd'hui au plomb est quatre fois plus important pour des bâtiments construits avant 1915 que par un bâtiment construit entre 1915 et 1948 (source : Sénat français);* 500 000 logements sont insalubres ;
    * 200 000 étudiants sont en situation financière difficile, ce qui conduit certaines personnes a recourir à la prostitution.
    Toutefois, la prise en charge sociale permet à la France d'avoir un des plus bas taux de mortalité infantile au monde malgré cette pauvreté.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pauvreté_en_Fr

    Respectueusement vôtre,

    Les DIPLOMATES
    http://www.lesdiplomates1984.com

    À votre sévice depuis 1984 !
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  • Anna333 - Inscrite
    18 juillet 2010 08 h 21
    Pauvreté
    Y a une chose aussi qui est très déplorable dans tout ça c'est que leurs dirigeants eux vivent dans l'opulence il y a un très grand écart entre riches et pauvres.Allez sur internet voir la maison du président du Zimbabwe et vous allez tout comprendre c'est sûr que lui a une belle toilette pour ses besoins et vous allez tout comprendre, ça fait vraiment c......Dans ces pays-là les gens pourraient avoir le minimum de confort au moins des choses très essentielles .Si leurs dirigeants ne manquent pas de ces choses-là ben qu'ils voient mieux aux intérêtsde ceux qui votent pour pour ces derniers et aussi améliorer le système de santé si y en ont un, ah oui c'est vrai leurs dirigeants eux sont bien soignés oui oui c'est tout ce qui compte.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    20 juillet 2010 14 h 25
    La corruption des élites
    À titre d'exemple, le Nigéria est assis sur des centaines de millions de barils de pétrole. Depuis le début de l'exploitation du brut dans ce pays, il a reçu plus de 300 milliards de dollars en redevances. Mais le niveau de vie des habitants n'a pas augmenté d'un iota...
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  • maxime belley - Inscrit
    21 juillet 2010 15 h 31
    si il y a trop de pauvres
    c'est qu'il y a trop de riches.
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  • Kaomax - Inscrit
    25 juillet 2010 04 h 39
    Politique et pauvreté
    Pendant que les élus des 4 coins de la planète sont plus préoccuper à s'en mettre plein les poches (regardons les scandales, la corruption et les autres portraits très actuels de nos politiciens maison et c'est la même chose dans tous les pays, peu importe les systèmes politiques) la société s'appauvrie et c'est fort probablement l'objectif en arrière scène...

    Parce que c'est beaucoup plus facile de diriger un peuple qui a faim, qu'un peuple éduqué et capable de distinguer la corruption.

    Curieusement, il y a moins de 500 ans, la terre comportait combien d'âme selon vous ? Biensur cette période ne comptait pas de statistique et nous ne connaissons pas non plus la démographie des peuples aborigènes, avant la période de colonisation. Mais je suis certain que nous étions bien en dessous du tiers de la population actuelle.

    Les occidentaux ont compris que pour permettre à des enfants de bien partir dans la vie, 1 ou 2 descendant était déjà une charge financière considérable. Mais chez beaucoup d'autre peuple, dont la Chine, ça ne fait pas plusieurs années qu'il y a un "quota" pour les naissances.

    Devrons nous en arriver à stériliser une partie de la planète, pour que les gens comprennent.
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  • Jean P. Comeau - Inscrit
    25 juillet 2010 22 h 52
    Hélas, ça ne veut rien dire
    Hélas, trois fois hélas, cet article ne dit presque rien.

    Bon. Des chercheurs ont une nouvelle définition de la pauvreté. Et ils arrive à 1,7 milliards de pauvres. Si vous le voulez, je peux créer un nouvel indice qui arrivera à 2 milliards. Ou 2,3 milliards. Dites votre chiffre, je peux fabriquer l'indice qui y arrivera. Alors pour moi, le 1,7 milliards ne signifie rien.

    Mais si on avait pris la peine de préciser qu'en appliquant exactement le même indice il y a 20 ans le nombre de pauvres était de 2,4 milliards, alors là je pourrais trouver cela intéressant!

    La moindre des choses lorsqu'on invente une nouvelle définition serait de la contextualiser, de la rendre comparable. Là, c'est comme si je disais que j'invente une nouvelle unité de mesure de longueur, le rhu et que je vous dis que je mesure 16 rhus. Je suis grand, n'est-ce pas!
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