Sakineh Mohammadi ne sera pas lapidée, indique Téhéran
Londres — Une vaste campagne de mobilisation internationale semble avoir conduit la République islamique d'Iran à renoncer à lapider une femme accusée d'adultère, à en croire l'ambassade d'Iran à Londres qui ne précise pas pour autant si elle sera graciée.
«Selon les informations transmises par les autorités judiciaires compétentes en Iran, [Sakineh Mohammadi Ashtiani] ne sera pas lapidée», a annoncé l'ambassade d'Iran à Londres dans un communiqué cité par le Times et le Guardian. Le communiqué ne précise toutefois pas si la condamnée, âgée de 43 ans, sera épargnée ou finalement exécutée par pendaison, soulignent les quotidiens britanniques.
Dans la soirée, le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a indiqué qu'elle serait «particulièrement ravie» si ces informations étaient exactes, mais n'en avait aucune «confirmation officielle».
Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui est emprisonnée à Tabriz depuis 2006, dit avoir avoué un adultère sous la contrainte. Son avocat, Mohammad Mostafavi, a indiqué hier «ne pas avoir été informé d'un arrêt de l'application de la peine». «Ma cliente se trouve toujours en prison», a-t-il précisé par téléphone.
«Il reste à voir si les autorités judiciaires en Iran vont confirmer le communiqué de l'ambassade et ordonner une révision du procès. Nous restons inquiets sur le sort de cette femme et de sa famille», a souligné Drewery Dyke, spécialiste du Proche-Orient à Amnesty International, interrogé par l'AFP.
La sentence de lapidation avait suscité de nombreuses condamnations de par le monde, Washington et Londres en tête. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait qualifié jeudi la sentence de «moyenâgeuse», estimant que si elle était mise à exécution, cette lapidation provoquerait «dégoût et horreur dans le monde».
«La lapidation comme moyen de mise à mort s'apparente à de la torture. C'est un acte barbare et odieux», a déclaré de son côté à Washington un porte-parole du département d'État, Mark Toner.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, «révolté», a appelé les responsables iraniens à ce que «le sentiment d'humanité l'emporte».
Campagne internationale
Les enfants de la condamnée ont mené une campagne internationale pour sa libération, qui «progresse bien», a déclaré son fils Sajad au Guardian jeudi. «On m'a donné la permission de lui parler et elle est très reconnaissante aux gens du monde entier pour la soutenir».
Le Times avait lancé une campagne pour faire annuler la lapidation et publié une lettre ouverte signée par plus de 80 personnalités, dont l'ex-secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, trois anciens ministres britanniques des Affaires étrangères et Jose Ramos-Horta, président du Timor Oriental et Prix Nobel de la Paix.
Les acteurs américains Robert De Niro et Robert Redford, l'actrice française Juliette Binoche et son compatriote le philosophe Bernard-Henri Levy, figurent au nombre des signataires.
Mme Ashtiani a été condamnée le 15 mai 2006 pour avoir eu «une relation illégale» avec deux hommes après la mort de son mari. Elle a reçu 99 coups de fouet conformément à sa sentence.
En septembre dernier, à l'occasion du procès d'un homme accusé d'avoir tué son mari, un autre tribunal a entamé des poursuites à son encontre pour adultère pour des faits survenus avant la mort de son époux. Bien qu'elle soit revenue sur ses aveux, qu'elle dit avoir fait sous la contrainte, elle a été jugée coupable. La lapidation punit l'«adultère commis en étant marié».
Au moins huit autres femmes et trois hommes courent le risque d'être lapidés en Iran, selon Amnesty International.
«Selon les informations transmises par les autorités judiciaires compétentes en Iran, [Sakineh Mohammadi Ashtiani] ne sera pas lapidée», a annoncé l'ambassade d'Iran à Londres dans un communiqué cité par le Times et le Guardian. Le communiqué ne précise toutefois pas si la condamnée, âgée de 43 ans, sera épargnée ou finalement exécutée par pendaison, soulignent les quotidiens britanniques.
Dans la soirée, le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a indiqué qu'elle serait «particulièrement ravie» si ces informations étaient exactes, mais n'en avait aucune «confirmation officielle».
Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui est emprisonnée à Tabriz depuis 2006, dit avoir avoué un adultère sous la contrainte. Son avocat, Mohammad Mostafavi, a indiqué hier «ne pas avoir été informé d'un arrêt de l'application de la peine». «Ma cliente se trouve toujours en prison», a-t-il précisé par téléphone.
«Il reste à voir si les autorités judiciaires en Iran vont confirmer le communiqué de l'ambassade et ordonner une révision du procès. Nous restons inquiets sur le sort de cette femme et de sa famille», a souligné Drewery Dyke, spécialiste du Proche-Orient à Amnesty International, interrogé par l'AFP.
La sentence de lapidation avait suscité de nombreuses condamnations de par le monde, Washington et Londres en tête. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait qualifié jeudi la sentence de «moyenâgeuse», estimant que si elle était mise à exécution, cette lapidation provoquerait «dégoût et horreur dans le monde».
«La lapidation comme moyen de mise à mort s'apparente à de la torture. C'est un acte barbare et odieux», a déclaré de son côté à Washington un porte-parole du département d'État, Mark Toner.
Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, «révolté», a appelé les responsables iraniens à ce que «le sentiment d'humanité l'emporte».
Campagne internationale
Les enfants de la condamnée ont mené une campagne internationale pour sa libération, qui «progresse bien», a déclaré son fils Sajad au Guardian jeudi. «On m'a donné la permission de lui parler et elle est très reconnaissante aux gens du monde entier pour la soutenir».
Le Times avait lancé une campagne pour faire annuler la lapidation et publié une lettre ouverte signée par plus de 80 personnalités, dont l'ex-secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, trois anciens ministres britanniques des Affaires étrangères et Jose Ramos-Horta, président du Timor Oriental et Prix Nobel de la Paix.
Les acteurs américains Robert De Niro et Robert Redford, l'actrice française Juliette Binoche et son compatriote le philosophe Bernard-Henri Levy, figurent au nombre des signataires.
Mme Ashtiani a été condamnée le 15 mai 2006 pour avoir eu «une relation illégale» avec deux hommes après la mort de son mari. Elle a reçu 99 coups de fouet conformément à sa sentence.
En septembre dernier, à l'occasion du procès d'un homme accusé d'avoir tué son mari, un autre tribunal a entamé des poursuites à son encontre pour adultère pour des faits survenus avant la mort de son époux. Bien qu'elle soit revenue sur ses aveux, qu'elle dit avoir fait sous la contrainte, elle a été jugée coupable. La lapidation punit l'«adultère commis en étant marié».
Au moins huit autres femmes et trois hommes courent le risque d'être lapidés en Iran, selon Amnesty International.
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