samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

G8 et G20: la planète ne souffre pas seulement de déséquilibre budgétaire, rappelle Ban Ki-moon

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a laissé diplomatiquement entendre hier que les efforts des pays les plus développés pour juguler la crise économique par un rééquilibrage rapide des dépenses étatiques ne devraient pas se faire «sur le dos des plus pauvres de la planète», les principales victimes des changements climatiques.

Le secrétaire général a fait cette remarque hier à son retour du sommet du G20, où les pays membres se sont engagés à réduire leurs déficits respectifs de 50 % d'ici à 2013.

Ces remarques étaient d'autant plus pertinentes que le bilan du sommet publié hier par l'Union européenne ne fait aucune mention des deux priorités ramenées sur le tapis par le secrétaire général de l'ONU, soit les engagements des pays développés faits à Copenhague de verser 30 milliards par année en aide d'urgence pour l'adaptation des pays en développement aux changements climatiques.

Ban Ki-moon a aussi rappelé que les pays développés se sont encore plus récemment engagés à verser 5,3 milliards pour la reconstruction d'Haïti. Et, a-t-il ajouté, seulement 40 millions provenant du Brésil avaient effectivement été versés au fonds spécial de relance, soit moins de 1 % des sommes promises.

Dans leur réaction conjointe, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, se sont félicités de la «convergence» des solutions économiques retenues contre la crise économique mondiale et de la vision commune pour une «croissante forte, viable et équilibrée». Ils se sont aussi déclarés enchantés de voir qu'on avait convenu à Toronto de «cibles minimales de réduction des déficits» et de rendre le secteur financier plus résistant aux crises et aux risques d'effondrement.

Mais pas un mot dans la longue déclaration de l'Union européenne sur la lutte contre les changements climatiques, sur l'aide à Haïti et aux pays en développement, hormis le souhait de voir les pourparlers de Doha redémarrer d'ici le prochain sommet de Séoul.

Pour les groupes écologistes canadiens, le sommet de Toronto est soit un match nul ou un échec. Le commentaire le plus percutant est venu de Robert Bailey, d'Oxfam International, pour qui «les leaders du G8 ont voulu cacher leur échec de respecter leur engagement visant à augmenter leur aide aux pays en développement, contractés à Glenneagles. Ils ont plutôt confirmé qu'ils voleraient ce qui reste pour payer la facture des changements climatiques. Les fonds destinés au climat doivent plutôt s'ajouter aux fonds destinés à l'aide internationale, et non pas simplement recycler, renommer ou réemballer les mêmes sommes.»

Virginie Lambert-Ferry, de Greenpeace, a vu dans les conclusions du G8 un cocktail de «fausses solutions» avec l'accent mis sur le captage et l'enfouissement de carbone ainsi que sur les biocarburants.

Steven Guilbeault, d'Équiterre, a souligné de son côté que l'absence de progrès dans le dossier du climat «est une indication claire qu'après avoir paralysé toute action au Canada dans les quatre dernières années, le gouvernement Harper a réussi à faire de même au sein du G8».
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Claudette Piché - Inscrite
    29 juin 2010 09 h 30
    SOLUTION...
    Non seulement rien de concret n'est sorti du G20, plus d'un milliard de dollars est " sorti " de nos poches canadiennes.
    On a promis 5.3 milliards pour la reconstruction d'Haîti et on dépense plus d'un milliard pour 3 jours à Toronto. Dites-moi que je rêve, que c'est un cauchemar, que je vais me réveiller bientôt.
    J'ai une solution à proposer aux pays du G 20.
    On devrait construire, en plein milieu du désert australien un " bunker " permanent qui servirait de lieu pour ces rencontres. Ce " bunker " coûterait sans doute moins cher que ce que la sécurité a coûté à Toronto pour quelques jours et tous les pays du G 20 paieraient une fois pour toutes.
    Et en plein milieu du désert, peu de chance de voir s'approcher des manifestants pacifiques ou pas. Les manifestants peuvent manifester n'importe quand et dans n'importe quel pays.
    Et pour que ma solution soit vraiment à toutes épreuves, AUCUNE publicité ne serait faite AVANT le sommet.
    Ce "bunker " pourrait servir en outre à toutes sortes d'autres sommets.
    Ces sommets sont sensés être des réunions de travail...alors faire un lac artificiel pour épater la visite,comme ce qu'on a fait ici, relève de l'insanité. Il y a des coups de pieds au c... qui se perdent !
    Un bunker...je peux toujours rêver !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012