Lettres - Honorer sa propre motion
Ban Ki-moon, en visite dernièrement au Cameroun, appelait «à moins de paroles et à davantage d'actes» pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Parmi ceux-ci figure la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim. Le microcrédit, sans être une panacée, est reconnu comme une arme efficace contre la misère et la faim. En ayant accès à des prêts peu élevés, les personnes rejointes par les organismes de microfinancement, en majorité des femmes, montent ou consolident des petites entreprises génératrices de revenus issus de l'agriculture, de l'alimentation, de l'artisanat...
Sur une base annuelle, plus de 100 millions de personnes auraient recours actuellement au microcrédit. Parmi les organisations en la matière connues, mentionnons la Grameen Bank fondée par Muhammad Yunus au Bengla Desh, Jamii Bora, au Kenya et Fonkose, en Haïti.
Ce mouvement implique-t-il les plus pauvres dans les pays en développement? Pas toujours. C'est ce segment de population qu'une motion, votée récemment à l'unanimité à la Chambre des communes, propose d'atteindre: «... le gouvernement devrait envisager de fournir des fonds supplémentaires, au cours des douze prochains mois, à des organisations compétentes dans le but de fournir des prêts de microcrédit destinés aux personnes vivant avec moins de 1,25 $ par jour dans les pays les moins avancés». Ces derniers se chiffraient en 2005, selon la Banque mondiale, à 1,4 milliard d'individus. Notre gouvernement fédéral, qui n'hésite pas à engloutir plus d'un milliard de dollars pour le G8 et le G20, ne pourrait-il honorer, par l'intermédiaire de l'ACDI, cette motion que ses propres députés ont appuyée?
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Michel Thiénot - Montréal, le 19 juin 2010
Sur une base annuelle, plus de 100 millions de personnes auraient recours actuellement au microcrédit. Parmi les organisations en la matière connues, mentionnons la Grameen Bank fondée par Muhammad Yunus au Bengla Desh, Jamii Bora, au Kenya et Fonkose, en Haïti.
Ce mouvement implique-t-il les plus pauvres dans les pays en développement? Pas toujours. C'est ce segment de population qu'une motion, votée récemment à l'unanimité à la Chambre des communes, propose d'atteindre: «... le gouvernement devrait envisager de fournir des fonds supplémentaires, au cours des douze prochains mois, à des organisations compétentes dans le but de fournir des prêts de microcrédit destinés aux personnes vivant avec moins de 1,25 $ par jour dans les pays les moins avancés». Ces derniers se chiffraient en 2005, selon la Banque mondiale, à 1,4 milliard d'individus. Notre gouvernement fédéral, qui n'hésite pas à engloutir plus d'un milliard de dollars pour le G8 et le G20, ne pourrait-il honorer, par l'intermédiaire de l'ACDI, cette motion que ses propres députés ont appuyée?
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Michel Thiénot - Montréal, le 19 juin 2010
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