Sommet de Charm el-Cheikh - Bush vante les mérites du plan de paix
Israël libère 91 militants palestiniens
4 juin 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Retrouvailles familiales dans un camp de réfugiés palestiniens à Bethléem.
Charm el-Cheikh — Le président George W. Bush a lancé hier, lors de sa première visite au Proche-Orient, un message ferme contre le terrorisme et a proclamé son engagement à voir naître un État palestinien, mais il n'a pu obtenir de ses alliés arabes la promesse de normaliser leurs relations avec Israël.
Les cinq dirigeants arabes réunis avec M. Bush à Charm el-Cheikh ont eux aussi réaffirmé leur soutien à la «feuille de route», le plan de paix international dont les modalités d'application seront le thème majeur d'un deuxième sommet réunissant aujourd'hui à Aqaba (Jordanie) le premier ministre israélien, Ariel Sharon, son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, et M. Bush.
«La terreur menace mon pays, la terreur menace les États arabes, la terreur menace l'État d'Israël, la terreur menace l'émergence d'un État palestinien. La terreur doit être combattue et doit être vaincue», a martelé M. Bush, qui s'exprimait en présence de ses alliés arabes dans le décor paradisiaque de cette station balnéaire du Sinaï.
Précédant cet appel, le président égyptien, Hosni Moubarak, dans une déclaration distincte, s'est engagé au nom de ses pairs saoudien, bahreini, jordanien et palestinien à «employer tous les moyens possibles [...] pour empêcher l'arrivée de tout appui aux organisations terroristes».
Le président américain a réaffirmé sa «vision» de deux États, l'un palestinien et l'autre israélien, vivant côte à côte et en bonne intelligence. «Vous, Monsieur, vous avez une responsabilité et vous l'assumez, a-t-il déclaré à l'intention de M. Abbas, qu'il rencontrait pour la première fois, et que ce sommet a placé au même plan que les chefs d'État arabes. Je veux travailler avec vous comme avec les autres dirigeants qui sont ici.»
Ce premier voyage du président américain en Égypte et en Jordanie a pour but de faire démarrer l'application de la «feuille de route», approuvée par les Palestiniens et Israël, lequel a toutefois émis des réserves. Ce plan prévoit la création par étapes d'un État palestinien d'ici à 2005.
M. Moubarak a de son côté assuré que les parties arabes (Égypte, Arabie, Jordanie, Bahreïn et Autorité palestinienne) «appuient la "feuille de route"» et a demandé à Israël «d'appliquer la totalité de ses engagements stipulés» par ce document qui prévoit notamment le démantèlement des colonies sauvages.
Pour le président américain, la paix et la stabilité dans la région passent par le développement économique. Il a ainsi répété sa proposition de créer une zone de libre-échange entre les États-Unis et les pays du Proche-Orient, dont Israël, d'ici à dix ans.
L'armée israélienne a libéré hier 91 détenus palestiniens, dans le cadre d'une série de mesures d'allégement promises la semaine dernière. «C'est un pas positif qui va créer un climat propice [à la poursuite] des négociations», a déclaré le ministre palestinien chargé du dossier des prisonniers, Hicham Abdelrazeq. Le doyen des prisonniers palestiniens Ahmed Jbarra Abou Soukkar, 69 ans, membre du Fatah, principale composante de l'OLP, a notamment été élargi, après avoir purgé 27 ans de détention pour un attentat sanglant à Jérusalem-Ouest.
La veille, Israël avait relâché Tayssir Khaled, membre du comité exécutif de l'OLP et du bureau politique du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), emprisonné depuis six mois.
Les cinq dirigeants arabes réunis avec M. Bush à Charm el-Cheikh ont eux aussi réaffirmé leur soutien à la «feuille de route», le plan de paix international dont les modalités d'application seront le thème majeur d'un deuxième sommet réunissant aujourd'hui à Aqaba (Jordanie) le premier ministre israélien, Ariel Sharon, son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, et M. Bush.
«La terreur menace mon pays, la terreur menace les États arabes, la terreur menace l'État d'Israël, la terreur menace l'émergence d'un État palestinien. La terreur doit être combattue et doit être vaincue», a martelé M. Bush, qui s'exprimait en présence de ses alliés arabes dans le décor paradisiaque de cette station balnéaire du Sinaï.
Précédant cet appel, le président égyptien, Hosni Moubarak, dans une déclaration distincte, s'est engagé au nom de ses pairs saoudien, bahreini, jordanien et palestinien à «employer tous les moyens possibles [...] pour empêcher l'arrivée de tout appui aux organisations terroristes».
Le président américain a réaffirmé sa «vision» de deux États, l'un palestinien et l'autre israélien, vivant côte à côte et en bonne intelligence. «Vous, Monsieur, vous avez une responsabilité et vous l'assumez, a-t-il déclaré à l'intention de M. Abbas, qu'il rencontrait pour la première fois, et que ce sommet a placé au même plan que les chefs d'État arabes. Je veux travailler avec vous comme avec les autres dirigeants qui sont ici.»
Ce premier voyage du président américain en Égypte et en Jordanie a pour but de faire démarrer l'application de la «feuille de route», approuvée par les Palestiniens et Israël, lequel a toutefois émis des réserves. Ce plan prévoit la création par étapes d'un État palestinien d'ici à 2005.
M. Moubarak a de son côté assuré que les parties arabes (Égypte, Arabie, Jordanie, Bahreïn et Autorité palestinienne) «appuient la "feuille de route"» et a demandé à Israël «d'appliquer la totalité de ses engagements stipulés» par ce document qui prévoit notamment le démantèlement des colonies sauvages.
Pour le président américain, la paix et la stabilité dans la région passent par le développement économique. Il a ainsi répété sa proposition de créer une zone de libre-échange entre les États-Unis et les pays du Proche-Orient, dont Israël, d'ici à dix ans.
L'armée israélienne a libéré hier 91 détenus palestiniens, dans le cadre d'une série de mesures d'allégement promises la semaine dernière. «C'est un pas positif qui va créer un climat propice [à la poursuite] des négociations», a déclaré le ministre palestinien chargé du dossier des prisonniers, Hicham Abdelrazeq. Le doyen des prisonniers palestiniens Ahmed Jbarra Abou Soukkar, 69 ans, membre du Fatah, principale composante de l'OLP, a notamment été élargi, après avoir purgé 27 ans de détention pour un attentat sanglant à Jérusalem-Ouest.
La veille, Israël avait relâché Tayssir Khaled, membre du comité exécutif de l'OLP et du bureau politique du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), emprisonné depuis six mois.
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