Ottawa n'a pas réclamé le retour de ses ressortissants
Ottawa — Finalement, Israël a annoncé hier soir que tous les étrangers arrêtés lundi lors du raid naval seraient expulsés. Mais pendant les quelques heures où cette question était encore en suspens, le gouvernement canadien a encore fait cavalier seul en n'exigeant pas le retour immédiat de ses trois ressortissants. Les conservateurs estimaient qu'il n'était pas nécessaire de «faire du bruit».
Les chiffres officiels fournis par Israël font état de 679 personnes interpellées lors de l'interception des navires d'aide humanitaire destinée à la bande de Gaza. De ce nombre, 45 avaient accepté d'être expulsés. Les autres avaient été conduits à la prison de Beersheva.
Au moins trois de ces prisonniers sont des Canadiens. Kevin Neish, 53 ans, est un militant pour la justice sociale. L'homme de Colombie-Britannique s'est déjà rendu au Guatemala et en Colombie pour jouer les boucliers humains. Mary Hughes Thompson, une dame de 76 ans originaire de Guelph, en Ontario, est à la tête de la campagne Free Gaza (Libérons Gaza). À l'origine, ses bénévoles vendaient des pâtisseries pour financer l'initiative. Le troisième Canadien est le journaliste Abbas al-Lawati, un diplômé en sciences politiques de l'Université Concordia qui travaille pour le journal Gulf News, aux Émirats Arabes unis. Aucun Canadien n'a été blessé pendant l'attaque de lundi, confirme le ministère des Affaires étrangères.
Pendant la journée hier, le Conseil de sécurité de l'ONU et la France, notamment, ont réclamé la libération immédiate de tous les prisonniers faits en eaux internationales. À Ottawa, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont demandé au gouvernement s'il allait les imiter.
«Je demande si ce gouvernement, qui aspire [à siéger] au Conseil de sécurité, va appuyer la demande faite clairement par le Conseil de sécurité pour une enquête indépendante, transparente et conforme aux normes internationales, ainsi que la libération des prisonniers par les autorités israéliennes», a demandé le chef du Bloc, Gilles Duceppe.
Le premier ministre Stephen Harper a simplement répondu qu'il s'attendait «à ce que les faits soient présentés par toutes les parties impliquées dans cet incident». Il a par la suite ajouté: «Je ne commenterai évidemment pas les cas consulaires spécifiques, mais le gouvernement a évidemment un accès consulaire et fournit des services consulaires à ces individus.» À aucun moment il n'a demandé le retour rapide des trois Canadiens.
À la sortie de la Chambre, le ministre d'État aux Affaires étrangères, Peter Kent, a été plus direct. «Le Canada ne croit pas qu'il soit nécessaire de faire beaucoup de bruit dans ce cas-ci.»
Pour le chef du NPD, Jack Layton, il s'agit d'une réponse «tiède». Il n'a pas voulu dire s'il considérait légale ou non l'intervention d'Israël en eaux internationales. «Nous n'avons pas encore assez de détails», s'est-il justifié.
Le chef libéral, Michael Ignatieff, n'a pas voulu non plus s'aventurer sur cette pente glissante de la légalité de l'intervention israélienne. Il a toutefois qualifié les événements de lundi «d'incident regrettable qui a endommagé le processus de paix».
Les chiffres officiels fournis par Israël font état de 679 personnes interpellées lors de l'interception des navires d'aide humanitaire destinée à la bande de Gaza. De ce nombre, 45 avaient accepté d'être expulsés. Les autres avaient été conduits à la prison de Beersheva.
Au moins trois de ces prisonniers sont des Canadiens. Kevin Neish, 53 ans, est un militant pour la justice sociale. L'homme de Colombie-Britannique s'est déjà rendu au Guatemala et en Colombie pour jouer les boucliers humains. Mary Hughes Thompson, une dame de 76 ans originaire de Guelph, en Ontario, est à la tête de la campagne Free Gaza (Libérons Gaza). À l'origine, ses bénévoles vendaient des pâtisseries pour financer l'initiative. Le troisième Canadien est le journaliste Abbas al-Lawati, un diplômé en sciences politiques de l'Université Concordia qui travaille pour le journal Gulf News, aux Émirats Arabes unis. Aucun Canadien n'a été blessé pendant l'attaque de lundi, confirme le ministère des Affaires étrangères.
Pendant la journée hier, le Conseil de sécurité de l'ONU et la France, notamment, ont réclamé la libération immédiate de tous les prisonniers faits en eaux internationales. À Ottawa, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont demandé au gouvernement s'il allait les imiter.
«Je demande si ce gouvernement, qui aspire [à siéger] au Conseil de sécurité, va appuyer la demande faite clairement par le Conseil de sécurité pour une enquête indépendante, transparente et conforme aux normes internationales, ainsi que la libération des prisonniers par les autorités israéliennes», a demandé le chef du Bloc, Gilles Duceppe.
Le premier ministre Stephen Harper a simplement répondu qu'il s'attendait «à ce que les faits soient présentés par toutes les parties impliquées dans cet incident». Il a par la suite ajouté: «Je ne commenterai évidemment pas les cas consulaires spécifiques, mais le gouvernement a évidemment un accès consulaire et fournit des services consulaires à ces individus.» À aucun moment il n'a demandé le retour rapide des trois Canadiens.
À la sortie de la Chambre, le ministre d'État aux Affaires étrangères, Peter Kent, a été plus direct. «Le Canada ne croit pas qu'il soit nécessaire de faire beaucoup de bruit dans ce cas-ci.»
Pour le chef du NPD, Jack Layton, il s'agit d'une réponse «tiède». Il n'a pas voulu dire s'il considérait légale ou non l'intervention d'Israël en eaux internationales. «Nous n'avons pas encore assez de détails», s'est-il justifié.
Le chef libéral, Michael Ignatieff, n'a pas voulu non plus s'aventurer sur cette pente glissante de la légalité de l'intervention israélienne. Il a toutefois qualifié les événements de lundi «d'incident regrettable qui a endommagé le processus de paix».
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