Sharon desserre l'étau
Action de propagande en vue du sommet d'Aqaba, disent les Palestiniens
2 juin 2003
Actualités internationales
Ramallah — Israël a allégé dans la nuit de samedi à hier le bouclage imposé aux territoires palestiniens depuis plus de deux ans, à trois jours du sommet d'Aqaba (Jordanie), à l'occasion d'une série de «gestes de bonne volonté».
Mais cette mesure, qui ne concerne à ce stade que quelques milliers d'ouvriers palestiniens, a été minimisée par l'Autorité palestinienne et même présentée comme une action de propagande.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon a également envisagé hier le démantèlement de colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet.
«Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales» à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon au cours du conseil des ministres hebdomadaire.
En acceptant le plan de paix international baptisé «feuille de route», Israël s'est en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonction du premier gouvernement Sharon, en mars 2001.
L'assouplissement du bouclage doit «permettre dans les prochains jours à 25 000 ouvriers palestiniens, dont 15 000 venant de la bande de Gaza, de se rendre en Israël pour y travailler», a déclaré à l'AFP le colonel Shimshon Arbel, chargé par l'administration militaire de ces questions. Il a par ailleurs rappelé qu'Israël autorisait désormais 8000 commerçants palestiniens à se rendre en Israël. Toutefois, hier après-midi, seuls quelque 5000 ouvriers avaient franchi le poste de contrôle israélien d'Erez, à l'entrée nord de la bande de Gaza, selon l'armée israélienne.
Avant le début de l'Intifada, fin septembre 2000, près d'un quart de million de Palestiniens venaient chaque jour travailler en Israël, avec ou sans permis de travail.
Un conseiller du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a cependant estimé qu'il n'y avait «pas eu jusqu'à présent d'allègement effectif».
Le ministre palestinien chargé des Affaires gouvernementales, Yasser Abed Rabbo, a même qualifié de «mensonge» l'annonce par Israël de la «levée du bouclage total».
Le ministre palestinien de la Culture Ziad Abou Amr, chargé des contacts avec les islamistes du mouvement radical Hamas, a écarté quant à lui toute annonce d'un cessez-le-feu général avec Israël lors du sommet d'Aqaba. «Il est clair qu'il sera impossible d'annoncer un cessez-le-feu d'ici au sommet ou lors de celui-ci», a-t-il déclaré à l'AFP. Il s'est toutefois déclaré optimiste sur la possibilité d'aboutir prochainement à un accord avec le Hamas et les autres groupes radicaux palestiniens, indiquant que les contacts allaient se poursuivre avec des représentants du Hamas.
Le quotidien israélien Maariv écrit cependant hier qu'Israéliens et Palestiniens devraient annoncer au sommet d'Aqaba «un cessez-le-feu général pour une durée initiale de trois semaines».
Mais cette mesure, qui ne concerne à ce stade que quelques milliers d'ouvriers palestiniens, a été minimisée par l'Autorité palestinienne et même présentée comme une action de propagande.
Le premier ministre israélien Ariel Sharon a également envisagé hier le démantèlement de colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet.
«Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales» à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon au cours du conseil des ministres hebdomadaire.
En acceptant le plan de paix international baptisé «feuille de route», Israël s'est en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonction du premier gouvernement Sharon, en mars 2001.
L'assouplissement du bouclage doit «permettre dans les prochains jours à 25 000 ouvriers palestiniens, dont 15 000 venant de la bande de Gaza, de se rendre en Israël pour y travailler», a déclaré à l'AFP le colonel Shimshon Arbel, chargé par l'administration militaire de ces questions. Il a par ailleurs rappelé qu'Israël autorisait désormais 8000 commerçants palestiniens à se rendre en Israël. Toutefois, hier après-midi, seuls quelque 5000 ouvriers avaient franchi le poste de contrôle israélien d'Erez, à l'entrée nord de la bande de Gaza, selon l'armée israélienne.
Avant le début de l'Intifada, fin septembre 2000, près d'un quart de million de Palestiniens venaient chaque jour travailler en Israël, avec ou sans permis de travail.
Un conseiller du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina, a cependant estimé qu'il n'y avait «pas eu jusqu'à présent d'allègement effectif».
Le ministre palestinien chargé des Affaires gouvernementales, Yasser Abed Rabbo, a même qualifié de «mensonge» l'annonce par Israël de la «levée du bouclage total».
Le ministre palestinien de la Culture Ziad Abou Amr, chargé des contacts avec les islamistes du mouvement radical Hamas, a écarté quant à lui toute annonce d'un cessez-le-feu général avec Israël lors du sommet d'Aqaba. «Il est clair qu'il sera impossible d'annoncer un cessez-le-feu d'ici au sommet ou lors de celui-ci», a-t-il déclaré à l'AFP. Il s'est toutefois déclaré optimiste sur la possibilité d'aboutir prochainement à un accord avec le Hamas et les autres groupes radicaux palestiniens, indiquant que les contacts allaient se poursuivre avec des représentants du Hamas.
Le quotidien israélien Maariv écrit cependant hier qu'Israéliens et Palestiniens devraient annoncer au sommet d'Aqaba «un cessez-le-feu général pour une durée initiale de trois semaines».
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