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Marée noire aux États-Unis - «BP est responsable» et «paiera»

Le président américain semonce la pétrolière britannique et évoque une catastrophe «peut-être sans précédent»

Un premier oiseau touché, un fou de Bassan, a été démazouté par une association embauchée par BP.
Photo : Agence France-Presse Mark Ralston
Un premier oiseau touché, un fou de Bassan, a été démazouté par une association embauchée par BP.
Venice, États-Unis — Le président américain, Barack Obama, a qualifié hier la marée noire, qui a commencé à toucher la Louisiane, de catastrophe «peut-être sans précédent», au cours de sa première visite sur place pour examiner le dispositif d'intervention. Non sans égratigner BP qu'il tient pour «responsable de cette fuite».

«Je pense que les Américains se rendent compte, c'est d'ailleurs certainement le cas des gens d'ici, que nous sommes confrontés à une catastrophe écologique peut-être sans précédent», a déclaré M. Obama à Venice, une des communes côtières les plus menacées par la marée noire provoquée par l'explosion d'une plateforme pétrolière le 20 avril.

«En tant que président des États-Unis, je ne ménagerai pas mes efforts pour répondre à cette crise», a-t-il promis, soulignant qu'elle risquait «de se prolonger longtemps» et de «menacer les moyens d'existence de milliers d'Américains».

Le président a défendu son administration, critiquée pour la lenteur de sa réaction. «Le gouvernement fédéral a lancé et coordonné une intervention où tous les acteurs sont impliqués, sans relâche, depuis le premier jour», a-t-il dit.

Il a incriminé en revanche la compagnie britannique BP, qui exploitait la plateforme Deepwater Horizon, à environ 70 km des côtes. Le puits foré sous la plateforme fuit, lâchant chaque jour quelque 800 000 litres de pétrole en mer. «Que les choses soient bien claires: BP est responsable de cette fuite. BP paiera», a-t-il lancé devant la presse.

La compagnie britannique travaille sur trois fronts pour tenter de stopper la fuite. Six robots sous-marins tentent de fermer la valve de sécurité du puits, qui pèse 450 tonnes, et la compagnie a commencé à forer des puits de secours pour réduire la pression et injecter un enduit pour colmater définitivement les fuites.

La première opération a échoué pour le moment, et la seconde pourrait prendre jusqu'à trois mois. BP compte donc sur la fabrication d'un énorme «couvercle» de confinement de 70 tonnes à poser sur le fond de la mer pour boucher la sortie du puits. Le président de BP America, Lamar McKay, a déclaré hier que la fabrication de ce «couvercle» était quasi terminée et qu'il «serait sans doute déployé dans six à huit jours».

Or, le temps presse. Si la tête de puits lâche, la fuite «pourrait dépasser les 16 millions de litres par jour», a averti sur CNN l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner les opérations. M. McKay a déclaré que l'accident de la plateforme était dû à «une pièce d'équipement défectueuse», mais a ajouté que les responsables de BP ignoraient la raison de ce dysfonctionnement.

Des vents forts et une mer houleuse contraignaient les bateaux à renoncer à endiguer la nappe de brut, qui s'étend désormais sur plus de 200 km de long. Les avions chargés de répandre des produits chimiques dispersants étaient cloués au sol.

Les dernières prévisions de l'agence météorologique NOAA indiquaient que le pétrole avait atteint ou était sur le point de toucher les îles de la Chandeleur, une région inhabitée, mais qui abrite un refuge naturel fréquenté par pélicans, sternes et pluviers siffleurs. Les zones humides de Louisiane, étape sur le chemin des oiseaux migrateurs, constituent une réserve de faune exceptionnelle.

La marée noire «menace le mode de vie» de la Louisiane, a déclaré samedi le gouverneur de l'État, Bobby Jindal. Les pêcheurs, éleveurs de crevettes et ostréiculteurs de la région commençaient tout juste à se remettre du passage en 2005 de l'ouragan Katrina.

Les autorités américaines ont imposé hier une interdiction de pêche de dix jours dans la zone affectée. Le secteur des coquillages et crustacés en Louisiane fournit un tiers de la production annuelle du pays.
 
 
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  • Yves Corbeil - Inscrit
    3 mai 2010 06 h 43
    Entraide mondiale requise
    Face a une catastrophe comme ca, il y a lieu de demande l'aide de tout le monde. Je ne peux croire qu'il n'y a pas un pays sur notre planete qui est equipe pour faire face a une situation urgente du genre.

    Arreter de faire des suppositions et predictions catastrophiques et demander l'aide des russes, des chinois, des allemands ou je ne sais qui mais faites de quoi. En plus le prix des efforts pour remedier a la situation et toutes les pertes causer au gens qui dependent de la mer et ses marais doivent etre entierement absorber par la petroliere. Ils font tellement de profits a exploite cette ressource qu'ils doivent en subir les consequences pour leurs actes irresponsable.

    Ce matin je lis que d'autre petroliere en voit d'exploiter l'Artique veulent un allegement dans les mesures de securite requisent normallement, QUOI apres toute les catastrophes auquel le monde fait face c'est pas des allegements qu'on va leur accorder mais bien des mesures encore plus severes

    Pas le temps de creuser un autre puit en cas d'explosion pourquoi? parce que ca va prndre un autre annee et que pendant ce temps on pompe rien et que les profits escomptes devront attendre une autre annee et qu'en plus ca coute chere tout ca. Je comprend pas tout ca et espere sincerement qu'on ne leur accordera rien du genre.

    De plus tout ces voleurs de grands chemins nous annoncent des profits exponentiels a chaque annees sur le dos des consommateurs a leur merci car pas beaucoup d'alternative au petrole.

    On se tient debout et qu'ils payent pour tout les degats et surtout qu'on les forcent a prendre des mesures de securites blinder dans l'avenir.

    Yves Corbeil.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    3 mai 2010 09 h 38
    C'est partout le même problème...
    Les gens aiment mettre les choses dans des petites cases bien séparées les unes des autres. Mais dans le fond, c'est partout le même problème.

    Les scandales politiques, la corruption, la pollution, les guerres, les catastrophes écologiques, etc. À la racine de tout ça, il y a la recherche du profit à tout prix, qui fait qu'on tourne les coins ronds, qu'on prend des risques exagérés.

    On a beau se dire prêt à prendre le risque, ça ne vaut rien si on a pas les moyens d'en assumer les conséquences. Par exemple, toutes les personnes qui possèdent une voiture se disent prêtes à prendre le risque des catastrophes, mais ont-elles les moyens d'assumer leur part de la facture pour tous les dégâts qui se produisent continuellement partout sur la planète ?

    Serge Grenier
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