Deux magistrats sont mutés - Les arrestations dans l'armée turque sont suspendues
La police turque a lancé hier une vaste opération pour arrêter quelque 90 officiers, avant d'être stoppée par le procureur général d'Istanbul, qui a muté deux magistrats du parquet chargés de l'enquête sur un complot présumé de militaires de haut rang contre le gouvernement islamo-conservateur.
Une vingtaine d'officiers en retraite, parmi lesquels plusieurs généraux, ont été interpellés avant que le procureur empêche les policiers d'exécuter des dizaines d'autres mandats d'arrêt.
Ce nouveau coup de filet visant de hauts gradés de cette institution jadis intouchable risque d'aviver les tensions entre d'un côté le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, de l'autre l'état-major et le système judiciaire, très attachés à la défense de la laïcité chère à AtatJurk.
Le procureur général d'Istanbul, Aykut Cengiz Engin, a annoncé à la presse avoir muté deux jeunes procureurs qui avaient déclenché le coup de filet dans 14 provinces. Il n'a pas donné d'autres précisions. Cette initiative illustre les luttes de pouvoir entre la haute hiérarchie judiciaire et de jeunes procureurs à qui l'on prête des sympathies pour l'AKP, au pouvoir.
Le nombre d'officiers effectivement arrêtés avant l'intervention du procureur général d'Istanbul varie.
Selon la chaîne de télévision NTV, six personnes ont été présentées devant un juge hier, dont l'ancien secrétaire général du Conseil national de sécurité Sukru Sariisik.
Les services du parquet général et de la police d'Istanbul ont refusé de commenter ces arrestations. L'agence de presse officieuse Anatolie n'a fourni aucun chiffre. En février, une enquête avait été ouverte sur l'opération répondant au nom de code «Masse» visant apparemment à discréditer le gouvernement de l'AKP et à justifier une intervention de l'armée. Une première série d'arrestations avait alors été opérée dans les rangs de l'armée.
Une vingtaine d'officiers en retraite, parmi lesquels plusieurs généraux, ont été interpellés avant que le procureur empêche les policiers d'exécuter des dizaines d'autres mandats d'arrêt.
Ce nouveau coup de filet visant de hauts gradés de cette institution jadis intouchable risque d'aviver les tensions entre d'un côté le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, de l'autre l'état-major et le système judiciaire, très attachés à la défense de la laïcité chère à AtatJurk.
Le procureur général d'Istanbul, Aykut Cengiz Engin, a annoncé à la presse avoir muté deux jeunes procureurs qui avaient déclenché le coup de filet dans 14 provinces. Il n'a pas donné d'autres précisions. Cette initiative illustre les luttes de pouvoir entre la haute hiérarchie judiciaire et de jeunes procureurs à qui l'on prête des sympathies pour l'AKP, au pouvoir.
Le nombre d'officiers effectivement arrêtés avant l'intervention du procureur général d'Istanbul varie.
Selon la chaîne de télévision NTV, six personnes ont été présentées devant un juge hier, dont l'ancien secrétaire général du Conseil national de sécurité Sukru Sariisik.
Les services du parquet général et de la police d'Istanbul ont refusé de commenter ces arrestations. L'agence de presse officieuse Anatolie n'a fourni aucun chiffre. En février, une enquête avait été ouverte sur l'opération répondant au nom de code «Masse» visant apparemment à discréditer le gouvernement de l'AKP et à justifier une intervention de l'armée. Une première série d'arrestations avait alors été opérée dans les rangs de l'armée.
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