Égypte - Des manifestants sont battus par la police
Photo : Agence Reuters Amr Abdallah Dalsh
Le pays de Moubarak, qui vit sous l’état d’urgence depuis 29 ans, n’a pas l’habitude des manifestations.
Le Caire — Des manifestants réclamant la levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1981 en Égypte, ont été battus hier par la police et des dizaines ont été arrêtés, a annoncé l'une des organisatrices pendant qu'Amnesty International faisait état de 90 arrestations.
Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées dans le centre-ville du Caire à l'appel du groupe du 6-Avril, un mouvement de jeunes Égyptiens créé en 2008 pour protester contre la vie chère et qui milite désormais pour des amendements à la Constitution et la levée de l'état d'urgence. Les manifestants comptaient se rendre de la grande place Tahrir au Parlement, mais la police les en a empêchés.
«Nous n'avons pas pu bouger de Tahrir. Les policiers en civil, très nombreux, nous en ont empêchés. Nous avons ensuite essayé de nous échapper vers une rue voisine. La police a alors frappé les manifestants avec des matraques», a affirmé Esraa Abdel Fattah, la créatrice du groupe 6-Avril, précisant que des dizaines de personnes avaient été interpellées.
Georges Ishaq, un porte-parole de l'Assemblée nationale pour le changement, créée autour de l'ex-chef de l'AIEA, Mohamed el-Baradei, et dont fait partie le groupe du 6-Avril, a affirmé que 70 manifestants avaient été arrêtés. «Nous avons fait un comptage dans les différents points de rassemblement, 70 personnes ont été arrêtées», a-t-il précisé. Le directeur du bureau au Caire de la chaîne satellitaire panarabe Al-Jazira, Hussein Abdel Ghani, a indiqué que ses cameramen avaient été fouillés et leurs films confisqués.
Amnesty International a condamné les arrestations et la violence, faisant état dans un communiqué de l'«arrestation de 90 personnes au Caire pour avoir participé des manifestations pour réclamer des réformes politiques». «Les manifestants réclamaient également la levée de l'état d'urgence imposé par le gouvernement depuis 29 ans, et utilisé pour réprimer les manifestations, la liberté d'expression et [commettre] d'autres violations des droits de la personne», a souligné Amnesty.
Le directeur de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International, Malcolm Smart, a appelé à «mettre fin à ces intimidations visant les militants de l'opposition et les détracteurs du gouvernement». «Les autorités égyptiennes doivent montrer leur engagement [au respect] des droits de la personne en permettant et protégeant les manifestations pacifiques», a-t-il estimé, appelant les autorités à libérer les manifestants détenus.
Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées dans le centre-ville du Caire à l'appel du groupe du 6-Avril, un mouvement de jeunes Égyptiens créé en 2008 pour protester contre la vie chère et qui milite désormais pour des amendements à la Constitution et la levée de l'état d'urgence. Les manifestants comptaient se rendre de la grande place Tahrir au Parlement, mais la police les en a empêchés.
«Nous n'avons pas pu bouger de Tahrir. Les policiers en civil, très nombreux, nous en ont empêchés. Nous avons ensuite essayé de nous échapper vers une rue voisine. La police a alors frappé les manifestants avec des matraques», a affirmé Esraa Abdel Fattah, la créatrice du groupe 6-Avril, précisant que des dizaines de personnes avaient été interpellées.
Georges Ishaq, un porte-parole de l'Assemblée nationale pour le changement, créée autour de l'ex-chef de l'AIEA, Mohamed el-Baradei, et dont fait partie le groupe du 6-Avril, a affirmé que 70 manifestants avaient été arrêtés. «Nous avons fait un comptage dans les différents points de rassemblement, 70 personnes ont été arrêtées», a-t-il précisé. Le directeur du bureau au Caire de la chaîne satellitaire panarabe Al-Jazira, Hussein Abdel Ghani, a indiqué que ses cameramen avaient été fouillés et leurs films confisqués.
Amnesty International a condamné les arrestations et la violence, faisant état dans un communiqué de l'«arrestation de 90 personnes au Caire pour avoir participé des manifestations pour réclamer des réformes politiques». «Les manifestants réclamaient également la levée de l'état d'urgence imposé par le gouvernement depuis 29 ans, et utilisé pour réprimer les manifestations, la liberté d'expression et [commettre] d'autres violations des droits de la personne», a souligné Amnesty.
Le directeur de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International, Malcolm Smart, a appelé à «mettre fin à ces intimidations visant les militants de l'opposition et les détracteurs du gouvernement». «Les autorités égyptiennes doivent montrer leur engagement [au respect] des droits de la personne en permettant et protégeant les manifestations pacifiques», a-t-il estimé, appelant les autorités à libérer les manifestants détenus.
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