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Enlèvement d'enfants en Haïti - Un avocat est arrêté en République dominicaine

Saint-Domingue — Un avocat réclamé par les États-Unis, le Salvador et le Canada pour trafic d'enfants en provenance de pays d'Amérique centrale et des Caraïbes, dont Haïti, a été arrêté jeudi en République dominicaine, ont annoncé hier les autorités dominicaines.

Jorge Torres Puello, qui se fait appeler Jorge Torres Orellana, aurait utilisé la République dominicaine comme base pour envoyer des enfants haïtiens aux États-Uni, après le séisme qui a dévasté leur pays le 12 janvier, selon un communiqué de la Direction nationale de contrôle de drogues (DNCD).

«On le réclame aux États-Unis afin de le juger au pénal pour complot en vue d'un transfert illégal d'étrangers, certains en provenance du Costa Rica, du Salvador et de Haïti», a expliqué Roberto Lebron, porte-parole de la DNCD.

L'avocat, né à New York, a été arrêté sans incident dans le stationnement d'un restaurant à Saint-Domingue, grâce à la coopération de la DNCD et des services américains de migration et contrôle des douanes.

Son nom est apparu quand les autorités haïtiennes ont empêché fin janvier la sortie du pays de 33 mineurs sans papiers d'identité qui se rendaient à New York via la République dominicaine, accompagnés par un groupe de dix missionnaires américains.

Il s'était présenté le 8 février au parquet de Port-au-Prince, où un juge d'instruction haïtien interrogeait les Américains inculpés en Haïti pour enlèvement d'enfants, mais était ensuite retourné en République dominicaine, dont il a la nationalité.

Peu après, les autorités salvadoriennes avaient annoncé l'avoir à cette occasion reconnu sur des photos de presse. Elles le soupçonnaient d'être Jorge Torres Orellana, accusé de diriger un vaste réseau international de prostitution, notamment au Nicaragua et en République dominicaine, ce qu'il a nié auprès de l'AFP à la mi-février.

«Selon les documents en possession des autorités américaines et dominicaines, tout comme celles du Salvador et du Costa Rica, cette personne fait partie d'un important réseau de trafiquants de sans-papiers, notamment des femmes et des enfants venant d'Amérique centrale et des Caraïbes», a expliqué M. Lebron.
 
 
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