La tension baisse à Jérusalem - Israël rejette les appels au gel de la colonisation
Photo : Agence Reuters Baz Ratner
Trois mille policiers sont en alerte à Jérusalem.
Jérusalem — Israël a rejeté hier les appels de la communauté internationale au gel de la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée, tandis que la tension retombait dans les quartiers arabes de la Ville sainte au lendemain de violents heurts entre la police et les Palestiniens.
«Cette demande d'empêcher les Juifs de construire à Jérusalem-Est n'est pas du tout raisonnable», a estimé le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, après avoir reçu son homologue européenne Catherine Ashton, en visite dans la région.
Les déclarations de M. Lieberman, un ultranationaliste, surviennent au moment où les Palestiniens et la communauté internationale réclament l'arrêt de la colonisation à Jérusalem-Est, secteur à majorité arabe dont elle ne reconnaît pas l'annexion, afin de favoriser la reprise du processus de paix.
Les États-Unis, en particulier, attendent des Israéliens une «réponse formelle» à leurs critiques concernant la récente annonce de nouvelles constructions dans un quartier juif du secteur oriental, qui a déclenché un tollé international.
Toutefois, le ton a baissé d'un cran entre Israël et Washington, après les échanges très vifs des derniers jours, les deux pays réitérant publiquement la solidité de leur alliance.
Le premier ministre Benjamin Nétanyahou a téléphoné au vice-président américain, Joe Biden, alors que la secrétaire d'État, Hillary Clinton, devrait appeler le chef du gouvernement israélien «très bientôt».
Dans la rue
La tension est quelque peu retombée aussi dans la rue, même si 3000 policiers restent en en état d'alerte à Jérusalem, «plus particulièrement dans le secteur oriental», pour parer à toute nouvelle flambée de violence. Signe de confiance, Israël a levé hier son bouclage de la Cisjordanie occupée et rouvert au public l'esplanade des Mosquées. Le troisième lieu saint de l'islam est une poudrière politico-religieuse au coeur de la vieille ville de Jérusalem. Quelques accrochages sporadiques ont néanmoins eu lieu en Cisjordanie.
Le retour à un calme précaire survient au lendemain d'une «journée de la colère» marquée par des heurts violents à Jérusalem-Est, les plus importants depuis des années, et dans les territoires. Les manifestants protestaient contre l'inauguration lundi de la synagogue historique de la Hourva, reconstruite dans le quartier juif de la vieille ville et perçue par les Palestiniens comme une provocation.
Une vingtaine de manifestants ont été hospitalisés et des dizaines d'autres légèrement blessés ainsi que 15 policiers. Quelques 60 protestataires ont été arrêtés. «Personne ici ne parle d'une troisième intifada [soulèvement palestinien]. Il y a eu mardi quelques foyers de violence à Jérusalem et nous avons ramené l'ordre», s'est félicité le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Une « bonne nouvelle »
De fait, estiment les analystes, même si les tensions sont vives à Jérusalem-Est, les risques d'une troisième intifada sont limités en raison des divisions interpalestiniennes et de la volonté de la présidence palestinienne de contenir les violences.
Selon le directeur du Centre palestinien d'étude et de recherche politique, Khalil Shikaki, l'Autorité n'a aucun intérêt à une explosion alors qu'Israël subit la pression des États-Unis sur la question des colonies juives. «La confrontation entre les États-Unis et Israël est une bonne nouvelle pour les Palestiniens. La pression des États-Unis est un substitut à la violence palestinienne», a-t-il estimé.
À Washington, Nétanyahou doit s'adresser lundi à l'AIPAC, le principal lobby pro-israélien. Lors de sa visite, il n'est pas prévu que le premier ministre israélien soit reçu à la Maison-Blanche, d'autant que le président Obama sera au même moment en déplacement à l'étranger.
«Cette demande d'empêcher les Juifs de construire à Jérusalem-Est n'est pas du tout raisonnable», a estimé le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, après avoir reçu son homologue européenne Catherine Ashton, en visite dans la région.
Les déclarations de M. Lieberman, un ultranationaliste, surviennent au moment où les Palestiniens et la communauté internationale réclament l'arrêt de la colonisation à Jérusalem-Est, secteur à majorité arabe dont elle ne reconnaît pas l'annexion, afin de favoriser la reprise du processus de paix.
Les États-Unis, en particulier, attendent des Israéliens une «réponse formelle» à leurs critiques concernant la récente annonce de nouvelles constructions dans un quartier juif du secteur oriental, qui a déclenché un tollé international.
Toutefois, le ton a baissé d'un cran entre Israël et Washington, après les échanges très vifs des derniers jours, les deux pays réitérant publiquement la solidité de leur alliance.
Le premier ministre Benjamin Nétanyahou a téléphoné au vice-président américain, Joe Biden, alors que la secrétaire d'État, Hillary Clinton, devrait appeler le chef du gouvernement israélien «très bientôt».
Dans la rue
La tension est quelque peu retombée aussi dans la rue, même si 3000 policiers restent en en état d'alerte à Jérusalem, «plus particulièrement dans le secteur oriental», pour parer à toute nouvelle flambée de violence. Signe de confiance, Israël a levé hier son bouclage de la Cisjordanie occupée et rouvert au public l'esplanade des Mosquées. Le troisième lieu saint de l'islam est une poudrière politico-religieuse au coeur de la vieille ville de Jérusalem. Quelques accrochages sporadiques ont néanmoins eu lieu en Cisjordanie.
Le retour à un calme précaire survient au lendemain d'une «journée de la colère» marquée par des heurts violents à Jérusalem-Est, les plus importants depuis des années, et dans les territoires. Les manifestants protestaient contre l'inauguration lundi de la synagogue historique de la Hourva, reconstruite dans le quartier juif de la vieille ville et perçue par les Palestiniens comme une provocation.
Une vingtaine de manifestants ont été hospitalisés et des dizaines d'autres légèrement blessés ainsi que 15 policiers. Quelques 60 protestataires ont été arrêtés. «Personne ici ne parle d'une troisième intifada [soulèvement palestinien]. Il y a eu mardi quelques foyers de violence à Jérusalem et nous avons ramené l'ordre», s'est félicité le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Une « bonne nouvelle »
De fait, estiment les analystes, même si les tensions sont vives à Jérusalem-Est, les risques d'une troisième intifada sont limités en raison des divisions interpalestiniennes et de la volonté de la présidence palestinienne de contenir les violences.
Selon le directeur du Centre palestinien d'étude et de recherche politique, Khalil Shikaki, l'Autorité n'a aucun intérêt à une explosion alors qu'Israël subit la pression des États-Unis sur la question des colonies juives. «La confrontation entre les États-Unis et Israël est une bonne nouvelle pour les Palestiniens. La pression des États-Unis est un substitut à la violence palestinienne», a-t-il estimé.
À Washington, Nétanyahou doit s'adresser lundi à l'AIPAC, le principal lobby pro-israélien. Lors de sa visite, il n'est pas prévu que le premier ministre israélien soit reçu à la Maison-Blanche, d'autant que le président Obama sera au même moment en déplacement à l'étranger.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

