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Aung San Suu Kyi dénonce les nouvelles lois électorales birmanes

Rangoon — La junte au pouvoir en Birmanie a rendu publiques hier de nouvelles lois qui interdisent à l'opposante Aung San Suu Kyi de se présenter ou même de voter aux élections prévues dans le courant de l'année, et invalident officiellement la large victoire de son parti aux législatives de 1990.

La lauréate du prix Nobel de la paix 1991 a dénoncé le caractère «répressif» et «injuste» de ces nouveaux textes, et reste déterminée à poursuivre son combat politique, a déclaré Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de Mme Suu Kyi.

Elle ne pensait pas que «des lois aussi répressives» seraient promulguées, a-t-il précisé devant la presse après avoir rencontré chez elle l'opposante, assignée à résidence à Rangoon. Aung San Suu Kyi «appelle le peuple et les forces démocratiques à agir de façon unanime contre des lois aussi injustes», a ajouté Nyan Win.

La LND n'a pas encore décidé si elle participerait aux élections organisées par la junte, dont la date n'a pas encore été annoncée. Ce seront les premières depuis les législatives de 1990, remportées haut la main par la LND. Les militaires avaient alors ignoré le verdict des urnes, refusant de céder le pouvoir.

Cinq lois, dont quatre ont été rendues publiques, sont entrées en vigueur depuis lundi. Deux textes publiés hier invalident les résultats du scrutin de 1990, dont l'opposition réclamait la reconnaissance, et interdisent à toute personne condamnée, comme Aung San Suu Kyi l'a été pour la première fois en août dernier, de se présenter ou de voter aux élections pour les deux chambres du Parlement.

La junte a également annoncé hier la composition de la Commission électorale chargée de superviser le prochain scrutin. Elle sera constituée de 17 membres et présidée par Thein Soe, un ancien officier de haut rang qui a dirigé le système judiciaire militaire, selon la radio et la télévision officielles.

Les États-Unis et les organisations de défense des droits de l'Homme estiment désormais qu'il y a peu de chances de voir des élections crédibles en Birmanie. Les nouvelles lois sont «un pas dans la mauvaise direction», a déclaré à Washington P.J. Crowley, porte-parole du département d'État américain.
 
 
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  • Renaud Blais - Inscrit
    12 mars 2010 14 h 55
    À qui sert la survie du régime Birman ?
    Ma réponse est...
    La transnationale TOTAL, dont les actionnaires de contrôle sont à Montréal y voit CERTAINEMENT son intérêt.
    Renaud Blais
    Québec
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