Irak - Fort taux de participation au scrutin de dimanche
Les premiers résultats pourraient être dévoilés aujourd'hui
Bagdad — Le dépouillement a commencé hier en Irak après les élections législatives marquées par la violence, mais aussi par une participation importante, notamment dans la communauté sunnite, qui avait largement boycotté le précédent scrutin en décembre 2005.
La participation s'est élevée à 62 % des inscrits, a annoncé la commission électorale. C'est moins qu'en 2005, mais plus que lors des élections provinciales de l'an dernier.
Les premiers résultats ne devraient pas être connus avant cet après-midi ou demain et, compte tenu de la redistribution des cartes et des changements d'alliance possibles, la formation d'un nouveau gouvernement pourrait prendre des mois.
L'État de droit (EDD), la formation du premier ministre Nouri al Maliki, dit être en tête à Bagdad et dans le Sud, fiefs de la majorité chiite. Une telle affirmation ne peut être vérifiée dans l'immédiat, mais elle semble, dans le Sud au moins, être corroborée par des estimations partielles.
L'EDD, formation non confessionnelle, affrontait notamment l'Alliance nationale irakienne (ANI), principale coalition à dominante chiite, qui réunit notamment le Conseil suprême islamique irakien (CSII), le plus puissant parti chiite.
Après des années de violence entre communautés religieuses, une partie des Irakiens pourrait avoir exprimé, lors de cette consultation, leur souhait d'un gouvernement plus consensuel, où majorité chiite et minorités sunnite et kurde parviendraient à coexister.
Au Kurdistan, le partage du pouvoir entre l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), le parti du chef de l'État, Djalal Talabani, et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du président de la région Massoud Barzani pourrait être mis à mal par l'émergence d'une troisième force, le bloc réformiste Goran (Changement).
Le morcellement des forces dans le camp kurde risque d'affaiblir sa position d'arbitre dans les négociations à venir sur la composition du gouvernement.
Preuve de l'intérêt des électeurs pour le scrutin, 61% des électeurs se seraient rendus aux urnes dans la province sunnite d'Anbar et 70 % à Kirkouk, bastion kurde du nord.
L'ampleur du vote sunnite dira si cette communauté, privilégiée sous Saddam Hussein, se sent désormais partie prenante de l'Irak démocratique voulue par les Américains, sept ans après l'invasion.
La mise en place d'une coalition gouvernementale, qui avait pris cinq mois après les législatives de 2005, pourrait cette fois être encore plus longue.
Aucun parti ni aucune coalition ne pourra revendiquer la majorité des 325 sièges au Parlement et, si les tractations traînent en longueur, l'instabilité risque de réapparaître au profit des courants les plus radicaux, au moment où les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur désengagement.
La participation s'est élevée à 62 % des inscrits, a annoncé la commission électorale. C'est moins qu'en 2005, mais plus que lors des élections provinciales de l'an dernier.
Les premiers résultats ne devraient pas être connus avant cet après-midi ou demain et, compte tenu de la redistribution des cartes et des changements d'alliance possibles, la formation d'un nouveau gouvernement pourrait prendre des mois.
L'État de droit (EDD), la formation du premier ministre Nouri al Maliki, dit être en tête à Bagdad et dans le Sud, fiefs de la majorité chiite. Une telle affirmation ne peut être vérifiée dans l'immédiat, mais elle semble, dans le Sud au moins, être corroborée par des estimations partielles.
L'EDD, formation non confessionnelle, affrontait notamment l'Alliance nationale irakienne (ANI), principale coalition à dominante chiite, qui réunit notamment le Conseil suprême islamique irakien (CSII), le plus puissant parti chiite.
Après des années de violence entre communautés religieuses, une partie des Irakiens pourrait avoir exprimé, lors de cette consultation, leur souhait d'un gouvernement plus consensuel, où majorité chiite et minorités sunnite et kurde parviendraient à coexister.
Au Kurdistan, le partage du pouvoir entre l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), le parti du chef de l'État, Djalal Talabani, et le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du président de la région Massoud Barzani pourrait être mis à mal par l'émergence d'une troisième force, le bloc réformiste Goran (Changement).
Le morcellement des forces dans le camp kurde risque d'affaiblir sa position d'arbitre dans les négociations à venir sur la composition du gouvernement.
Preuve de l'intérêt des électeurs pour le scrutin, 61% des électeurs se seraient rendus aux urnes dans la province sunnite d'Anbar et 70 % à Kirkouk, bastion kurde du nord.
L'ampleur du vote sunnite dira si cette communauté, privilégiée sous Saddam Hussein, se sent désormais partie prenante de l'Irak démocratique voulue par les Américains, sept ans après l'invasion.
La mise en place d'une coalition gouvernementale, qui avait pris cinq mois après les législatives de 2005, pourrait cette fois être encore plus longue.
Aucun parti ni aucune coalition ne pourra revendiquer la majorité des 325 sièges au Parlement et, si les tractations traînent en longueur, l'instabilité risque de réapparaître au profit des courants les plus radicaux, au moment où les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur désengagement.
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