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Ce que les Américains pensent de nous

Des gens des quatre coins du Canada et de partout dans le monde fêtent ces jours-ci dans les rues de Vancouver. Mais même s'il s'agit de Jeux olympiques, il n'en reste pas moins qu'une petite histoire se cache derrière la grande.

C'est devenu une habitude de nous comparer quotidiennement à nos voisins américains. Mais à leurs déclarations patriotiques répétées ad nauseam, nous préférons opposer une approche plus modeste, plus polie. Bien entendu, il y a des exceptions. C'est le cas pour les Jeux olympiques, au cours desquels nous, les Canadiens anglophones, n'avons pas essayé de brider notre nationalisme. Au point où nous avons même limité le temps d'entraînement imparti à nos concurrents internationaux, notait le New York Times il y a quelques mois.

Comme toujours, nous restons très sensibles à ce que les Américains pensent de nous. Et bien sûr, nous avions espéré les surpasser sur le podium, surtout au hockey.

Personne ne s'étonnera donc de voir les Canadiens déçus des résultats obtenus jusqu'ici par nos athlètes. Les États-Unis ont fait beaucoup mieux. Si bien que le comité olympique n'a eu d'autres choix que de renoncer à son objectif, soit celui de prendre la tête du classement des médailles. Mais les jeux ne sont pas encore faits. Et de nombreux Canadiens ont le sentiment qu'il suffirait d'une médaille d'or au hockey masculin pour se racheter.

Pour la Colombie-Britannique, il y a de bonnes nouvelles dans les mauvaises. Quand les Américains ont un bon rendement, les téléspectateurs suivent. Les cotes d'écoute sont donc très élevées. Les conditions météorologiques printanières font également en sorte que nous pouvons nous attendre à petit un coup de pouce au tourisme et peut-être même à quelques investissements supplémentaires.

Pour les Québécois et les francophones, les cérémonies d'ouverture ont été une déception de plus. Quelle ironie ce fut d'ailleurs de voir un Québécois, le skieur Alexandre Bilodeau, premier médaillé olympique à gagner l'or en sol canadien, faire la une des journaux au lendemain des cérémonies!

Je ne chercherai pas à excuser ici les choix du comité organisateur. Je dirai seulement que leur choix reflète ce qui est, à mon avis, le vrai Canada. Un Canada qui se voit d'abord à travers les yeux des Américains. Un Canada dans lequel francophones et anglophones vivent dans des chambres à coucher séparées depuis que le Québec a décidé de ne pas divorcer.

Organisées par un Australien, les cérémonies d'ouverture ont été principalement conçues pour attirer des téléspectateurs américains. Comment expliquer autrement la présence de Bryan Adams? Et, pour la même raison, il est compréhensible que les organisateurs aient souhaité que Céline Dion fasse une apparition et qu'ils se soient retrouvés fort dépourvus quand ils ont su qu'elle n'était pas disponible.

Lorsque j'ai vécu à Paris, j'ai rencontré Garou une fois, à l'aéroport. Mais pour être honnête, peu de mes voisins à Victoria avaient déjà entendu parler de lui. Quant à Elisapie Isaac, que certains Québécois auraient aimé voir sur scène, eh bien, ce nom m'est complètement étranger.

Évidemment, ce ne sont pas tous les Québécois qui ont été déçus par l'absence du français lors de la cérémonie d'ouverture. Pour les souverainistes, c'était même un cadeau. Mais ils oublient qu'à l'extérieur du Québec, les Canadiens ne portent pas beaucoup d'attention à ce débat. Pour tout dire, ils en sont plutôt fatigués. La majorité a renoncé à tenter de faire quoi que ce soit pour améliorer la situation. En fait, pour beaucoup, dormir dans des chambres séparées est devenue la situation idéale puisqu'ils n'ont plus à négocier autant d'accommodements. Ils peuvent donc continuer à vivre en anglais sans s'en préoccuper.

La semaine dernière, par exemple, peu de gens en Colombie-Britannique se sont intéressés aux commentaires de Lucien Bouchard, qui ont pourtant dominé l'actualité au Québec. Ils n'ont pas porté plus d'attention à la lettre ouverte signée par Michael Ignatieff. Après avoir tenté d'expliquer l'absence du français dans la cérémonie d'ouverture, le successeur de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien a conclu: «M. Bouchard a eu le courage de dire ce que plusieurs pensent tout bas. Plutôt que d'attendre passivement un soi-disant grand soir, il est primordial pour les Québécois de participer activement aux changements qui se préparent pour le Canada. Ils doivent s'impliquer dans la définition de ce Canada de demain.»

***

Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail.

***

nspector@globeandmail.ca
 
 
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  • Roch-André LeBlanc
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 06h12
    Fais ce que dois
    Cette devise du Devoir s'impose ici. Comme Canadiens, faisons ce que nous devons faire, sans souci de l'opinion d'autrui. Voilà un signe de maturité, tout autant politique que biologique.

  • Loraine King
    Inscrite
    jeudi 25 février 2010 06h30
    Masquer son statut de second ordre
    On se souviendra de la cérémonie d'ouverture des JO de Vancouver comme étant l'illustration de la vision harpérienne du Canada - se vanter de plus en plus fort pour masquer son statut de second ordre, comme l'avait écrit Stephen Harper dans le National Post au sujet du Canada. Un Canada qui se voit d'abord à travers les yeux des Américains. Un Canada dans lequel non seulement francophones et anglophones vivent dans des chambres à coucher séparées, mais dans lequel les régions s'insultent mutuellement, le ministre des finances du pays clâme que l'Ontario est le pire endroit pour investir, ou qu'un autre déclare que le premier ministre de l'Ontario est le 'small man' de la confédération. Voilà bien l'empreinte que laissera Stephen Harper sur le Canada.

    Par surprenant que dans ce Canada on ait choisit un Australien pour monter le spectacle d'ouverture principalement conçu pour les téléspectateurs américains.

    Dieu merci, les Américains sont plus conscients des talents canadiens. Le Metropolitan Opera House annonçait justement sa prochaine saison cette semaine. On y présentera une nouvelle production du Ring des Nibelungen de Wagner, mise en scène de Robert Lepage pour laquelle on construit les sets présentement chez Scène Éthique Studio, à Varennes au Québec. Cette compagnie avait construit des scènes pour la tournée mondiale de Céline Dion, pour le Cirque du Soleil, le Stratford Festival… Le Metropolitan Opera a aussi choisit de présenter Don Carlo et c’est Nézet-Séguin qui dirigera l’orchestre du Met.

    Quel contraste avec la vision harpérienne de la culture de second ordre du Canada.

  • Forget Julie
    Inscrite
    jeudi 25 février 2010 07h42
    Et vice-versa
    J'étais d'accord avec votre article Monsieur Spector jusqu'à ce que je lise le dernier paragraphe. Je suis une internationaliste qui a une tendance forte à croire qu'une nation, un pays, est un modèle plus viable surtout lorsque l'asymétrie culturelle est insoutenable, comme le 25-75% canadien. Mais je n'ai aucune fibre nationaliste ethnocentrique qui fait qu'on doit continuellement se distinguer et se dire plus fort que le voisin. Les athlètes olympiques représentent surtout des héros humain absolument pas associés à un avantage ethnique mais plutôt économique. Parcontre, ces événements sont entourés de politique et de symboles. Au manque de français à la cérémonie, je crois que personne ici fut réellement déçue et surpris...sauf les fédéralistes extrêmistes qui sont encore à rêver aux belles années du Trudeauisme. Vous semblez croire que les Canada anglais se désintéressent plus du Québec que le Québec du Canada anglais...Je crois que vous seriez vous même très déçu, à voir votre note d'espoir à la fin à cette reconstruction canadienne, de savoir à quel point les Québécoise sont désintéressés par le Canada anglais. Les jeunes québécois iront partout dans le monde avant d'aller au Canada anglais, les jeunes québécois sentent que le Canada en reconstruction ressemble à un Texas pétrolier ou la superbe démocratie Arabie Saoudienne. Et pour ma part, un jour je croyais que les Canadiens s'intéresseraient à d'autres langues, à la limite l'espagnol ou le mandarin, mais cet unilinguisme persisent me lève le coeur: les Canadiens anglais par leur unilinguisme ne peuvent pas intéragir honnêtement avec les autres peuples et surtout parce qu'ils n'ont aucune conscience de la difficulté, mais aussi la beauté, d'apprendre un autre langue pour toucher une autre culture. Moi, contrairement à Bouchard, j'abdique car le Canada anglais est rendu inintéressant politiquement, économiquement et culturellement. J'aime l'individu, mais je n'aime plus la collectivité qu'ils se construisent, basé sur l'économie des ressources naturelles et une politique ennuyante et ininspirante. Car j'ai déjà aimé le Canada je pense mais ça fait très longtemps.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 08h08
    Le Canada réel....
    Lysiane Gagnon a écrit un article sur la cérémonie d'ouverture de Vancouver dans le Globe and Mail. Elle n'a fait qu'écrire ce qui se dit au Québec sur le sujet.
    Plus de 500 commentaires.
    80% sont d'un vomi imbuvable.
    Ce que je retiens: le Canada réel, le Canada profond, n'a jamais accepté le bilinguisme et surtout la notion d'égalité entre la nation québécoise et la nation canadian

    2/20/2010 7:24:44 AM
    This coming from a Province that fines you for English signs????????
    (le gars a eu 377 appuis et et seulement 77 rejets)



    http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/the-b

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 08h23
    " Ils doivent s'impliquer dans la définition de ce Canada de demain." Ah oui? Ou l'Histoire du Père Noel!
    Bonjour Monsieur,

    Fulton-Favreau,Victoria, 1981, Meech, Charlottetown..

    Pépin-Robart, Laurendeau-Dunton........

    Le Canada de demain ne peut être différent de celui d'hier:des nombreuses lois anti-français hors Québec(depuis 1867) jusqu'au rejet(1971) du biculturalisme (proposé par Laurendeau-Dunton) à la constitution infâme et illégitime de 1982. En incluant l'échec lamentable de la politique du bilinguisme...

    Puis-je vous rappeler que le Québec avait signé Meech? Et que c'est le Canada anglais qui a renié parole et signature?

    NI la constitution de 1867, ni celle de 1982 n'ont de légitimité démocratique.Et la constitution de 1982 est bétonnée, irréformable.

    "En fait, le geste unilatéral est en quelque sorte le péché originel du Canada...(...) La vérité,c'est que la volonté d'agir seul,UNILATERALEMENT, d'imposer sa volonté d'en haut, fait partie de la culture politique du gouvernement canadien. Elle s'inscrit en continuité avec le caractère monarchique,colonial,dont le Canada ne s'est jamais départi"-Lucien Bouchard-

    " Il serait plus facile pour le Québec de se retirer de la fédération que d'espérer obtenir satisfaction à ses revendications"...Dans Allaire,, Bélanger-Campeau et les autres" par Alain Gagnon et Daniel Latouche.

    -"En outre, la procédure d'amendement constitutionnel en vigueur au Canada est un cadenas dont la clé a été jetée au fond de l'océan. L'un des grands spécialistes canadiens des affaires constitutionnelles, Alan Cairns, n'hésite pas à parler de «paralysie constitutionnelle». Le Devoir 23-05-00
    .
    - UN PAYS À REFAIRE L'ÉCHEC DES POLITIQUES CONSTITUTIONNELLES CANADIENNES ... par Kenneth McRoberts Traduit de l'anglais par Christiane Teasdale Boréal Montréal, 1999, 483 pages Il reconnaît par contre que la vision trudeauiste du Canada est«trop enracinée dans les institutions et dans la manière dont les Canadiens anglais comprennent le Canada pour que soit possible un changement de cap majeur». L'auteur, en effet, ne donne guère de pistes sur la manière de s'y prendre pour détricoter ce que Trudeau a réalisé".

    "Trente ans d'imposture! Trente années d'échecs! Tel est le bilan que dresse le journaliste Bruno Bouchard(1999) des diverses tentatives enées à ce jour par le Parti libéral du Québec pour renouveler le fédéralisme canadien : de la mascarade du
    -statut particulier de Jean Lesage à la
    -valse-hésitation de Jean Charest sur la déclaration de Calgary,
    en passant par la
    -souveraineté culturelle de Robert Bourassa, la
    -nouvelle fédération canadienne de Claude Ryan, les
    -cinq conditions minimales de l'accord du lac Meech et le
    -rapport Allaire, sans compter les innombrables
    -tergiversations de Daniel Johnson fils."

  • jocelyne53
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 09h19
    Encore le Canada
    j'ai hautement apprécié tous les précédents commentaires mais inutile de continuer à vouloir améliorer les relations entre le Québec et le reste du Canada. Car le Québec est la seule province bilingue et ceci depuis au moins 300 ans. Alors ?

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 09h53
    Au sujet de la notion d'égalité entre la nation québécoise et la canadian
    @ Jacques Noel qui a écrit:"Ce que je retiens: le Canada réel, le Canada profond, n'a jamais accepté le bilinguisme et surtout la notion d'égalité entre la nation québécoise et la nation canadian".

    Écoutez!Ce pays devait être une CONfédération transformée UNILATÉRALEMENT en une simple fédération où:1-la nation québécoise constitue 1/13 de ladite fédération 2-la francophonie hors Québec se dirige vers la disparition tendancielle.

    Quant à l'égalité "entre la nation québécoise et la nation canadian", "la nuit des longs coûteaux"(1981) et le rejet de Meech(1987 et 1990) ont démontré que, pour le Canada anglais, c'était "de la bouillie pour les chats"..

    Il faut rappeler que, en 1963, Pearson avait créé la Commission d'enquête Laurendeau-Dunton sur la base "de l'égalité entre les 2 peuples fondateurs". Trudeau et le Canada anglais ont rejeté la recommandation du BICULTURALISME et ont remplacé cela par le bilinguisme(1968) et le multiculturalisme(1971) pour nier le nationalisme québécois.

  • olivier michaud
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 09h59
    C'est quoi le sujet de l'article?
    Quelqu'un pourrait-il m'expliquer le lien entre le titre et le sujet de l'article?

  • Marc André Bélanger
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 11h10
    Meech
    @Pierre Desrochers46: Ah l'accord du lac Meech! Mais combien se souviennent que les souverainistes l'avait rejeté eux-mêmes, avant d'en faire un étendard à la suite de son rejet par certains (et non tous) politiciens du reste du Canada...

  • michel lebel
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 11h11
    Le Canada en déptit de tout...
    Je me dis assez souvent: le fédéralisme canadien est trop exigeant, trop difficile à vivre: trop de langues, trop de nations, trop vaste pays, trop de préjugés, trop de "Harper". Aussi bien alors faire véritablement chambres à part. Les choses seraient plus simples.

    Mais en même temps je me dis: quel défi, quelle folie, ce foutu Canada. Et je conclus: quelle erreur, quel grand échec humain que ce serait qu'il éclate. Et je persiste et signe malgré tout: je crois au Canada.Et je me fous pas mal des Olympiques et de leur nationalisme!


    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit constitutionnel

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 11h29
    "Le retour du Québec dans le giron constitutionnel dans l'honneur et l'enthousiasme"
    l,'article de M. Spector, citant le chef du PLC...et Bouchard, me permet de faire un rappel historique:

    C'est Lucien Bouchard qui avait écrit le fameux discours de Sept-Iles(élection 1984) de Mulroney, dans lequel Mulroney avait promis "le retour du Québec dans le giron constitutionnel dans l'honneur et l'enthousiasme"(sic)!

    Cherchons l'erreur!

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 12h17
    Qu
    Je rêve seulement du jour où le Québec aura enfin le courage et la détermination d'aller au bout de la Révolution tranquille en devenant comme pays indépendant une superpuissance olympique telle la Norvège qui avec ses 5 millions d'habitants fait jeu égal avec les Russes qui en comptent 150 millions. Nous remettrons à leur place, nous, les Canadians et défieront même les Américains aux Jeux d'hiver! Qu'on se le tienne pour prédit: Seul le pays du Québec, foyer d'accueil de la francophonie nord-américaine, pourra connaître sa Destinée manifeste dans tous ses domaines d'excellence!

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 12h42
    Le 23 juin 1990: le champagne coulait à flot à Banff
    @Marc André Bélanger

    Le 23 juin 1990, soit lors de l'échec officiel de Meech, un bon ami à moi était alors libéral fédéral et présent à la convention en train d'élire Jean Chrétien, chef du PLC.

    Je m'en souviens comme si c'était hier, en pleine télé, Jean Chrétien enlassant Clyde Wells et lui disant:"Thanks for all you have done". Il venait de couler Meech, le pôvre!

    Et mon ami de dire:"Le champagne coulait à flot à Banff".

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 12h53
    Québec bilingue depuis 300 ans?
    Très intéressant commentaire dans le contexte où la Nouvelle-France est tombée par la capitulation de Montréal en 1760, il y a 250 ans cette année, et que le Canada a été cédé à l'Angleterre par le Traité de Paris de 1763... Donc Québec était bilingue avant l'arrivée des Anglais et on doit donc se poser la question à savoir si, déjà à l'époque, le français « canadien » avait dévié du français européen? Ou encore serait-ce que le Québec bilingue d'alors était français-innu, français-algonquin etc? Ce serait vraiment inspirant, n'est-ce pas?

    Ceci dit et pour en revenir aux moutons de M. Spector, il est à se demander s'il y avait un référendum aujourd'hui dans le ROC demandant si les gens sont d'accord pour expulser le Québec de la fédération, si le « OUI » l'emporterait? Si les Québécois n'ont pu se décider, est-ce que le ROC lui hésiterait? En fait, il y a 4 solitudes au Canada: les Québécois, les Canadiens-français du ROC, les anglo-canadiens et les autochtones (dans aucun ordre particulier). Alors faire marcher ça frise la schizophrénie! Est-ce possible? L'avenir le dira mais si le passé est garant de l'avenir, on peut croire qu'une seule petite crise dans un temps opportun et le Québec pourrait faire sécession.

    M. Spector, qu'en pensez-vous?

  • Marc André Bélanger
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 13h32
    re Meech
    @Pierre Desrochers46: ça ne change pas le fait qu'au départ, les souverainistes étaient contre; ce n'est que lorsqu'il y a eu vent de protestation dans le ROC, à l'effet que Meech donnerait trop de droits au Québec, que le PQ a changé son fusil d'épaule.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 13h59
    Les libéraux fédéraux ont coulé Meech..comme ils étaient anti libre-échange.
    M. Spector rapportant les paroles de l'ineffable chef du PLC:" (..)il est primordial pour les Québécois de participer activement aux changements qui se préparent pour le Canada "...

    Or, ce sont les libéraux libéraux fédéraux qui ont coulé Meech. Trudeau écrira même un livre pour dénoncer Meech. Puis, McKenna alors p.m. libéral du New Brunswick(il le regrettera amèrement...mais trop tard)...puis Clyde Wells, p.m. libéral de Newfoundland...et finalement Elijah Harper, l'autochtone néo-démocrate manitobain....lequel a servi de marionnette au Canada anglais. Ce Harper dernier sera récompensé plus tard en se faisant élire député libéral fédéral avec Jean Chrétien.

    Or, en 1988, ces mêmes libéraux fédéraux étaient contre le libre-échange.Je vous conseille de lire l'autobiographie de Jean Chrétien, à ce sujet.

    Comme ce sont les libéraux fédéraux qui ont renié le BICULTURALISME...comme ce sont eux qui ont concocté l'ILLÉGITIME constitution de 1982.Imaginez! Il y avait 74 députés fédéraux québécois(libéraux) pour cautionner l'infâme constitution de 1982.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 14h29
    "Les Canadiens anglais ont laissé passer un chance incroyable.On ne peut se fier à eux dans une négociation"
    @Marc André Bélanger

    Le 23 juin 1990, d'organisateur conservateur que j'étais(pcq je croyais"au retour du Québec dans le giron constitutionnel dans l'honneu et l'enthousiasme", soit le discours de Mulroney écrit par Bouchard...discours répété par Charest et cie), je suis devenu indépendantiste.J'AI COMPRIS!

    Pierre Anctil D.G. du P.L.Q., le 28 décembre 1990,en faisant rapport à
    Bourassa :" La conclusion qu'on(Comité Allaire) tire de Meech est que la formule d'amendement de la constitution a fait ses preuves: elle est bloquée et incontournable".

    -Déclaration de Robert Bourassa le 3 juillet 1990(11 jours âprès l'échec
    de Meech):"Les Canadiens anglais ont laissé passer un chance incroyable. .On ne peut se fier à eux dans une négociation".. Déclaration que répétera Claude Ryan en 1998(Union Sociale)..

  • Marc André Bélanger
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 14h53
    Je ne nie pas...
    que ce sont les libéraux fédéraux qui ont coulé Meech, ce que je dis, c'est que les souverainistes, au départ, était contre.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 15h57
    Souveraineté et...Meech
    @Marc André Bélanger

    C'est certain que les souverainistes, d'avant juin 1990, étaient contre Meech:quand tu veux 100% de quelque chose, tu ne te contentes pas de 30%.Et ils avaient raison!! Le rejet de Meech a donné un élan majeur au mouvement souverainiste.

    Vingt ans plus tard, la majorité des député fédéraux québécois sont.....des souverainistes.Pis l'Opposition officielle à Québec est occupée...par des souverainistes..

    Pendant ce temps-là, des fédéralistes( allo CONfédération!) IMPUISSANTS disent que "le fruit n'est pas mûr".!!! Faudrait leur expliquer l'Histoire à compter de 1867...et leur suggérer de regarder attentivement ce qui se passe avec la Francophonie hors Québec..

    Marc Labelle, un ex-Franco Ontarien a très bien traduit cela:"Quand on a défendu ses droits de façon purement verbale et que survient l'échec, on se félicite de s'être battus. Mais, c'est pour mieux plier l'échine et chanter tous en choeur le O Canada"...

    "En fait, le geste unilatéral est en quelque sorte le péché originel du Canada...(...) La vérité,c'est que la volonté d'agir seul,
    UNILATERALEMENT, d'imposer sa volonté d'en haut, fait partie de la culture politique du gouvernement canadien. Elle s'inscrit en continuité avec le caractère monarchique,colonial,dont le Canada ne s'est jamais départi"-Lucien Bouchard 12-02-98 à la Facult de Droit de l'Université de Montréal-
    http://archives.vigile.net/3e/CS/bouchardderniermo

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 22h35
    @ Pierre Desrochers46
    Même si 100% des député fédéraux étaient des séparatistes, personne n'est obliger de les écouter ou même à mon avis avoir du respirable pour eux, car ils ont été élu pas SEULEMENT 33% des Québécois. alors moi je dis à duceppe met ton béret et fout le camp. Et Dieu merci c'est ce que Igniatieff lui a dit en rejetant la foutu coalition.

  • Frederick Plamondon
    Abonné
    vendredi 26 février 2010 09h11
    Aux autres
    Le texte est signé par un des pires idéologues conservateurs du pays. Il claironne des âneries depuis qu'on lui a donné un diplôme... Ne vous fatiguez pas trop à le corriger... ce n'est pas parce qu'on ne voit pas le fond que c'est profond, c'est juste boueux.

  • Stéphane Russell
    Inscrit
    samedi 27 février 2010 22h17
    Toujours la même rangaine
    Quand bien même le Québec voudrait s'impliquer dans la définition de ce que sera le Canada de demain, quelle écoute aurait-il? Le problème de fond reste le même: ses valeurs sont totalement étrangères à celles du Canada anglais. D'autant plus que la population francophone du Canada passera probablement sous le seuil des 20% d'ici une vingtaine d'années. Dans ce contexte, si le Québec veut s'impliquer, quel poids aura-t-il dans l'ensemble?

    La voie future du Québec et des francophones dans le Canada est celle de la marginalisation. Les indépendantiste se réjouiraient des cérémonies d'ouvertures ratées des JO? J'en doute. Mais ailleurs on ne se priverait pas de se réjouir de bien pire.

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