Fin de campagne tendue en Ukraine
Kiev — La campagne pour la présidentielle en Ukraine s'est achevée hier dans un climat tendu, laissant craindre des manifestations à l'issue du scrutin de demain qui s'annonce serré. L'opposant pro-russe Viktor Ianoukovitch et le premier ministre Ioulia Timochenko ont rassemblé leurs supporters dans le centre de Kiev.
«Je demande à Dieu de nous donner de la sagesse et je lui demande pardon pour tous les actes injustes et malhonnêtes commis par le pouvoir que je représentais aussi», a dit Mme Timochenko, dans une prière collective dans le centre de Kiev devant quelques centaines de ses partisans.
À quelques centaines de mètres de là, un concert était donné en l'honneur de son rival, qui l'a distancée de dix points au premier tour. «L'heure de la victoire approche [...] Nous avons observé pendant cinq ans comment ils ont détruit le pays [...] Le peuple leur montrera un carton rouge et les enverra à la retraite politique», a lancé M. Ianoukovitch.
Les candidats ont ensuite pris une dernière fois la parole sur les plateaux de télévision, la campagne s'arrêtant à minuit. Signe des tensions existantes après une campagne agressive, les services secrets ukrainiens (SBU) ont annoncé dans la soirée l'arrestation d'un homme «en possession d'engins explosifs et d'armes à feu» qui «aurait pu vouloir commettre un crime au cours» des rassemblements électoraux.
À l'avant-veille du scrutin, l'opinion semblait avant tout soucieuse d'en finir avec l'instabilité politique qui a miné le pays ces dernières années, sous la présidence de Viktor Iouchtchenko, héros de la Révolution orange de 2004, sans trop attendre de l'élection elle-même.
Ces derniers jours, les candidats se sont mutuellement accusés de préparer des fraudes électorales et Mme Timochenko a brandi la menace de manifestations massives. Son rival a rejeté ces accusations et relativisé cette menace, estimant que son adversaire se comportait en perdante.
«Je demande à Dieu de nous donner de la sagesse et je lui demande pardon pour tous les actes injustes et malhonnêtes commis par le pouvoir que je représentais aussi», a dit Mme Timochenko, dans une prière collective dans le centre de Kiev devant quelques centaines de ses partisans.
À quelques centaines de mètres de là, un concert était donné en l'honneur de son rival, qui l'a distancée de dix points au premier tour. «L'heure de la victoire approche [...] Nous avons observé pendant cinq ans comment ils ont détruit le pays [...] Le peuple leur montrera un carton rouge et les enverra à la retraite politique», a lancé M. Ianoukovitch.
Les candidats ont ensuite pris une dernière fois la parole sur les plateaux de télévision, la campagne s'arrêtant à minuit. Signe des tensions existantes après une campagne agressive, les services secrets ukrainiens (SBU) ont annoncé dans la soirée l'arrestation d'un homme «en possession d'engins explosifs et d'armes à feu» qui «aurait pu vouloir commettre un crime au cours» des rassemblements électoraux.
À l'avant-veille du scrutin, l'opinion semblait avant tout soucieuse d'en finir avec l'instabilité politique qui a miné le pays ces dernières années, sous la présidence de Viktor Iouchtchenko, héros de la Révolution orange de 2004, sans trop attendre de l'élection elle-même.
Ces derniers jours, les candidats se sont mutuellement accusés de préparer des fraudes électorales et Mme Timochenko a brandi la menace de manifestations massives. Son rival a rejeté ces accusations et relativisé cette menace, estimant que son adversaire se comportait en perdante.
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