Téhéran reprend son jeu de cache-cache
L'Iran dit ne pas avoir de problème avec un échange d'uranium
Photo : Agence Reuters Ebrahum Noroozi
Le président iranien a présenté hier le système de propulsion pour fusée Simorq.
Téhéran — Nouvelle bravade ou nouvelle façon de gagner du temps? Toujours est-il que l'Iran a réaffirmé hier n'avoir «pas de problème» pour un échange d'uranium avec les grandes puissances, provoquant des réactions prudentes dans les capitales occidentales qui ont entamé des discussions sur des sanctions internationales contre Téhéran pour sa politique nucléaire.
Les États-Unis ont réagi avec méfiance à ces déclarations, soulignant que la République islamique devait adresser sa réponse à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), selon le porte-parole du Conseil américain de sécurité nationale, Michael Hammer.
Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a été plus ferme. L'Iran s'expose à de fortes sanctions imposées par les États-Unis et d'autres grandes puissances en raison de son programme nucléaire, a-t-il dit. Ces sanctions seraient sans doute «imposées en partie par le Conseil de sécurité des Nations unies et en partie par les États-Unis et les pays partageant ses vues».
L'Iran est toujours prêt à échanger une partie de son uranium faiblement enrichi (3,5 %) contre du combustible hautement enrichi (20 %) dont il a besoin pour son réacteur de recherche de Téhéran, a déclaré M. Ahmadinejad lors d'une interview mardi soir à la télévision d'État consacrée aux questions économiques.
L'Iran a rejeté en novembre une proposition du groupe des Six (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) sur l'envoi de la plus grande partie de son stock d'uranium en Russie et en France pour y être transformé en combustible pour son réacteur de Téhéran, mesure visant selon les Six à établir un «climat de confiance».
Téhéran a fixé en retour un ultimatum aux Six pour qu'ils acceptent avant fin janvier de lui livrer du combustible à ses conditions, menaçant dans le cas contraire de produire lui-même de l'uranium hautement enrichi. M. Ahmadinejad n'a fait aucune référence à cet ultimatum, ni à sa décision annoncée le 2 décembre de lancer la production en Iran d'uranium enrichi à 20 %.
Pékin, allié de Téhéran dans le dossier nucléaire, a immédiatement estimé «urgent» de poursuivre les négociations, mais les autres capitales ont réagi avec prudence voire scepticisme.
La France s'est dite perplexe alors qu la Russie a dit attendre des précisions. Londres et Berlin ont estimé pour leur part que Téhéran devrait confirmer son retour à la table des négociations par des «engagements concrets».
Les Occidentaux redoutent que la République islamique ne cherche à produire de l'uranium suffisamment enrichi pour construire une arme atomique, ce que Téhéran a toujours démenti.
Ces déclarations apaisantes mais vagues des dirigeants iraniens sont intervenues alors que les Six ont entamé mi-janvier des discussions sur de nouvelles sanctions contre l'Iran.
Les Occidentaux et la Russie ont averti la semaine dernière qu'ils allaient «avancer sur la voie des sanctions», le dialogue n'ayant «pas produit les résultats que certains espéraient», selon la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
Dans l'espace
L'Iran a envoyé pour la première fois dans l'espace des animaux vivants hier à l'occasion du 31e anniversaire de la Révolution islamique, un acte qualifié de «provocation» par Washington, mais qui permet à Téhéran de réaffirmer ses ambitions technologiques et spatiales.
La télévision a montré des images de l'intérieur de cette «capsule», envoyées selon elle depuis l'espace, contenant plusieurs animaux, dont un rat, des tortues et des vers. Elle a également montré des images de la fusée en vol prises apparemment depuis cette capsule.
Les responsables iraniens n'ont pas donné de détails sur la fusée Kavoshgar-3, mais, selon les images diffusées, il s'agit d'une fusée de petite taille lancée à partir d'une plate-forme autotractée.
Les États-Unis ont réagi avec méfiance à ces déclarations, soulignant que la République islamique devait adresser sa réponse à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), selon le porte-parole du Conseil américain de sécurité nationale, Michael Hammer.
Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a été plus ferme. L'Iran s'expose à de fortes sanctions imposées par les États-Unis et d'autres grandes puissances en raison de son programme nucléaire, a-t-il dit. Ces sanctions seraient sans doute «imposées en partie par le Conseil de sécurité des Nations unies et en partie par les États-Unis et les pays partageant ses vues».
L'Iran est toujours prêt à échanger une partie de son uranium faiblement enrichi (3,5 %) contre du combustible hautement enrichi (20 %) dont il a besoin pour son réacteur de recherche de Téhéran, a déclaré M. Ahmadinejad lors d'une interview mardi soir à la télévision d'État consacrée aux questions économiques.
L'Iran a rejeté en novembre une proposition du groupe des Six (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) sur l'envoi de la plus grande partie de son stock d'uranium en Russie et en France pour y être transformé en combustible pour son réacteur de Téhéran, mesure visant selon les Six à établir un «climat de confiance».
Téhéran a fixé en retour un ultimatum aux Six pour qu'ils acceptent avant fin janvier de lui livrer du combustible à ses conditions, menaçant dans le cas contraire de produire lui-même de l'uranium hautement enrichi. M. Ahmadinejad n'a fait aucune référence à cet ultimatum, ni à sa décision annoncée le 2 décembre de lancer la production en Iran d'uranium enrichi à 20 %.
Pékin, allié de Téhéran dans le dossier nucléaire, a immédiatement estimé «urgent» de poursuivre les négociations, mais les autres capitales ont réagi avec prudence voire scepticisme.
La France s'est dite perplexe alors qu la Russie a dit attendre des précisions. Londres et Berlin ont estimé pour leur part que Téhéran devrait confirmer son retour à la table des négociations par des «engagements concrets».
Les Occidentaux redoutent que la République islamique ne cherche à produire de l'uranium suffisamment enrichi pour construire une arme atomique, ce que Téhéran a toujours démenti.
Ces déclarations apaisantes mais vagues des dirigeants iraniens sont intervenues alors que les Six ont entamé mi-janvier des discussions sur de nouvelles sanctions contre l'Iran.
Les Occidentaux et la Russie ont averti la semaine dernière qu'ils allaient «avancer sur la voie des sanctions», le dialogue n'ayant «pas produit les résultats que certains espéraient», selon la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
Dans l'espace
L'Iran a envoyé pour la première fois dans l'espace des animaux vivants hier à l'occasion du 31e anniversaire de la Révolution islamique, un acte qualifié de «provocation» par Washington, mais qui permet à Téhéran de réaffirmer ses ambitions technologiques et spatiales.
La télévision a montré des images de l'intérieur de cette «capsule», envoyées selon elle depuis l'espace, contenant plusieurs animaux, dont un rat, des tortues et des vers. Elle a également montré des images de la fusée en vol prises apparemment depuis cette capsule.
Les responsables iraniens n'ont pas donné de détails sur la fusée Kavoshgar-3, mais, selon les images diffusées, il s'agit d'une fusée de petite taille lancée à partir d'une plate-forme autotractée.
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