Amiante - Des travailleurs indiens accusent Charest d'être irresponsable
Mumbai, Inde — Le premier ministre Jean Charest s'est fait accuser d'être irresponsable, hier, en permettant que l'amiante produit au Québec soit exporté en Inde, où les travailleurs sont mal protégés contre ce produit cancérigène.
Le Trade Union Centre of India (TUCI), un syndicat qui représente 200 000 travailleurs, a demandé à M. Charest de militer en faveur de l'arrêt des exportations de ce minerai.
Le secrétaire général du syndicat, Sanjay Singhvi, a estimé que près de 25 % des travailleurs indiens exposés à la poussière d'amiante développent des maladies pulmonaires, comme l'amiantose ou le mésothéliome.
Lors d'une conférence de presse, en présence d'une cinquantaine de travailleurs, dont certains atteints de maladies causées par l'amiante, M. Sighvi a affirmé que le minerai provenant du Québec, tout comme celui importé d'ailleurs, était responsable de cette situation. Le syndicaliste a indiqué que les règles encadrant l'utilisation sécuritaire de l'amiante sont pratiquement inapplicables en Inde, où 94 % de la population travaille dans le secteur informel de l'économie. L'économie informelle, caractérisée par des emplois en marge du système, n'est encadrée d'aucune façon que ce soit par l'État.
«Beaucoup d'amiante est utilisé dans ce secteur informel, a-t-il dit. Et c'est très dangereux d'exporter de l'amiante en disant qu'il faut respecter les règles d'utilisation sécuritaire, parce que ces normes ne seront pas suivies. Et même si l'amiante était utilisé de manière sécuritaire, ses fibres finissent toujours par s'infiltrer, même si on porte un masque.»
M. Sighvi a affirmé que la promotion de l'utilisation sécuritaire du minerai, prônée par M. Charest, était incohérente. «C'est irresponsable, a-t-il dit. C'est aussi mauvais que si un pharmacien vendait des médicaments sans prescription et qu'ensuite, il disait qu'il revient aux gens de les utiliser correctement.»
M. Sighvi a déploré que M. Charest, actuellement en mission économique en Inde, n'ait pas donné suite à la demande du syndicat, qui souhaitait le rencontrer.
«Nous lui avons écrit pour demander une rencontre, mais on ne nous a même pas répondu, a-t-il dit. On nous avait pourtant promis de nous répondre.»
Par la suite, M. Charest a affirmé, lors d'un point de presse, qu'il ne pouvait pas dicter aux autres pays comment ils contrôlent les produits nocifs. Le premier ministre a indiqué que l'amiante chrysotile était un produit aussi dangereux que l'uranium, le chlore et le mercure.
«La position que nous avons, les politiques que nous avons mises en place et que nous encourageons, pour ceux qui utilisent le chrysotile, c'est justement d'établir des normes qui vont permettre le contrôle du produit», a-t-il dit.
Le Trade Union Centre of India (TUCI), un syndicat qui représente 200 000 travailleurs, a demandé à M. Charest de militer en faveur de l'arrêt des exportations de ce minerai.
Le secrétaire général du syndicat, Sanjay Singhvi, a estimé que près de 25 % des travailleurs indiens exposés à la poussière d'amiante développent des maladies pulmonaires, comme l'amiantose ou le mésothéliome.
Lors d'une conférence de presse, en présence d'une cinquantaine de travailleurs, dont certains atteints de maladies causées par l'amiante, M. Sighvi a affirmé que le minerai provenant du Québec, tout comme celui importé d'ailleurs, était responsable de cette situation. Le syndicaliste a indiqué que les règles encadrant l'utilisation sécuritaire de l'amiante sont pratiquement inapplicables en Inde, où 94 % de la population travaille dans le secteur informel de l'économie. L'économie informelle, caractérisée par des emplois en marge du système, n'est encadrée d'aucune façon que ce soit par l'État.
«Beaucoup d'amiante est utilisé dans ce secteur informel, a-t-il dit. Et c'est très dangereux d'exporter de l'amiante en disant qu'il faut respecter les règles d'utilisation sécuritaire, parce que ces normes ne seront pas suivies. Et même si l'amiante était utilisé de manière sécuritaire, ses fibres finissent toujours par s'infiltrer, même si on porte un masque.»
M. Sighvi a affirmé que la promotion de l'utilisation sécuritaire du minerai, prônée par M. Charest, était incohérente. «C'est irresponsable, a-t-il dit. C'est aussi mauvais que si un pharmacien vendait des médicaments sans prescription et qu'ensuite, il disait qu'il revient aux gens de les utiliser correctement.»
M. Sighvi a déploré que M. Charest, actuellement en mission économique en Inde, n'ait pas donné suite à la demande du syndicat, qui souhaitait le rencontrer.
«Nous lui avons écrit pour demander une rencontre, mais on ne nous a même pas répondu, a-t-il dit. On nous avait pourtant promis de nous répondre.»
Par la suite, M. Charest a affirmé, lors d'un point de presse, qu'il ne pouvait pas dicter aux autres pays comment ils contrôlent les produits nocifs. Le premier ministre a indiqué que l'amiante chrysotile était un produit aussi dangereux que l'uranium, le chlore et le mercure.
«La position que nous avons, les politiques que nous avons mises en place et que nous encourageons, pour ceux qui utilisent le chrysotile, c'est justement d'établir des normes qui vont permettre le contrôle du produit», a-t-il dit.
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