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Lettres - Le temps est venu pour une gouvernance mondiale

Yves Chartrand - Montréal  1 février 2010  Actualités internationales
Avec les grandeurs et misères de l'aide internationale déployée en Haïti depuis bientôt trois semaines, une constatation s'impose: il nous faut passer à une étape plus avancée de la collaboration entre les peuples et de la gouvernance mondiale.

Les Nations unies représentent depuis longtemps le début de cette gouvernance mondiale. Avec ses hauts et ses bas, et avec ses limites. L'ONU est pour bien des habitants de la terre le symbole de la fraternité universelle et pour les plus démunis de la planète une source d'espoir et une aide essentielle en cas d'urgence. L'organisation malgré ses manques, sa lourde bureaucratie et ses gros salaires mérite notre respect. Que ce soit sous la forme de l'aide humanitaire ou d'une intervention des Casques bleus dans plusieurs coins du globe sa présence est importante et inestimable, et souvent avec des moyens insuffisants dus au manque de générosité des pays donateurs.

L'ONU doit cependant élargir son mandat et se donner les moyens d'agir avec plus de rapidité et d'efficacité. Moins de gens dans les bureaux et plus de gens sur le terrain serait déjà un progrès. De plus, l'ONU n'est pas préparée pour faire face à des catastrophes humanitaires de l'ampleur de ce qui se passe en Haïti actuellement. Il faudrait maintenant que l'ONU ait sous son entière responsabilité des équipes permanentes de secouristes, du personnel médical et un contingent militaire entraîné pour opérer dans les situations de sinistre ou de conflit. Elle n'aurait pas ainsi à faire appel à chaque pays individuellement pour former un contingent d'aide chaque fois. Son intervention n'en serait que plus rapide, plus massive et plus efficace. Pour atteindre cet objectif, il faudrait que les nations développées acceptent d'augmenter substantiellement leur contribution à l'ONU et de céder une part de leur pouvoir et de leurs responsabilités à cette instance internationale. Comme nous vivons dans un monde de plus en plus instable à tous les niveaux, le moment est arrivé de faire un pas de plus vers une gouvernance mondiale puisque nous vivons de plus en plus interreliés les uns aux autres sur la planète Terre.

*****

Yves Chartrand - Montréal
 
 
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  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    lundi 1 février 2010 09h39
    Gouvernement mondial ? Pas question !
    Ce gouvernement tombera forçément entre les mains que les autres fustigeront: le Bien ne se situe jamais dans les yeux, les pensées et les actions de l'Autre quand il est au pouvoir.

    Le gouvernement mondial est une panacée invoquée par des gens impatients de voir l'Aube du Grand Soir augurant un Avnir Radieux sous un Leadership Éclairé à la Kim Jong-Il ou à la Enver Hoxha.

    On voit ce que ça donne et on soupçonne ce que ça donnera.

  • michel lebel
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 11h04
    La gouvernance mondiale est inévitable.
    Je pense que nous allons vers une gouvernance mondiale. Mais ça ne peut que se faire lentement, souveraineté et intérêts étatiques obligent. Mais que de progès fait depuis 1945. Mais je crois bien que la gouvernance mondiale progressera plutôt vite durant les cinquante prochaines années, vu que les problèmes ont en plus en plus une dimension mondiale. Par intérêt de conservation et survie, les États seront forcés d'abandonner plus de souveraineté au profit d'une gouvernance mondiale. Mais ceci ne se fera pas facilement, mais nous entrons, je crois, dans une ère nouvelle. Le statu quo est impossible.


    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit international

  • Gebe Tremblay
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 12h10
    Vous l'avez déjà votre gouvernance mondiale
    Ce sont les grandes puissances à l'ONU qui peuvent se permettre de ne pas respecter les règles de l'ONU mais de les imposer aux autres nations.

    Les États-nations doivent retrouver leurs pleines souverainetés et négocier entre elles en tant que tels.


  • Abonné
    lundi 1 février 2010 12h46
    Le G.M. existe déjà !!
    Dans un monde ou les nations accumulent les déficits et les dettes pour soutenir à bout de bras comme des ESCLAVES, aux détriments de la Social-démocratie, soutenir une ''idiot-logie'', celle du capitalisme quasi débridé, système économique créant des milliardaires et super milliardaires de plus en plus NARCISIQUES ‘‘tout en détruisant la biosphère’’, et où, les mêmes nations prennent en charge les calamités et INJUSTICES humaines tout en réduisant les impôts des riches et des grandes entreprises, oui, oui, on peut dire qu'on s'en va vers un gouvernement mondial dont le sigle sera le N.O.M.F.A., soit « Nouvel Ordre Mondial des Frères Ainés » ou, dans la langue des boss, the N.W.O.B.B, soit « New World Order of Big Brothers », probablement toujours SECRET ET CACHÉ, permettant ainsi de manipuler les masses, de les siphonner et de les appauvrir de plus en plus SAVAMMENT, sous l’œil bienveillant des djeux.

    Tant qu’on acceptera le fait d’accorder à quelques-uns le droit d’accumuler les richesses SANS LIMITE raisonnable, c’est sûr et certain qu’on génèrera un Gouvernement Mondial (G.M.) bientôt(??) mais, certainement pas celui qu’on espère !!!

    La vraie démocratie, celle de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, est à l’agonie !??!

    Nous restera-t-il que : « Merci mon djeu, y-en a des pires que nous-autres !! » ???

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 19h06
    Gouvernement mondial
    Ce gouvernement ne porte pas ce nom mais, dans les faits, il existe déjà. Internet en est l'outil principal. Bientôt, la puce électronique sous cutanée permettra aux dirigeants mondiaux de tout savoir sur vous, sur vos antécédents, sur vos déplacements, sur vos avoirs et sur vos ce que vous devez à l'État, à la banque, chez tel magasin, chez tel fournisseur, chez votre concessionnaire d'automobile. L'argent papier disparaîtra. L'argent n'existera plus. Les chiffres la remplaceront et changeront de colonnes selon ce que chacun fera.

    L'industrie s'ajustera à vous et vous vendra en fonction de ce que vous avez et non de ce que vous êtes.

    Ceux qui n'auront pas ce monde de vivre, ne pourront fonctionner. C'est le 666 de l'Apocalypse, disent certains. Je n'ose pas les croire. Cela voudrait dire que la Bête est parmi nous et qu'elle contrôle déjà tout à notre insu. Qu'elle est arrivée, s'est implantée, sans que peu de gens s'en soient rendus compte.

    Si nous en sommes là, c'est à cause de l'inertie du plus grand nombre et du je m'enfoutisme de la majorité. Elle se pense bien pour le moment. Dans peu de temps, elle sera esclave, mais il sera trop tard. Le gouvernement mondial c'est l'esclavagisme mondial. La conscience sera violée et personne ne pourra prendre ses propres décisions. Quelqu'un les prendra pour vous. Même contre votre volonté. Certains appellent cela le progrès humain. J'appelle cela la soumission généralisée.


    '

  • Yves-Alain Duranleau
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 21h26
    La pire éventualité
    Aimez-vous avoir le droit de vote? C'est exactement ce que vous allez perdre avec un gouvernement mondial. L'ONU est une organisation anti-démocratique, car personne à l'ONU n'est redevable à un électorat.
    Ils font pratiquement ce qu'ils veulent et ce n'importe quand. C'est le pire système car il y a aucune proximité avec les gens sur un territoire donné.
    Pourquoi croyez-vous qu'ils ont propagé la fausse propagande des changements climatiques? Ces pour apporter un financement stable à cet organisation. Ils veulent taxer ce que les humains et les animaux expirent et que les plantes inspirent. Le climat change continuellement, ce n'est pas l'augmentation du carbone qui cré le réchauffement ou le refroidissement du climat, c'est le soleil. Le carbone fait parti du cycle naturel de la vie.
    Alors il faut au contraire revenir à la base et abolir l'organisation qui ce nomme l'ONU.
    Un gouvernement mondial est le pire scénario à envisager et ce même si c'est pratiquement ce qui existement.
    Au lieu de viser un gouvernament mondial, il serait plus sage de renforcir la souveraineté de chaque pays. Ainsi la base serait plus forte et stable, ce qui renforcerait chaque peuple dans la liberté...

  • nolcla
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 21h28
    C'est la seule alternative au capitalisme sauvage qui tue notre plaète
    On ne peut abattre le capitalisme, il n'y a plus d'autre système économique viable à lui opposer. Même si vous en aviez un, il vous resterait encore à nous convaincre, défi impossible si nous voulons survivre aux multiples crises qui dévalent sur nous. La seule solution est donc de lui imposer des limites.
    Mais tenter de lui en imposer localement au Canada est impossible, la concurrence entre les pays nous oblige à suivre les autres si nous voulons préserver nos marchés, nos entreprises et nos emplois.
    Il ne reste donc que la possibilité de lui imposer des limites à l'échèle de la planète. Des normes de protection de l'environnement, des travailleur, des droits et libertés, de la santé, de l'éducation et j'en passe.
    Pour cela, il faudra nécessairement une sorte de gouvernement mondial, une démocratisation des prises de décisions en ce qui concerne sa nomination et ses orientations.
    Plus qu'une simple délégation de pouvoir, il faudra pouvoir réinventer le pouvoir citoyen car, l'affaiblissement des démocraties parlementaires est éloquent, il est fini le temps où les élites économiques détenaient le monopole de la connaissance nécessaire à l'exercice du pouvoir.
    Nos gouvernements actuels abdiquent de leurs pouvoirs et de leurs prérogatives devant les lois des marchés et les dictats du néolibéralisme.
    Pensons que si les limites sont adoptées par l'ensemble des pays, les transnationales ne pourront pas prétexter, dans leurs négociations avec un gouvernement local, qu'elles sont un désavantage face à leurs concurrents.
    De même, si un gouvernement mondial imposait une taxe Toben, cela permettrait de réduire les dettes nationales, de mettre sur pieds des services et des programmes gouvernementaux adéquats sur toute la planète.
    Sans gouvernement mondial, c'est vers la catastrophe finale que nous avançons.

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