Lettres - Abolir l'armée haïtienne
Il y a quelques années, j'étais délégué à une conférence de l'Institut panaméricain de géographie et d'histoire, dont le Canada était autrefois membre. Ladite conférence a eu lieu à Ottawa avec des délégués de tous les pays des Amériques à l'exception de Cuba. À la session d'ouverture, les délégués, tour à tour, ont fait de brèves présentations de leur pays. Je me souviens très bien comment l'auditoire a éclaté en applaudissements lorsque le porte-parole du Costa Rica a énoncé: «Le seul pays des Amériques sans forces armées».
En effet, superficiellement, le Costa Rica ressemble à Haïti en étant un petit pays sans ressources naturelles (pétrole, minerais). Cependant, contrairement à Haïti, il est un pays prospère qui a savouré la stabilité politique pendant les six décennies depuis l'abolition de ses forces armées en 1949.
Le sommet de Montréal de cette semaine a exprimé une reconnaissance formelle de la souveraineté du gouvernement haïtien. Bravo, dis-je. Mais à mon avis, les bailleurs de fonds pour la reconstruction ont une occasion en or (voire une responsabilité!) d'exiger que l'abolition permanente des forces armées haïtiennes constitue la pierre angulaire d'une feuille de route. Pas un sou pour les armes qui, dans le passé, ont englouti trop de la richesse du peuple haïtien.
Tomas Feininger - Le 27 janvier 2010
En effet, superficiellement, le Costa Rica ressemble à Haïti en étant un petit pays sans ressources naturelles (pétrole, minerais). Cependant, contrairement à Haïti, il est un pays prospère qui a savouré la stabilité politique pendant les six décennies depuis l'abolition de ses forces armées en 1949.
Le sommet de Montréal de cette semaine a exprimé une reconnaissance formelle de la souveraineté du gouvernement haïtien. Bravo, dis-je. Mais à mon avis, les bailleurs de fonds pour la reconstruction ont une occasion en or (voire une responsabilité!) d'exiger que l'abolition permanente des forces armées haïtiennes constitue la pierre angulaire d'une feuille de route. Pas un sou pour les armes qui, dans le passé, ont englouti trop de la richesse du peuple haïtien.
Tomas Feininger - Le 27 janvier 2010
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