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Lettres - La dette qui tue

Gérard Laverdure - Montréal, le 28 janvier 2010  29 janvier 2010  Actualités internationales
Haïti écrasé par les esclaves de l'argent et du pouvoir. Le pays le plus pauvre dont ni l'ombre d'un gouvernement ni l'élite ne veulent vraiment s'occuper de la santé, de l'éducation, de la sécurité et de la vie de leur peuple. Haïti croulant sous une dette de près d'un milliard de dollars et dont les débiteurs étrangers encaissent les intérêts sans sourciller.

Crimes contre l'humanité. Si les secours d'urgence sont une nécessité absolue, la levée des jougs qui tuent le corps, le coeur, l'âme et la famille sociale est aussi une nécessité fondamentale. Il faut aller à la racine des maux. Il y a un retournement du coeur, des consciences et des pratiques économiques et politiques à opérer, pas seulement en Haïti. Démocratie, respect de la vie, de la nature, justice sociale. Il faut lever la dalle de béton de la dette qui tue plus que le tremblement de terre. Une pétition circule en ce sens, pilotée par Avaaz.

Attention aussi aux vendeurs du temple de tout acabit. Ils se servent de la misère et de la religion pour leur propre gloire, usurpateurs de la bonté de Dieu, marchands d'esclavage qui aliènent les êtres et les peuples au lieu de libérer. Ils sont comme des vautours autour d'un cadavre. On les reconnaît à leurs fruits.

Gérard Laverdure - Montréal, le 28 janvier 2010
 
 
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  • l poisson
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    vendredi 29 janvier 2010 02h17
    La reconstruction sapée par la dette, selon OXFAM-Québec
    (extrait d'un communiqué d'OXFAM-Québec du 25 janvier)

    ''L'annulation de la dette est l'une des cinq priorités d'Oxfam pour la reconstruction d'Haïti. Les autres priorités sont :

    - soutenir les agriculteurs et les petites entreprises;
    - s'assurer que les régions les plus démunies bénéficient des appuis
    financiers pour accélérer la reprise de l'économie;
    - soutenir la société civile et le gouvernement haïtien, notamment qui
    ont été délogés par le séisme;
    - reconstruire mieux, avec des bâtiments qui respectent les normes
    antisismiques et des sources d'énergie qui permettront de réduire la
    déforestation.

    La reconstruction d'Haïti risque d'être sapée par le fardeau de sa dette et par une crise alimentaire préexistante qui a rendu le pays dépendant des importations pour 40 % de son alimentation, a prévenu l'organisation. Avec la saison des semis qui doit commencer dans deux semaines, des actions urgentes sont nécessaires pour stimuler la production alimentaire et pour empêcher d'éventuelles privations pour plus de 3 millions d'Haïtiennes et d'Haïtiens touchés par le séisme. (...)''

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