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La mesquinerie

Alors qu'Haïti en est encore à compter ses morts, il aurait été un peu indécent de déclencher une nouvelle chicane avec Ottawa à propos de la conférence préparatoire sur la reconstruction du pays.

Le premier ministre Charest, qui pensait pouvoir compter sur la bienveillance du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, n'a d'ailleurs pas insisté outre mesure pour y participer. Même le PQ a fait preuve d'une retenue à laquelle il ne nous a pas habitués quand il s'agit d'affirmer la personnalité internationale du Québec.

Il est vrai que la coordination de ce gigantesque chantier, que la conférence d'hier a à peine esquissé et qui s'échelonnera sur une décennie, sera suffisamment complexe sans y ajouter le grain de sel constitutionnel canadien.

Au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier, la France avait également jugé préférable de ravaler la frustration que lui causait l'attitude hégémonique des États-Unis, qui n'entendaient manifestement pas partager la direction de l'aide à Haïti.

Après que le secrétaire d'État à la coopération, Alain Joyandet, s'était plaint qu'on ne laissait pas atterrir les avions français à l'aéroport de Port-au-Prince, le président Sarkozy avait jugé préférable de rectifier le tir et de louer «la mobilisation exceptionnelle des États-Unis».

Bien entendu, Stephen Harper aurait pu choisir de faire preuve d'élégance, mais le «principe de courtoisie» qu'évoquait l'ancien ministre Benoît Pelletier dans son rapport de 2001, qui constitue toujours le fondement de la politique constitutionnelle du gouvernement Charest, n'a jamais fait partie de la philosophie de M. Harper. Dans le cas qui nous occupe, cela ressemblait plutôt à de la mesquinerie.

**

Puisque le Canada était le pays hôte de la conférence et qu'Haïti fait partie de la Francophonie, où le Québec jouit d'un statut de gouvernement participant depuis un quart de siècle, rien n'empêchait Ottawa de lui faire une place.

Hormis la présence d'un fonctionnaire du ministère des Relations internationales, confiné à un rôle d'observateur silencieux, le Québec était complètement invisible hier au siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale.

Si l'on a pu lui trouver un strapontin au siège de l'UNESCO à Paris, en incluant son représentant dans la délégation canadienne, il était certainement possible de l'inviter à une rencontre ad hoc, qui avait lieu de surcroît à Montréal. Plusieurs organismes non gouvernementaux avaient d'ailleurs été invités à y participer.

Le hasard a voulu que cette conférence coïncide avec le quatrième anniversaire de l'arrivée au pouvoir des conservateurs. M. Harper aurait pu profiter de l'occasion pour démontrer qu'il croyait encore au «fédéralisme d'ouverture» qu'il avait fait miroiter dans son «discours de Québec» en décembre 2005.

Il a sans doute gardé en travers de la gorge les reproches que Jean Charest lui a adressés à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques. Sa récidive à Rivière-du-Loup n'a pas dû améliorer les choses.

Personne au Québec n'aurait même songé à participer à une conférence comme celle d'hier, si le tremblement de terre avait dévasté la République dominicaine ou encore la Jamaïque. Il saute aux yeux que le Québec entretient une relation tout à fait particulière avec Haïti.

Dans sa déclaration, M. Harper n'a fait aucune référence au rôle que le Québec pourrait être appelé à jouer dans sa reconstruction. Encore moins aux mesures qu'il a prises afin de faciliter l'accueil des sinistrés, alors qu'Ottawa a adopté une attitude très bureaucratique.

Le Canada est le deuxième bailleur de fonds d'Haïti après les États-Unis, mais la participation canadienne à la reconstruction sera largement le fait des Québécois, déjà très présents dans le pays.

Ce n'est certainement pas un hasard si Montréal, où résident la très grande majorité des 150 000 Canadiens d'origine haïtienne, a été choisi pour tenir la conférence. Les compétences de la diaspora seront essentielles au relèvement haïtien.

Alors que les sinistrés manquent de tout, la priorité doit aller au rétablissement des services essentiels et à la reconstruction des infrastructures, mais le relèvement du pays passera obligatoirement par celui de l'État.

Déficient à tous égards même avant la catastrophe, le gouvernement haïtien est totalement incapable de prendre les choses en main, même si les participants à la conférence d'hier ont lourdement insisté sur le respect de la souveraineté haïtienne. Les Haïtiens sont les premiers à mesurer l'incurie et la corruption de leur État.

Il faudra beaucoup de travail pour en faire un gestionnaire efficace. C'est peut-être à ce chapitre que la contribution québécoise pourrait être la plus significative. En vertu d'un protocole d'entente signé par les gouvernements canadien, québécois et haïtien en novembre 2007, l'École nationale d'administration publique assure déjà la maîtrise d'oeuvre du Projet d'appui à la gouverne de l'État haïtien, qui devait durer cinq ans et coûter 7,2 millions de dollars. De toute évidence, il faudra repartir de zéro.

****

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • l poisson - Inscrit
    26 janvier 2010 03 h 16
    Comme disait M. Chrétien: ''Que voulez-vous...''
    ...Le Québec n'est qu'une province.

    ''Il saute aux yeux que le Québec entretient une relation tout à fait particulière avec Haïti.'' écrivez-vous.

    Pis après... Le Québec est une province.

    Les Québécois ont donné beaucoup d'argent pour Haïti vendredi passé, voilà le plus important..

    M.Harper pourrait détourner la contribution fédérale pour rembourser la dette canadienne afin, dirait-il, de mieux aider la reconstruction d'Haïti en améliorant la cote de crédit haïtienne tout en réduisant le déficit d'Ottawa. Le Québec n'aurait pas un mot à dire. Vrai ou faux ?

    Voilà ce que c'est d'être une province. Dans les circonstances, M. Charest est un excellent gérant d'estrade. Même s'il voulait faire plus, notre statut provincial l'en empêche. Et aussi ses généreux contributeurs.

    Mais ce n'est pas une raison pour cesser de donner à Haïti. C'est tout ce que nous pouvons faire pour l'instant. Malheureusement.
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  • Andrew Savage - Inscrit
    26 janvier 2010 06 h 05
    HUM !
    HUM !

    Affirmer sans ambages que la contribution québécoise aurait pu se manifester au chapitre de la gestion efficace est soit flagorneur soit ironique. Vous ne lisez donc pas les rapports du vérificateur général. Sans parler des demandes d’enquête.

    Vous donnez de l’importance à ce qui n’en a pas. Sans doute que votre métier l’exige. La rencontre d’hier fait partie d’un scénario convenu, et la présence ou l’absence de M. Charest n’aurait rien changé au fond des choses.

    Pourquoi enfoncez-vous le clou de la duperie ? Tout le monde a compris que cette mise en scène ne visait qu’à gagner du temps et à sauver la face. Le premier ministre a eu le bon instinct en insistant pas. Non mais.

    Nous sommes au stade de l’urgence et des premières nécessités ; faut-il vraiment le rappeler ?
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  • Normand Carrier - Abonné
    26 janvier 2010 06 h 35
    Que pouvons nous attendre a part la mesquinerie ?
    Il est évident que Copenhague et la récidive a Rivière-du-Loup n'a pas aidé mais le principe de coutoisie n'existe plus depuis longtemps et cela répond très bien au désir du ROC qui n'a aucune envie de faire quelques concessions au Québec , tout parti confondu ! Il est rentable politiquement de mettre le Québec a sa place et la grande mode du Québec <bashing> est omniprésente dans les autres provinces comme on la vu au récemment dans la vente d'Énergie Nouveau-Brunwick !
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  • cardinal - Inscrit
    26 janvier 2010 07 h 01
    Ce qui est vraiment mesquin, c'est de soulever un faux problème.
    Pourtant, il est tellement clair que pour être efficace l'aide doive être centralisée!
    Pourtant il est tellement clair que moins il y aura de tireurs de ficelles moins il y aura de gaspillage et plus l'aide sera efficace.
    En quoi le gouvernement québécois est-il plus apte que n'importe quelle Province ou Territoire ou aussi apte que le gouvernement fédéral dans le domaine de l'aide internationale?
    Le gouvernement du Québec dispose-t-il d'une AQDI qui soit le pendant de l'ACDI et qui ait fait ses preuves autour du globe?
    Insinuer que le protocole signé impliquant l'ENAP qui n'est une constituante de l'UQ, elle-même une des universités du Québec et certainement pas la meilleure, d'après les résultats obtenus, confère de facto un rôle international est sinistrement prétentieux.
    En quoi le nombre de personnes d'origine haïtienne est-il un facteur de priorité en terme d'efficacité de gestion de crise humanitaire?
    À ce compte-là, ne serait-ce pas plutôt à la ville de Montréal d'être représentée, et pourquoi pas à tel ou tel quartier?
    Si au moins tous les autochtones présents sur le territoire de la Province étaient bien traités, munis d'eau potable, de logements décents etc, à l'instar de ce que Michel David semble suggérer que serait le résultat d'une présence du Québec à la table des gestionnaires de la crise haïtienne, peut-être, je dis bien peut-être qu'il y aurait lieu de prétendre 'apporter une expertise reconnue.
    La compétence suggère d'agir, la mesquinerie suggère de profiter d'un drame pour mousser une cause qui y est complètement étrangère en fait et en droit.
    La chronique d'aujourd'hui par sa mesquinerie nuit bien plus qu'elle n'aide!
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  • jacques noel - Inscrit
    26 janvier 2010 08 h 03
    Pas de place pour le Québec
    Y'avait pas de place pour le Québec autour de la table, sous prétexte que le Québec n'est pas un État souverain, mais on y trouvait
    1) les Nations Unies,
    2) la Banque mondiale,
    3) le Fonds monétaire international,
    4)la Banque de développement des Caraïbes,
    5)l’Organisation des États américains,
    6)la CARICOM
    7)la Banque interaméricaine de développement

    On a 101 députés souverainistes. Avez-vs entendu un seul se plaindre?
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  • michel lebel - Inscrit
    26 janvier 2010 08 h 05
    Place à la solidarité et non aux peittes querelles!
    C'était, il me semble, une conférence très politique, relevant des premiers ministres et des ministres des Affaires étrangères des États concernés. À un tel niveau, le Québec ne pouvait partciper, à moins de changer fondamentalement les règles du jeu constitutionnel au Canada. Mais le Canada n'est pas la Belgique, à ce que je sache!

    Quant au "principe de courtoisie", c'est du bidon, mais si on veut aller dans cette voie, il faut reconnaître que ça ne peut être un principe à sens unique. On ne peut soutenir que Jean Charest fut très courtois... à l'égard du fédéral à Copenhague et à Rivière-du -Loup!

    Tout ceci dit, l'important est de participer à la reconstruction d'Haïti et tous les bras et cerveaux seront les bienvenus. Et peu importe leur oprigine.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    26 janvier 2010 08 h 10
    La participation du Québec
    Est-ce que les pays participants ont délégué des représentants d leur différents départements ? Bien sur que non. Pourquoi plus le Québec que l'Ontario ou n'importe quelle autre province?.À cause de la francophoLie?., il ne voulait sûrement pas que ça se reproduise à Montréal. Quand ces susceptibilités en finiront-elles? Le Québec trouvera toujours le moyen de dire ce qu'il pense, que ce soit enprivé ou en public. M.Harper s'est fait rabrouer par M.Charest à Copenhague, il ne voulait pas que ça se reproduise à Montréal. J'aurais fit de même.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    26 janvier 2010 08 h 14
    Le choix des Québécois de demeurer des provinciaux
    Tant que les Québécois vont choisir de demeurer une province canadienne, ça va continuer ainsi comme la France n'accorde pas plus de place à la Bretagne dans les rencontres internationales, même si elle le demandait.
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  • jacques noel - Inscrit
    26 janvier 2010 09 h 40
    @cardinal le colonisé
    1) Les autochtones sont de juridiction fédérale. Le Québec a peu à dire et il est fort généreux lorsque l'occasion se présente. Pensez juste aux Cris au Québec vs les Cris en Ontario
    2) C'est au Québec que les autochtones ont, de tout le Canada, la plus haute espérance de vie, la plus haute préservation de la langue maternelle et le plus bas taux de criminalité
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  • Claude Archambault - Inscrit
    26 janvier 2010 10 h 05
    M. Noel
    On 101 député souverainstes vous dites, mais ils ne représentent que moins de 35% de la population, en démocratie cela veu dire ... prend ton trou, les autres 65% ne partage pas ta vision.

    Moi j'aimerais savoir et que quelqu'un m'explique pourquoi le Québec doit être considéré différament des autres province? Et aussi si à cette conférence M. Harper aurait non seulement invité le Québec mais aussi de façon égale les autres provinces du Pays, est -ce que cela aurait été acceptable?

    M Bousquet vous l'avez dit c'est notre choix démocratique et Ottawa le respecte.
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  • France Marcotte - Abonnée
    26 janvier 2010 10 h 17
    Lire avec attention
    Michel David dit: "Personne au Québec n'aurait même songé à participer à une conférence comme celle d'hier, si le tremblement de terre avait dévasté la République dominicaine ou encore la Jamaïque. Il saute aux yeux que le Québec entretient une relation tout à fait particulière avec Haïti." Et que la participation canadienne à la reconstruction sera largement le fait des Québécois qui sont déjà très présents dans ce pays. C'est à ce titre qu'une place exceptionnelle aurait pu être faite au Québec à cette conférence. Bien naïfs (ou aveuglément partisans) ceux qui croient que des moments aussi dramatiques ne peuvent pas aussi servir à des politiciens aguerris à déplacer froidement leurs pions.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    26 janvier 2010 11 h 05
    L'attitude de Stephen Harper envers Jean Charest
    Pas besoin de réfléchir très longtemps pour comprendre pourquoi Stephen Harper a écarté Jean Charest de la rencontre internationale qui vient d'avoir lieu à Montréal afin d'aider Haïti.

    Étant donné que M. Harper n'est pas un politicien qui oublie les affronts qu'on peut lui faire, on devait s'attendre à une telle attitude de sa part.

    Comme vous l'écrivez vous-même - et je vous cite - : « Il a sans doute gardé en travers de la gorge les reproches que J. Charest lui a adressés à la conférence de Copenhague... »

    S'il tient à participer comme chef du gouvernement québécois à des conférences internationales, M. Charest sait très bien quoi faire pour y parvenir, soit faire du Québec un État souverain. Et s'il préfère parler au nom du Canada, il n'a qu'à tenter de devenir premier ministre à Ottawa !
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  • Robert Côté - Abonné
    26 janvier 2010 11 h 06
    La politique nationaleuse québécoise encore et toujours...
    Les relations internationales sont de compétences fédérale. Quand le fédéral a l'ombre de la queue d'un chat l'intention de se mêler de compétences provinciales, comment réagis le Québec déjà?... Le respect n'est pas un concept à sens unique.
    Cela n'empêche pas les francophones d'être impliqués et généreux
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  • Normand Carrier - Abonné
    26 janvier 2010 11 h 40
    C'est pas parce qu'on est , qu'on aime être colonisé ....
    Monsieur Archambault utilise son seul argument que nous avons voté pour que nous aimons et acceptons d'être colonisés ! Comme il aime toujours rapetisser les Québécois , il diminue le % de votes des souverainistes qui est plus de 40% a l'heure actuelle plus de 50% du vote francophone et si l'on ajoute Q.S. , les souverainistes sont a 48% du vote !
    Cela ne doit pas empêcher les souverainistes d'expliquer ce que le Québec perd en étant une province comme les autres . Notre nation qui est reconnue ne peut être représentés aux organistes internationnaux et participer aux décisions comme celle d'hier sur Haiti . Nous serions les mieux placés avec le 3/4 des citoyens d'Haiti établis au pays ! Quant on est traumatisé , on se contente de peu et on a très peur de relever quelques défis comme nation responsable et libre de ses choix ......
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  • jacques noel - Inscrit
    26 janvier 2010 12 h 32
    Pourquoi le Québec devrait être là
    Parce qu'on est une nation, une nation reconnue par Harper lui-même
    Parce que la réunion se tient sur notre territoire
    Parce qu'on est le seul État francophone du continent avec Haiti
    Parce qu'on a 100,000 Haitiens sur notre territoire
    Parce qu'on a une longue histoire de coopération avec Haiti et que si on veut éduquer les Haitiens ca va prendre des profs francophones qui vont surtout venir d'ici.

    Ce qu'il y a de décourageant, et je me répète, c'est le silence des 101 sourds et muets. Eux autres, je ne les comprends plus. On a beau les élire et les ré-élire ils refusent systématiquement de parler de souveraineté. Ils se comportent comme les pires béniouiouis libéraux. Vraiment, ces 101 députés sont la honte du mouvement souverainiste.

    Un bon sujet pour votre prochaine clinique M. David. Pourquoi les 101 députés souverainistes ne parlent jamais de souveraineté? Pourquoi d'Haiti à l'afghanistan, en passant par les Team Canada, la nouvelle chambre des communes et la force de la piasse (qui nuit à nos PME) pourquoi ces 101 silencieux n'élèvent jamais la voix? Ca donne quoi voter pour des souverainistes s'ils ont honte d'en parler?
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    26 janvier 2010 12 h 36
    Pourquoi ne pas se fier à l'expertise des américains.....
    Personne au Québec n'aurait même songé à participer à une conférence comme celle d'hier, si le tremblement de terre avait dévasté la République dominicaine ou encore la Jamaïque. Il saute aux yeux que le Québec entretient une relation tout à fait particulière avec Haïti. (Michel David)
    -----------------------------------------------------------------

    C'est justement pour ça, le Québec risquait de manquer d'objectivité et de s'embarquer.....au-delà de ses moyens!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    26 janvier 2010 12 h 42
    @Normand Carrier
    Comme il aime toujours rapetisser les Québécois , il diminue le % de votes des souverainistes qui est plus de 40% a l'heure actuelle plus de 50% du vote francophone et si l'on ajoute Q.S. , les souverainistes sont a 48% du vote ! (Normand Carrier)
    ---------------------------------------------------------------------

    C'est drôle, depuis 1983, ces forts pourcentages de votes pro-souverainistes ont tendance à se manifester en dehors des période électorales.....mais lorsqu'une élection se pointe à l'horizon les taupes ont également tendance à regagner leur trou....!
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    26 janvier 2010 12 h 58
    Pourquoi pas une petite Haïti québécoise.....
    Nous serions les mieux placés avec le 3/4 des citoyens d'Haiti établis au pays ! (Normand Carrier)
    ---------------------------------------------------------------------

    C'est peut-être un peu trop pour nous...non!

    Que diriez-vous si on en laissait un peu pour les autres...ça ne ferait pas tort!

    Il faut avoir les ambitions de ses moyens et, malheureusement, comme c'est là, certains nous démontrent qu'ils ont l'appétit plus grand que la panse..... à moins de vouloir recréer un petit Haïti sur le territoire du Québec....pour entrer en compétition avec nos souverainiss...

    Faudrait demander à Pauline ce qu'elle en pense!
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  • Claude Archambault - Inscrit
    26 janvier 2010 13 h 10
    @ M. Carrier
    Vous dites: ...l'heure actuelle plus de 50% du vote francophone..... Mais vous oubliez que les québécois ne sont pas seulement es francophone, et ce qui compte c'est la voix de TOUS les québécois, quand on regarde seulement les francophones pour baser son jugement, c'est faire preuve de manque de jugement. Pour moi la communauté anglophone, allophone et francophone sont tous égaux et que l'un nest rien sans l'autre ce qui fait que quand on m'apporte l'argument qu'une position qui est minoritaire au Québec doit primer parce que majoritaire chez les francophone, cela est du racisme est du sectarisme. Il faut combatre ces position avec tout ce qui est disponnibble. Et cela n'est pas être anti québec, c'est être en faveur du Québec.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    26 janvier 2010 13 h 15
    @ M Coté
    Comme vous dites, à chacun ses responsabilité. Si et quand le Québec sera libre, alors il fera ce qu'il voudra, avec ce qu'il lui restera de territoire, de population, de richesse de liberté individuel et de dette mais il aura TOUS les pouvoirs.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    26 janvier 2010 13 h 25
    La nation québécoise......
    N'en déplaise à nos souverainistes, le concept de nation, tel que défini par Harper, s'applique pour l'ensemble des citoyens francophones du Québec et non strictement pour les pkiss...

    C'est pourquoi cette affirmation de l'identité québécoise prend une toute autre dimension lorsqu'elle est employée par Jean Charest, dans ses discours, car moins restrictive que dans la bouche d'une Pauline Marois dont l'expression s'apparente plutôt à son "NOUS" restrictif; c'est sans doute ce qui dérange nos bons souverainistes à tout crins.....
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  • Claude Archambault - Inscrit
    26 janvier 2010 13 h 34
    Juste une pensée
    Nous savons tous que M. Charest est un des plus habiles politiciens que le Québec a connu depuis Bourassa. Et ceux qui ne l'aime pas devront admettre ce fait, même dans ces pire moment il a fièrement tiré son épingle du jeu, il a une peau de téflon.

    Maintenant aussi nous savons tous qu'il est fédéraliste, mais qu'il se doit de jouer une carte un peu nationaliste comme tous les fédéralistes le font plus ou moins.

    Ceci dit, qui penserait que ce qu'il a fait à Copenhague n'était pas très bien calculé et minutieusement planifier? Tous savions avant la rencontre qu’il y avait tout un gouffre entre la position du fédéral et celle que M. Charest devait tenir et qu'à Copenhague il n'avait pas droit de parole à la table mais seulement à l'intérieur de la mission canadienne. Moi je crois que M. Charest a intentionnellement mis le gouvernement fédéral dans l'embarras aux yeux du monde. Il l'a fait avec deux objectif, l'un pour forcer un peu de changement dans la position canadienne et aussi pour se montrer comme un leader au Québec (mission accompli sur ce point) et comme deuxième objectif miner pour une très longue période la possibilité de voir le Québec à une table international soit au coté du fédéral ou à l'intérieur de la mission fédérale. C'est certain que là ou les deux paliers chante la même chanson, on laissera le Québec se faire voir un peu mais autrement le Québec n'aura pas de possibilité d'y être.

    Encore là je crois que c'est mission accomplit. Si un gouvernement fédéraliste peu faire un tel affront que ferait un gouvernement séparatiste... bien joué M. Charest quel jambette aux aspirations de souveraineté par étape que se propose de faire La Marois.
    À l’avenir le fédéral conservera jalousement son exclusivité dans ses champs de compétence.
    à chacun ses moutons et la bergerie s'en tiendra meilleure!
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    26 janvier 2010 14 h 32
    Éviter les querelles constitutionnelles, soit, mais...
    D'accord il faut éviter de mener des querelles constitutionnelles alors que les Haïtiens sont ravagés par une catastrophe qui soulève une solidarité universelle, y compris au Québec qui n'a pas attendu les incitations des gouvernements pour agir de multiples façons.

    On dira ce qu'on veut, mais rien ni personne ne fera en sorte d'empêcher la nation québécoise d'apporter sa contribution toute particulière au drame haïtien. Tout milite en faveur de sa contribution spécifique : la langue française en partage, l'accueil des ressortissants haïtiens pendant des décennies de dictature, la relative proximité du Québec, avec ce pays, une histoire soutenue de solidarité avec Haïti et une importante communauté haïtienne à Montréal et en maints endroits du Québec laquelle confère au Québec, à son gouvernement et à ses institutions et organismes une connaissance respectueuse des besoins réels de ce pays aujourd'hui ravagé et hier exploité par ses colonisateurs et exploiteurs.

    Une certaine élégance m'était apparue de mise dans les relations entre Québec et le Canada pour à tout le moins accuser réception de la solidarité historique du Québec avec Haïti.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

    Mais faut-il nécessairement pour cela prendre le chemin de l'indépendance ?
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  • Ouhgo - Inscrit
    26 janvier 2010 14 h 43
    La vengeance en plat chaud!
    "Il a sans doute gardé en travers de la gorge les reproches que Jean Charest lui a adressés à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques. Sa récidive à Rivière-du-Loup n'a pas dû améliorer les choses."

    Quelle était donc la ruse diplomatique de Charest dans sa fanfaronnade, surtout en récidive à Cacouna? La vengeance immédiate, en forme de gifle au Québec, fait croire que les deux renards étaient de connivence...
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  • Alain Bonin - Abonné
    26 janvier 2010 20 h 51
    Mr. David mal compris.
    Ce que Mr. David tente d'expliquer est que le gouvernement Harper aurait dû, et non ne doit, inviter le Québec à la table de concertation. Le Québec est le pont qui communique entre le Canada et Haïti depuis des années. Je suis d'accord pour ne pas commencer une chicane constitutionnelle, mais les promesses de Stephen Harper sur le fédéralisme d'ouverture et la nation québécoise ne sont que de belles paroles. Celui-ci a manqué une excellente occasion de démontrer le contraire. La situation n'est pas la même qu'à Copenhague où Mr. Charest pouvait dire ce qu'il pense. Et c'est pour cela que même les partis d'oppositions ne pouvaient se lever et le crier haut et fort. La priorité est d'aidé ces malheureuses personnes à pouvoir s'en sortir le plus vite possible et non de se disputer.
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"directeur général des élections"

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