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    La conférence de Montréal sur Haïti permet la rédaction d’une feuille de route

    Le premier ministre d'Haïti Jean-Max Bellerive, le ministre canadien des Affaires étrangères Lawrence Cannon et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le premier ministre d'Haïti Jean-Max Bellerive, le ministre canadien des Affaires étrangères Lawrence Cannon et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
    La conférence sur Haïti, qui a réuni les représentants de différents pays donateurs aujourd’hui à Montréal, leur a permis de rédiger une feuille de route et de jeter les bases d’une autre rencontre, qui aura lieu en mars prochain au siège des Nations unies, à New York. Ainsi, ils se sont entendus pour remettre sur pied les institutions économiques, démocratiques et de développement social d’Haïti, dans le respect de sa souveraineté et des principes de durabilité, d’efficacité et de reddition de comptes.

    Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, qui présidait la réunion de Montréal, l’a annoncé en fin d’après-midi lors de la conférence de presse finale.

    Les représentants de près d’une quinzaine de pays de même que d’organisations internationales étaient à Montréal pour discuter de l’aide humanitaire nécessaire et de la reconstruction de la Perle des Antilles, dont la capitale Port-au-Prince s’est littéralement effondrée le 12 janvier. Et de l’avis général, cette nouvelle page de l’histoire haïtienne devra être dirigée par le gouvernement du pays lui-même.

    Et outre les problèmes de coordination de l’aide humanitaire sur le terrain, la communauté internationale devra s’assurer que toutes les ressources mises de l’avant pour aider Haïti à se relever sont utilisées aussi efficacement que possible, selon le premier ministre canadien Stephen Harper.

    Même si Canadiens et Américains se sont entendus lors d’une rencontre bilatérale pour dire qu’il faudrait superviser l’utilisation qui sera faite de l’aide monétaire versée à Haïti, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, et M. Harper ont soutenu qu’il était trop tôt pour détailler les mesures de surveillance qui seraient mises en place. M. Harper a de plus déclaré que le monde devrait redoubler d’efforts pendant au moins une décennie afin de remettre Haïti sur pied.

    Son homologue haïtien, Jean-Max Bellerive, a quant à lui réitéré qu’il fallait que les pays réunis mènent «un travail en commun qui va commencer par le leadership haïtien».

    Le premier ministre Bellerive a indiqué qu’il n’était pas encore en mesure de chiffrer les besoins monétaires de son pays.

    Une occasion pour repenser Haïti

    Le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, avait plaidé ce matin pour un soutien international qui dépasse la stricte aide humanitaire et permette la «relance du pays sur la voie du développement».

    M. Bellerive avait mis l'accent sur l'importance de ne «pas revenir au statu quo» qui prévalait avant la séisme destructeur du 12 janvier. Il faut plutôt profiter de l'occasion pour repenser Haïti, a-t-il dit en évoquant le besoin de décentraliser l'administration publique et de relocaliser une partie de la population ailleurs qu'à Port-au-Prince.

    Une vingtaine de pays ou d'organismes formaient le groupe de discussion de la rencontre. En plus de Hillary Clinton on notait la présence de Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères français), et de leurs collègues de l'Argentine, du Brésil, du Chili, du Costa Rica, de l'Espagne, du Japon, du Mexique, du Pérou, de la République dominicaine, de l'Uruguay, ainsi que de représentants de l'Union européenne, de l'Organisation des États américains, des Nations unies et de la Caribbean Community (Caricom).

    L'important, c'est le peuple haïtien

    Pour sa part, le premier ministre du Québec Jean Charest a affirmé qu’il n’était pas déçu de ne pas avoir pu participer à la rencontre des pays amis d’Haïti à Montréal.

    Interrogé sur son absence à la rencontre internationale, alors qu’il prononçait une allocution dans un hôtel de Montréal sur un autre thème, M. Charest n’y a pas vu de mal.

    «L’important, c’est le peuple haïtien. Pour ce type de rencontre-là, on n’est pas invité. Ce n’est pas l’endroit où le Québec est typiquement présent, pas pour ce type de rencontre-là. Pour les autres, on verra. D’autant plus que c’est une rencontre au niveau ministériel, donc ce n’est pas là où on est présent», a-t-il objecté.

    M. Charest a précisé que le Québec faisait sentir sa présence autrement. «On est quand même observateur (à la rencontre sur Haïti) et on est intéressé. Et dans la mise en oeuvre de ce que fera le Canada pour Haïti, c’est surtout le Québec qui est concerné. Alors, on verra pour les autres rencontres», a-t-il ajouté.

    M. Charest a rappelé qu’il avait déjà rencontré le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, dimanche, pour échanger justement sur la situation en Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier.  «Il y aura une conférence de reconstruction et moi j’ai vu M. Bellerive hier en tête-à-tête, alors ça nous permet d’avoir un contact direct avec Haïti», a indiqué M. Charest.













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