Le corps Serge Marcil est retrouvé dans les décombres de l'hôtel Montana
Le corps de l'ancien député libéral Serge Marcil a été retrouvé vendredi dans les décombres de l'hôtel Montana, à Port-au-Prince.
La conjointe de M. Marcil, Christiane Pelchat, a confirmé la nouvelle par voie de communiqué, samedi. Mme Pelchat s'était rendue vendredi dans la capitale haïtienne pour tenter de retrouver son mari. Elle a appris, dès son arrivée, que le corps de son mari avait été sorti des décombres deux heures auparavant par des équipes de secours. Selon le communiqué, M. Marcil était sous des tonnes de béton et il serait mort sur le coup.
Mme Pelchat, qui est la présidente du Conseil du statut de la femme, a salué la mémoire de son mari en affirmant qu'il était «un grand humaniste, un mari aimant amoureux, toujours avec une tendresse inouïe».
M. Marcil était vice-président de la firme d'ingénierie SM International. D'ailleurs, il était là-bas pour affaires.
Un ancien collègue de M. Marcil au sein du caucus libéral fédéral, Denis Paradis, a affirmé qu'il s'agissait d'une grande perte pour le Québec et le Canada.b «Dans toutes ses actions, il symbolisait cette aide humanitaire dont le Canada a été un modèle à travers le monde», a-t-il dit.
De l'éducation à la politique
Né le 20 janvier 1944 à Salaberry-de-Valleyfield, Serge Marcil a d'abord étudié et travaillé dans le domaine de l'éducation avant de faire le saut en politique comme député libéral de Beauharnois en 1985. Réélu en 1989 dans Salaberry-Soulanges, il a occupé successivement les postes d'adjoint parlementaire des ministres de la Main-d'oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle puis du Travail.
L'actuel ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, l'a côtoyé à l'Assemblée nationale. Il se souvient de lui comme «un homme intelligent, généreux et toujours disponible aux autres».
Il a également agi comme ministre de l'Emploi dans le cabinet de Daniel Johnson fils. Ce dernier se souvient «du coeur immense» de M. Marcil. «Sa sensibilité l'appelait à se préoccuper de ces choses-là. Il l'a fait de façon loyale, honnête, intègre avec toute l'énergie que je lui connaissais», a affirmé l'ancien premier ministre sur les ondes de RDI.
Défait aux élections de 1994, il a été directeur général du Parti libéral du Québec de 1996 à 1998.
En 2000, M. Marcil a troqué Québec pour Ottawa en faisant son entrée à la Chambre des communes comme député libéral pour la circonscription de Beauharnois-Salaberry. «Il était très sensible à la cause des autres. A chaque fois qu'il touchait à un dossier, on pouvait être sûr qu'il irait jusqu'au bout», s'est rappelé le député de Bourassa à la Chambre des communes, Denis Coderre.
Après avoir perdu son siège en 2004, il a effectué un retour à la politique provinciale en devenant chef de cabinet du leader du gouvernement Jacques Dupuis en 2005 et 2006. Il a aussi été directeur général du Parti libéral du Canada au Québec en 2007.
La conjointe de M. Marcil, Christiane Pelchat, a confirmé la nouvelle par voie de communiqué, samedi. Mme Pelchat s'était rendue vendredi dans la capitale haïtienne pour tenter de retrouver son mari. Elle a appris, dès son arrivée, que le corps de son mari avait été sorti des décombres deux heures auparavant par des équipes de secours. Selon le communiqué, M. Marcil était sous des tonnes de béton et il serait mort sur le coup.
Mme Pelchat, qui est la présidente du Conseil du statut de la femme, a salué la mémoire de son mari en affirmant qu'il était «un grand humaniste, un mari aimant amoureux, toujours avec une tendresse inouïe».
M. Marcil était vice-président de la firme d'ingénierie SM International. D'ailleurs, il était là-bas pour affaires.
Un ancien collègue de M. Marcil au sein du caucus libéral fédéral, Denis Paradis, a affirmé qu'il s'agissait d'une grande perte pour le Québec et le Canada.b «Dans toutes ses actions, il symbolisait cette aide humanitaire dont le Canada a été un modèle à travers le monde», a-t-il dit.
De l'éducation à la politique
Né le 20 janvier 1944 à Salaberry-de-Valleyfield, Serge Marcil a d'abord étudié et travaillé dans le domaine de l'éducation avant de faire le saut en politique comme député libéral de Beauharnois en 1985. Réélu en 1989 dans Salaberry-Soulanges, il a occupé successivement les postes d'adjoint parlementaire des ministres de la Main-d'oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle puis du Travail.
L'actuel ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, l'a côtoyé à l'Assemblée nationale. Il se souvient de lui comme «un homme intelligent, généreux et toujours disponible aux autres».
Il a également agi comme ministre de l'Emploi dans le cabinet de Daniel Johnson fils. Ce dernier se souvient «du coeur immense» de M. Marcil. «Sa sensibilité l'appelait à se préoccuper de ces choses-là. Il l'a fait de façon loyale, honnête, intègre avec toute l'énergie que je lui connaissais», a affirmé l'ancien premier ministre sur les ondes de RDI.
Défait aux élections de 1994, il a été directeur général du Parti libéral du Québec de 1996 à 1998.
En 2000, M. Marcil a troqué Québec pour Ottawa en faisant son entrée à la Chambre des communes comme député libéral pour la circonscription de Beauharnois-Salaberry. «Il était très sensible à la cause des autres. A chaque fois qu'il touchait à un dossier, on pouvait être sûr qu'il irait jusqu'au bout», s'est rappelé le député de Bourassa à la Chambre des communes, Denis Coderre.
Après avoir perdu son siège en 2004, il a effectué un retour à la politique provinciale en devenant chef de cabinet du leader du gouvernement Jacques Dupuis en 2005 et 2006. Il a aussi été directeur général du Parti libéral du Canada au Québec en 2007.
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