samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les vrais pilleurs

Cette semaine, le quotidien Le Monde publiait un article passionnant sur la façon de construire des maisons résistantes dans les pays sujets aux tremblements de terre. Le texte concluait qu'il n'en coûtait pas tellement plus cher d'adapter les bâtiments, mais qu'il fallait respecter certains principes de base. Et l'ingénieur de conclure que le problème le plus grave était ailleurs: «La plupart des gens compétents sont partis d'Haïti. Il y a peu d'architectes et d'ingénieurs sur place pour construire bien.»
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • André Loiseau - Abonné
    22 janvier 2010 00 h 36
    Les patriotes
    Pourquoi ces professionnels ne restent-ils pas à Haïti pour travailler au redressement plutôt que de ne penser qu'à eux mêmes et à leur carrière. Le pays hôte ne les garde pas de force et si jamais il le faisait, ils s'en iraient ailleurs, toujours chez les nantis.
    Ce serait à eux, et devant leur conscience, d'abord, qu'incomberait la décision de rester ou bien de quitter pour aider les leurs en vrais patriotes, ne pensez-vous pas? Ce sont de bien mauvais soldats qui fuient devant le malheur et qui ne défendent que leurs intérêts personnels. À quoi bon l'instruction si le coeur n'est pas éduqué?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Monique Laberge - Abonnée
    22 janvier 2010 09 h 36
    En effet...
    En effet M. Rioux, vous soulevez une question toujours balayée sous le tapis concernant le pillage des travailleurs qualifiés des pays pauvres...Nous enlevons à Haïti 4 médecins sur 5, pour ensuite y envoyer des ONG afin de compenser...
    Mais réfléchir à cette question est, comme vous le dites, un sujet tabou. Impossible -évidemment- d'espérer que cette discussion soit à l'ordre du jour lors de la conférence de lundi prochain, il s'agira sûrement d'une autre occasion de se pavaner en tant que "pays accueillant"...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Archambault - Abonné
    22 janvier 2010 10 h 54
    Les croisades des enfants au début du 13ème siècle
    À force de lire des articles, des chroniques, d'entendre et de voir des reportages et des nouvelles sur ce qui se passe à Haïti, je n'ai pu m'empêcher de penser à ce qu'on a appelé Les croisades des enfants qui ont eu lieu au début du 13ème siècle en Allemagne et en France, croisades en partie réelles en partie légendaires. Je ne sais trop pourquoi j'ai fait ce lien de façon spontanée.

    Probablement parce que l'organisation structurée des secours et de la reconstruction durable à long terme de Haïti exigent une intervention inter-étatique consensuelle. Il faut en effet tenir compte des diverses causes des malheurs des gens de ce pays. Problème très, très complexe. Une croisade d'enfants comme celles qui ont eu lieu vers 1210 en Allemagne et en France est synonyme de générosité, de compassion, mais conduit à un échec.

    Guy Archambault
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paulyne Gauvin - Abonnée
    22 janvier 2010 11 h 38
    Pillage de cerveaux
    Cher monsieur Rioux,
    Je vous remercie beaucoup de nous informer de ce que des États occidentaux ont commencé à prendre des mesures pour moins, sinon ne plus appauvrir les pays du Sud en matière de "cerveaux". Je suis heureux d'apprendre cela et j'espère que ce n'ira qu'en s'amplifiant. Je regrette toutefois que vous n'ayez pas mis le problème plus en perspective en ce qui concerne le Canada et le Québec. Il se peut, dites-vous, que le Québec n'ait pas le choix. Un des facteurs de cela n'est-il pas le "pillage" plus grand encore et mettant en oeuvre de plus grands moyens, notamment financiers, que déploie notre voisin immédiat, les États-Unis? Cela ne relativise-t-il pas quelque peu, ou au moins cela n'aide-t-il pas à mieux situer la "culpabilité", réelle, mais à situer, du Canada et du Québec en la matière? J'aurais aimer avoir quelques mentions touchant les politiques et les pratiques états-uniennes sur le sujet.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Frédéric Chiasson - Abonné
    22 janvier 2010 12 h 19
    La concurrence de la qualité de vie
    Je ne serais pas prêt à lancer la première pierre aux pays riches accueillant les « cerveaux » immigrants et encore moins à ces « cerveaux » voulant avoir une meilleure qualité de vie et de travail, comme M. Rioux et certains commentateurs ici font. D'abord, en recherche, il est bien vu pour un diplômé des études supérieures de travailler ailleurs que dans son pays de formation. Plein de chercheurs venant de pays industrialisés font la même chose que ces cerveaux haïtiens.

    Ensuite, c'est beau l'esprit de sacrifice, mais qui, de ceux qui pestent contre ces cerveaux ou leurs pays d'accueil, irait FAIRE SA VIE à Haïti ? Pas un stage de 6 mois ou un an, mais toute sa vie ! Je comprends tout-à-fait ces cerveaux qui veulent partir dans un endroit où il est plus sûr, plus facile et plus agréable à travailler et à vivre.

    Cette migration de cerveaux soulève la très intéressante problématique de la concurrence de la qualité de vie entre cultures du monde. Où est-il facile de travailler dans son domaine ? Où est-il bien d'éduquer ses enfants ? Où peut-on vivre de manière sûre et agréable. Même, où peut-on bien manger et voir de la culture de qualité ? (Le sport, lui, semble être omniprésent partout, quelque soit la richesse du pays)

    Le développement de l'aviation a créé une véritable concurrence de la qualité de vie parmi les cultures. Quelle culture garantit la meilleure qualité de vie ? Certains diront que cette question est réductrice. N'empêche que c'est dorénavant comme ça que pensent les « cerveaux » du monde... On peut tout de suite dire qu'à ce jeu, pour l'instant, Haïti a déjà perdu une manche !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Lemire - Abonné
    22 janvier 2010 17 h 02
    Les vrais pilleurs
    Je voudrais rappeler que l'été ou l'automne dernier, la ministre de l'immigration du Québec, a fait part d'une nouvelle politique à l'effet d'accepter comme immigrants tous les étudiants étrangers qui obtiendraient un diplôme au Québec. Cela m'apparaît une façon sûre de continuer le pillage des cerveaux.
    Mais tout le monde a semblé trouver que cette nouvelle politique était une bonne idée!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Nicole-Patricia Roy - Abonnée
    22 janvier 2010 17 h 30
    Une raison vitale pour ces "cerveaux"
    Dans l'analyse concernant l'immigration des "cerveaux" d'Haiti, je suis surprise que vous n'ayez pas mentionné la dictature des Duvalier qui a duré 29 ans (1957-1986). Il s'agit de l'élément majeur de tous ces départs de professionnels qui, dans bien des cas, n'avaient pas le choix de quitter leur pays. S'ils étaient restés, c'était au péril de leur vie. Qui, dans de telles circonstances, seraient restés sur place?

    À mon avis, cela ne constitue pas un pillage, mais plutôt une politique d'immigration intelligente. C'est pour cette raison qu'il existe d'ailleurs une catégorie de "réfugiés politiques" en immigration. Ce ne sont pas les pays d'accueil qui recrutent ces "cerveaux", mais bien cette catégorie d'immigrants qui cherchent à quitter leur pays pour des raisons politiques.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Biron - Abonné
    22 janvier 2010 18 h 57
    Très bonne réflexion
    Cet article est une très bonne réflexion. Il y aurait lieu de poursuivre. Cela confronte le droit individuel et le droit collectif. J'estime que le Québec devrait effectivement favorisé le retour des individus dans leur pays.

    Il ne faudrait surtout pas culpabiliser la personne qui fait un choix de rester ou de partir. Il faudrait plutôt rendre le choix de retour aussi attirant que celui de rester. Cela permettrait à chacun de faire un choix juste et en conscience.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rachelle Pilote - Abonné
    25 janvier 2010 15 h 00
    Les vrais pilleurs.
    Monsieur Rioux, dans votre article du 2010/01/22, " Les vrais pilleurs", faisant référence au peuple du Québec, je dois vous dire que le titre frappait fort et faux.D'abord l'étymologie du mot piller signifie: "dépouiller un lieu des biens et des richesses qui s'y trouvent en usant de violence et en causant des destructions ".On est loin du compte, n'est-ce pas Monsieur Rioux? Des professionnels qualifiés,4sur 5 dites-vous, ont frappé à notre porte et nous les avons accueillis, parce que vous savez comme moi que ces personnes seraient disparues sous une dictature qui ne tolérait ni liberté d'expression, ni liberté d'action. Haïti se serait retrouvée, d'une façon ou d'une autre, avec 1 personne éduquée sur5, aussi bien les avoir vivants avec nous que morts en Haïti, ne pensez-vous pas?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
9 réactions
6 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012