Lettres - Que faut-il donner à Haïti ?
J'ai séjourné trois fois en Haïti. Hier, je suis allé parler aux jeunes de la polyvalente Armand Saint-Onge (Amqui) du désastre naturel qui vient de frapper ce petit pays des Antilles. Ces centaines de jeunes hommes et jeunes filles, silencieux, m'ont énormément touché par leur accueil et leur attention soutenue.
À la porte, j'ai croisé un jeune garçon de 14 ou 15 ans qui, tout simplement, m'a affirmé avoir donné 20 $ pour aider les sinistrés de Port-au-Prince et du sud d'Haïti. La question suivante m'est spontanément venue à l'esprit: logiquement, que faut-il donner, à titre personnel, pour ces gens qui ont tout perdu?
Si un jeune a réussi, à partir de ce qu'il a ressenti dans son coeur, à donner toutes ses économies de fin de semaine pour aider les sans-abri du terrible tremblement de terre qui vient de se produire, quelle attitude devraient avoir les adultes qui sont bien rémunérés, comme les retraités du Québec avec des rentes et des pensions qui arrivent mensuellement
et qui leur permettent de vivre plus que décemment?
À tous les pensionnés de l'État, à tous les directeurs des services publics et les employés de l'État (écoles, hôpitaux, CLSC, cégeps, universités) je suggère, devant l'ampleur de l'épreuve actuelle, un don variant entre 300 et 500 $. Si chacun recevait ce message positivement, les employés des services publics et parapublics du Québec démontreraient à toute la population qu'ils ne sont pas seulement des revendicateurs de salaires, mais des personnes ouvertes à la misère de ceux qui en ont bien moins que ce qu'ils reçoivent de l'État pour services rendus.
Un jeune de 14 ans donne 20 $. Que peut donner un couple, à la retraite, pensionné de l'État et qui touche 80 000 $ de pension de l'État québécois? Je suggère un chiffre. Il peut le dépasser, si chacun se frappe davantage sur le coeur.
Nestor Turcotte - Matane, le 20 janvier 2010
À la porte, j'ai croisé un jeune garçon de 14 ou 15 ans qui, tout simplement, m'a affirmé avoir donné 20 $ pour aider les sinistrés de Port-au-Prince et du sud d'Haïti. La question suivante m'est spontanément venue à l'esprit: logiquement, que faut-il donner, à titre personnel, pour ces gens qui ont tout perdu?
Si un jeune a réussi, à partir de ce qu'il a ressenti dans son coeur, à donner toutes ses économies de fin de semaine pour aider les sans-abri du terrible tremblement de terre qui vient de se produire, quelle attitude devraient avoir les adultes qui sont bien rémunérés, comme les retraités du Québec avec des rentes et des pensions qui arrivent mensuellement
et qui leur permettent de vivre plus que décemment?
À tous les pensionnés de l'État, à tous les directeurs des services publics et les employés de l'État (écoles, hôpitaux, CLSC, cégeps, universités) je suggère, devant l'ampleur de l'épreuve actuelle, un don variant entre 300 et 500 $. Si chacun recevait ce message positivement, les employés des services publics et parapublics du Québec démontreraient à toute la population qu'ils ne sont pas seulement des revendicateurs de salaires, mais des personnes ouvertes à la misère de ceux qui en ont bien moins que ce qu'ils reçoivent de l'État pour services rendus.
Un jeune de 14 ans donne 20 $. Que peut donner un couple, à la retraite, pensionné de l'État et qui touche 80 000 $ de pension de l'État québécois? Je suggère un chiffre. Il peut le dépasser, si chacun se frappe davantage sur le coeur.
Nestor Turcotte - Matane, le 20 janvier 2010
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