Irak : les anciens baassistes de Saddam interdits d'élection
Bagdad — Les autorités irakiennes ont décidé de priver d'élections plus de 500 candidats accusés d'être des anciens membres ou partisans du Baas, le parti interdit de l'ancien président Saddam Hussein, une exclusion qui menace de réduire à néant les efforts de réconciliation.
Une commission parlementaire a révélé hier que l'ensemble des 511 candidats exclus étaient tous accusés à des degrés différents d'avoir appartenu au Baas, quelques uns d'avoir même participé au massacre de chiites en 1991. Les candidats ont trois jours pour faire appel de la décision.
Ces exclusions ont provoqué la colère de la communauté sunnite, minoritaire dans le pays, qui a accusé les responsables chiites de vouloir marginaliser ses candidats, ainsi que d'importantes réserves des États-Unis et de l'ONU.
Des figures politiques sunnites font en effet partie de la liste comme le chef du Front du dialogue national, Saleh Motlaq, ou le ministre de la Défense, Abdel Qader Jassem al-Obeidi.
Falah Hassal Chanchal, le président de la commission parlementaire pour l'intégrité et la justice, a révélé lors d'une réunion au Parlement que 216 des personnes exclues avaient appartenu aux instances politiques du Baas, dont 13 ayant été des responsables de moyen rang.
En outre, «182 candidats exclus ont appartenu aux organes de répression comme les Fedayines de Saddam [une milice spéciale fidèle à l'ancien président] et les services de renseignements», a-t-il ajouté. D'autre part, 105 sont des «officiers qui possèdent une décoration du parti» Baas, a précisé M. Chanchal.
Les autres «ont participé à la répression de l'insurrection chiite en 1991 ou font l'apologie des idées du Baas», a-t-il poursuivi.
La commission électorale a exclu ces candidats sur la base d'une liste de noms présentée par le Comité pour la justice et l'intégrité, une instance qui a hérité des prérogatives de l'ancien organe de débaassification chargé de purger les institutions des anciens fidèles de Saddam.
Une commission parlementaire a révélé hier que l'ensemble des 511 candidats exclus étaient tous accusés à des degrés différents d'avoir appartenu au Baas, quelques uns d'avoir même participé au massacre de chiites en 1991. Les candidats ont trois jours pour faire appel de la décision.
Ces exclusions ont provoqué la colère de la communauté sunnite, minoritaire dans le pays, qui a accusé les responsables chiites de vouloir marginaliser ses candidats, ainsi que d'importantes réserves des États-Unis et de l'ONU.
Des figures politiques sunnites font en effet partie de la liste comme le chef du Front du dialogue national, Saleh Motlaq, ou le ministre de la Défense, Abdel Qader Jassem al-Obeidi.
Falah Hassal Chanchal, le président de la commission parlementaire pour l'intégrité et la justice, a révélé lors d'une réunion au Parlement que 216 des personnes exclues avaient appartenu aux instances politiques du Baas, dont 13 ayant été des responsables de moyen rang.
En outre, «182 candidats exclus ont appartenu aux organes de répression comme les Fedayines de Saddam [une milice spéciale fidèle à l'ancien président] et les services de renseignements», a-t-il ajouté. D'autre part, 105 sont des «officiers qui possèdent une décoration du parti» Baas, a précisé M. Chanchal.
Les autres «ont participé à la répression de l'insurrection chiite en 1991 ou font l'apologie des idées du Baas», a-t-il poursuivi.
La commission électorale a exclu ces candidats sur la base d'une liste de noms présentée par le Comité pour la justice et l'intégrité, une instance qui a hérité des prérogatives de l'ancien organe de débaassification chargé de purger les institutions des anciens fidèles de Saddam.
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