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Harper convoque les «pays amis d'Haïti»

Un sommet sur la reconstruction aura lieu à Montréal lundi prochain

Des officiers de police tendent le drapeau national haïtien qu’ils ont récupéré dans les ruines du palais national, hier, à Port-au-Prince. La reconstruction est déjà au programme des pays donateurs.
Photo : Agence Reuters Daniel Aguilar
Des officiers de police tendent le drapeau national haïtien qu’ils ont récupéré dans les ruines du palais national, hier, à Port-au-Prince. La reconstruction est déjà au programme des pays donateurs.
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, invite les «pays amis d'Haïti» à une conférence pour la reconstruction du pays, frappé par un séisme qui a fait au moins 70 000 morts, dans sept jours à Montréal, en présence du premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.

Le sommet de Montréal, auquel participera notamment la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, jettera les bases d'une conférence internationale pour la reconstruction d'Haïti, sous la direction de l'ONU et de la Banque mondiale, qui devrait être annoncée aujourd'hui.

«La rencontre de Montréal sera l'occasion de revoir les besoins en Haïti et d'assurer que les Nations unies puissent cibler les efforts internationaux pour mieux aider le peuple haïtien à faire face aux défis à venir et à préparer la stabilisation à long terme et la reconstruction», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.

D'ailleurs, le ministre d'État des Affaires étrangères, Peter Kent, se rendra aujourd'hui en République dominicaine afin de réfléchir à une meilleure coordination des efforts d'aide.

M. Cannon a assuré que «toute initiative» visant Haïti devait être mise en place en concertation avec le gouvernement de Jean-Max Bellerive, fortement ébranlé par le séisme. «Ses effectifs sont réduits, mais cela ne signifie pas que le gouvernement est incapable d'aller de l'avant. Haïti est une nation souveraine. Sa souveraineté est une priorité», a fait remarquer M. Cannon.

En sus du Canada et des États-Unis, la rencontre des «pays amis d'Haïti», qui soutiennent notamment financièrement Haïti, regroupera les chefs de la diplomatie mexicaine et de plusieurs États d'Amérique centrale et du Sud, soit les représentants d'une quinzaine de pays.

La décision du gouvernement de Stephen Harper intervient après l'appel lancé, jeudi dernier, par Nicolas Sarkozy. Le chef d'État français appelait à une «grande conférence» internationale pour «la reconstruction et le développement» d'Haïti après le séisme. «Je vais proposer au président Obama [...] que les États-Unis, le Brésil, le Canada, et d'autres encore, prennent l'initiative de convoquer une grande conférence pour la reconstruction et le développement en Haïti», avait-il affirmé.

D'ici là, le Conseil de sécurité tiendra aujourd'hui une réunion spéciale consacrée à Haïti, et l'ancien président des États-Unis Bill Clinton, émissaire particulier de l'ONU pour ce pays, est attendu à Port-au-Prince. Parallèlement, Saint-Domingue accueillera une première réunion internationale destinée à préparer la conférence des pays donateurs organisée lundi prochain dans la métropole québécoise. Les pays de l'Union européenne discuteront quant à eux d'une aide financière de plus de 100 millions d'euros (148 millions de dollars canadiens) pour aider Haïti.

Haïti n'en finit pas de compter ses morts

Le bilan des victimes continue douloureusement de s'alourdir. Le séisme qui a ravagé Port-au-Prince a fait au moins 70 000 morts et détruit les principales infrastructures de la capitale haïtienne, en plus de réduire en miettes certaines villes du sud de l'île d'Hispaniola.

Quelque 70 000 cadavres ont été enterrés dans des fosses communes, a fait savoir le secrétaire d'État haïtien à l'Alphabétisation, Carol Joseph.

En visite à Port-au-Prince, où il a rencontré le président René Préval, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé «Vous n'êtes pas seuls.» «C'est une catastrophe digne d'un tsunami», a-t-il dit après avoir survolé la capitale en hélicoptère.

Alors que le chaos menace à Port-au-Prince, le gouvernement haïtien a décrété l'état d'urgence jusqu'à la fin janvier, ainsi qu'une période de deuil national de 30 jours.

Les autorités s'efforcent sans désemparer d'échapper à une catastrophe sanitaire, alors que Port-au-Prince prend peu à peu des allures de monstrueux bidonville. Sans accès à l'eau potable et à des sanitaires, les Haïtiens qui ont survécu courent maintenant le risque d'attraper et de propager nombre de maladies.

Confronté à cette crise sans pareille, le gouvernement haïtien ouvrira aujourd'hui quelque 280 centres d'urgence dans la capitale et dans six villes aux alentours, pour distribuer l'aide humanitaire et héberger les sans-abri. Ces centres auront une capacité d'accueil moyenne d'environ 500 places et seront installés dans des bâtiments publics, comme des cours d'école, des églises.

Dans le chaos de Port-au-Prince, des policiers ont ouvert le feu dimanche sur des pillards dans un marché, tuant au moins l'un d'entre eux, a constaté l'AFP. Un autre pillard s'est immédiatement emparé du sac à dos de la victime.

En dehors de la capitale, les destructions et le malheur des survivants paraissaient encore pires qu'à Port-au-Prince, notamment à Léogâne, une ville proche de l'épicentre du séisme où 90 % des bâtiments ont été détruits, selon l'ONU.

Néanmoins, par bonheur, trois Haïtiens ont été extraits à l'aube des décombres d'un supermarché. Ils étaient relativement en bonne santé, selon l'AFP. «Ils étaient tous les trois entourés de nourriture, donc ils ont pu manger. Contrairement à ce qui se passe d'habitude dans ce genre de situation, il y a une grande possibilité de sauver des gens les sixième, septième et huitième jours après le séisme», a observé un des sauveteurs, Joseph Fernandez. Un fonctionnaire danois des Nations unies a également été retrouvé presque indemne.

Le Canada consent une aide accrue

Mille soldats canadiens supplémentaires seront déployés en Haïti pour tenter de corriger une situation qualifiée de «grave» et «fragile», a indiqué le ministre de la Défense, Peter Mackay, hier. «Le gouvernement du Canada estime qu'il a une obligation morale de faire tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir les efforts internationaux de secours et de stabilisation en Haïti», a-t-il déclaré.

Les soldats, stationnés à la base de Valcartier, s'ajouteront aux 500 militaires à bord de deux vaisseaux de la Marine canadienne en direction d'Haïti et aux quelque 200 membres de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe, faisant du coup de l'île d'Hispaniola le théâtre d'opération de l'armée canadienne en importance après l'Afghanistan.

Près de 2000 membres des Forces canadiennes, sept hélicoptères et deux bateaux pour les efforts de sauvetage, de rétablissement et de reconstruction en Haïti, ont été envoyés en Haïti, a recensé M. Mackay.

Le chef d'état-major de l'Armée de terre du Canada, le lieutenant-général Andrew Leslie, a souligné que, parmi les soldats qui sont dépêchés en Haïti, «des douzaines, sinon des centaines» revenaient à peine d'Afghanistan. «Il y a des gens à Valcartier qui me harcèlent et qui insistent auprès de différents généraux de l'armée parce qu'ils veulent partir», a-t-il affirmé.

Des autorisations spéciales devront être délivrées afin qu'ils puissent se rendre en Haïti parce que les Forces canadiennes ont prévu des limites sur les rotations d'effectifs, de même qu'un laps de temps minimum entre les déploiements. «Nous devrons surveiller la situation de près. Pour certains d'entre eux, la route pourrait être longue», a ajouté Andrew Leslie. Le 3e Bataillon du Royal 22e Régiment basé à Valcartier, soit l'unité désignée pour se rendre en Haïti, doit retourner à Kandahar en décembre prochain.

«Nous devrons éventuellement voir quel niveau d'engagement nous pouvons maintenir et pendant combien de temps d'aussi importantes troupes pourront demeurer en Haïti», a averti le lieutenant-général Andrew Leslie.

Pour leur part, les États-Unis ont déployé environ 12 500 soldats. Le président Barack Obama a ordonné hier la mobilisation des réservistes.

***

Avec La Presse canadienne et l'Agence France-Presse
Des officiers de police tendent le drapeau national haïtien qu’ils ont récupéré dans les ruines du palais national, hier, à Port-au-Prince. La reconstruction est déjà au programme des pays donateurs. File d’attente pour obtenir de l’essence, hier, à Port-au-Prince. Des habitants de Port-au-Prince circulant dans une rue au travers des débris, hier.
 
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    18 janvier 2010 02 h 06
    Une nouvelle occupation américaine?
    L'histoire d'Haiti est une vraie tragédie, je compatis avec ses habitants et leurs proches, et malheureusement, je ne crois pas que les choses vont s'améliorer, du moins avec « l'aide » que va apporter les « amis d'Haiti ». La dernière fois, quand ils sont intervenus, c'est pour faire un coup d'État contre Jean-Bertrand Aristide.

    Au début des années 1900, plus exactement en 1915, les soldats américains sont débarqués à Haiti et l'ont occuper. Ils ont fait sauter les lois qui interdisaient à des étrangers de posséder des entreprises dans le pays. Ils ont aussi avant de quitter en 1930, créé et formé l'armée haitienne, qui ne sera utile que pour réprimer le peuple et protéger les pions placés par les américains. La dictature des Duvalier était supporté par les américains. Quand le premier président élu démocratiquement a pris le pouvoir à Haiti, les américains l'ont renversé. Il est une vraie menace pour leurs intérêts et il refusait catégoriquement les politiques d'ajustement structurel dictées par le FMI, En bref il refusait le démantèlement du gouvernement haitien.

    Haiti a toujours été sous embargo américain qui craignait que la révolution anti esclavagiste d'Haiti se répande dans les colonies. Arisitide, lors de son dernier mandat n'arrivait pas à faire régner l'ordre car il ne pouvait équiper sa police car il y avait un embargo sur Haiti qui empêchait d'importer des armes et du matériel pour équiper ses policiers. Aristide a rapidement eu comme ennemi, l'ancienne armée haitienne, qu'il a aboli, qui était financé et armé par la CIA via la République Dominicaine. Depuis le second coup d'état contre Aristide, l'ONU avec la MINUSTAH, faisait régner l'ordre, c'est à dire, qu'elle laissait la nouvelle police tuer ou emprisonné les membres de fanmi Lavalas, les membres du parti d'Aristide.

    Malgré de très cours moments à la présidence d'Haiti, Aristide à fait plus pour Haiti que tous ceux qui l'ont précédé dans les 200 ans d'existence d'Haiti, mais aussi plus que ceux qui lu ont succédé , c'est à dire le gouvernement intérimaire, plus celui de Préval. L'ONU et une occupation occidentale d'Haiti ne sont pas des solutions, c'est le problème. Les pays occidentaux, en particulier les américains, ont de besoin d'Haiti à leur bottes.

    Dans ce cours extrait video, http://www.youtube.com/watch?v=plGRG-Q8ufg , on voit bien toute l'aide que l'ONU a apporté à Haiti ces dernières années, cette aide a permis d'éliminer les partisans d'Aristide, mais surtout à préparer Haiti à affronter des catastrophes comme le dernier séisme. Bush et Clinton nommé pour venir en aide à Haiti, c'est une vraie farce, Bush a perpétué l'embargo de Clinton envers Haiti car Haiti refusait de se soumettre à leurs diktats

    http://www.youtube.com/watch?v=lwdrATbT2Tw
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  • jacques noel - Inscrit
    18 janvier 2010 07 h 19
    Peut-on sauver Haiti damné par la démographie?
    Bermudes : 80,000 habitants (plogués sur la GB)

    Guadeloupe 200,000 habitants (plogués sur la France)

    Barbade 275,000 habitants

    Martinique 400,000 habitants (plogués sur la France)

    Trinidad : 1 million

    Jamaique 2,5 millions

    Puerto Rico : 4 millions (plogués sur les USA)

    Haiti : 10 millions

    Pas besoin d’être un grand géographe pour comprendre qu’un bout d’ile, sans ressources naturelles, n’arrivera jamais à faire vivre 10 millions d’habitants.

    Y’a pas de solutions à Haiti.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    18 janvier 2010 09 h 07
    Une prise en charge?
    Ce quer Haiti a besoin présentement une fois les besoins d'eau et de nouriture passés, c'est une société de droit et d'ordre. l faut rebatir le pays suivant un modèle compatible avec les pays moderne, et non suivant un modèle socialiste/communiste.
    À la rigeur les USA devront avec d'aute nations occuper le territoire pour maté les gangs de criminel qui ont causé en parti le retard de Haïti.
    Dans ce pays avec très peu de ressource matériel et ayant perdu la vaste majorité leur cerveaux pae l'émigration, il est impératif que les pays comme les USA et le Canada qui ont une très grande population Haïtienne prennent de mesures pour aider ce pays et aussi fortement encourager le retour dans le pays des gens qui s'y sont établis. Ces gens savent ce qu'est une société ou reigne la démocratie, l'ordre et la loi. Ils seront en grand nombre une aide précieuse pour Haïti.

    Il faut profiter de cette table raze que la providence a apporté pour battir un pays avec de bonnes infrastructures et aussi epurgéer la socité de tous les crimminel de droit commun.
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  • Geoffroi - Abonné
    18 janvier 2010 10 h 01
    Pessimisme
    @ M. Noël

    Votre pessimisme est d'une affligeante nullité. Vive la vie.
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  • - Abonné
    18 janvier 2010 11 h 05
    Un lapin sorti du chapeau ???
    Qu'est-ce que notre Machiavel national d'AlbertOIL, j'ai nommé, notre dictateur Harper dit le despote nous sort de son chapeau à tour de magie, à tour de tromperie et de magouillage ?? Une convocation des " pays amis d'Haïti ", wow, quelle trouvaille !!

    Dans l'arène politique canadienne dominée par l'hypocrisie WASP à odeur de pétrole sale, il ne me vient pas pour une seule seconde l'idée de tomber dans le piège de cette manœuvre démagogique cherchant à gagner les faveurs de l'électorat composé de nouveaux canadien(ne)s, tout en poursuivant le but de s'assurer que ça coûte le moins cher possible au ROC.

    Par contre, je suis content que le gouvernement Harper s'embourbe de plus en plus dans les réalités du monde, un autrement plus diversifié que celui de nos créationnistes aux ancêtres ayant vécus avec les dinosaures (h.h.h.), monde plus compliqué que ces NÉO-CONs veulent bien admettre, monde autrement que simplement celui de consommateurs et consommatrices de pétrole dans une jungle sauvage favorable aux prédateurs-capitalistes, jungle soi-disant livrée par le djeu chrétien.

    Notre calculateur dictateur DESPOTE ne trompe personne. Il ne faut absolument pas que le Canada se retrouve sous un joug Harperien à ‘‘majorité parlementaire’’, une terrible MENACE de destruction de la démocratie réelle, soit de la justice sociale et de la liberté vraie, celle de penser et d’agir autrement que comme des ‘‘consommateurs automates’’.

    Gare à la dictature capitaliste d’Harper et de ses sbires sous l’œil vigilant du djeu WASP !!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 janvier 2010 12 h 27
    Les Américains et Haïti
    Ce que les États-Unis ont fait en Haïti depuis un siècle est loin d'être glorieux.

    Par conséquent, même si je doute pas de la bonne foi d'Obama lui-même, je me méfie toujours un peu des intentions réelles des Américains quand ils interviennent dans ce pays, même quand ils le font pour des raisons humanitaires !
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  • pagerry3 - Inscrit
    18 janvier 2010 19 h 39
    Ce sont les médias qui fabriquent la différence.
    Et quelle différence ? Pourquoi le séisme d’Haïti provoque-t-il une telle commotion et de telles ondes de choc ? Pourquoi le séisme d’Haïti convoque-t-il une mobilisation qui se voudrait quasi mondiale sinon totalement occidentale et pour laquelle la «Conférence de Montréal» ne contribuera qu’à mettre Stephen Harper, Hilary Clinton et d’autres divas et divinos du prototype danois (Copenhague), Jean Charest, sous les projecteurs de la visibilité politique de l’Amérique du Nord? Pourquoi les médias du voyeurisme, du sensationnalisme et de l’exhibitionnisme accouchent-ils d'une telle surmultiplication d'imageries crématoires et de dégueulasseries incinératrices dont un trop grand nombre ne sont que de l'étalage pathologique et de l’étenderie maladivement et contagieusement morbide?

    En comparaison du phénomène 2010, où étaient donc la «conscience humanitaire», la «sensibilité humaniste», la «solidarité terrienne» et la «volonté globale» d’apathie, d’intervention d’aide et de reconstruction, lors du tsunami de l’Asie du Sud-Est qui a fait plus de 150 000 morts et dont la liste des bassesses des lendemains glace encore les sangs ? Où était donc cette dévotion «quasi tsunamique» et cette explosion de sensibilité et d’inqualifiables sensibleries, actuellement observée envers Haïti, lors du décompte des monstruosités, des horreurs indescriptibles, des ignobles tueries du génocide du Rwanda de 1994, où adultes et bébés, sans distinctions, subirent les pires abus et passèrent au hachoir des machettes d’une milice en rage, toute aussi déchiqueteuse que barbare et cannibale et dont le chiffre des morts dépassa le million?

    C’est malheureux pour tous les pauvres humains de l’Asie du Sud-Est et pour tous les pauvres humains de l’Afrique, mais CE SONT LES MEDIAS QUI DECIDENT DE TOUT. Effectivement, les éléments déclencheurs, mobilisateurs et centralisateurs de la sympathie dont bénéficieront les êtres humains d’Haïti, en 2010, sont les médias du pouvoir de la cinquième colonne, ceux des caméras commanditées de la promotion du voyeurisme et de la propagande de l’imagerie sensationnaliste, ceux qui exploitent et vivent richement de l’exhibitionnisme le plus déshumanisant qui soit. Ce sont les mêmes médias, effectivement, qui ont patronné l’indifférence qu’ont subie les asiatiques et les africains et que subiront d’autres victimes, SUIVANT L’ECHELLE DE L’OPPORTUNISME RENTABLE DES MEDIAS.
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