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La faim, la soif, la mort et la peur

Le désordre règne à Port-au-Prince et le désespoir mène de plus en plus à la violence

Photo : Agence France-Presse
Le désordre régnait hier dans les rues bondées de Port-au-Prince, deux jours après le tremblement de terre qui a frappé la Perle des Antilles. Si les secours internationaux commencent à pointer leur nez, la faim, la soif, la mort et la peur dominent plus que tout.

C'est à mains nues que les Haïtiens fouillent les décombres pour retrouver des âmes en vie, ou leurs proches. Alors que la Croix-Rouge haïtienne estime pour l'instant que de 45 000 à 50 000 personnes ont perdu la vie, les cadavres s'empilent sur les trottoirs, justifiant l'odeur de putréfaction qui flotte dans l'air.

Pour les survivants, plus le temps avance, plus les besoins sont criants. Les Port-au-Princiens manquent d'eau, de nourriture, d'essence, n'arrivent pas à communiquer par téléphone, dorment à la belle étoile faute d'un toit et cherchent un moyen de sortir du secteur.

Le désespoir a mené à la violence hier, alors que des coups de feu se sont fait entendre dans la capitale. Des supermarchés effondrés ont été pillés. Certains commerçants se barricadent; la population s'inquiète. «Si l'aide internationale n'arrive pas, la situation peut très vite dégénérer», a dit Lucila, installée sur le pas de sa porte. Les Casques bleus de la ville étant occupés à fouiller les ruines, l'ordre public est plus que fragile.

Le silence des autorités haïtiennes attise la colère de certains. «Depuis que la terre a tremblé, nos dirigeants ne se sont pas adressés une seule fois au peuple. D'accord, eux aussi ont été affectés par la catastrophe, mais ils auraient au moins pu dire quelque chose», lance Valentin, un fonctionnaire. Le palais présidentiel et les bâtiments de plusieurs ministères se sont écroulés lors du séisme, et plusieurs membres du gouvernement sont toujours portés disparus.

L'arrivée de secours par avion a semé le désordre à l'aéroport également hier. Un trop grand nombre d'avions arrivaient au même moment, créant un trafic problématique. À un certain moment, 44 avions étaient au sol en même temps, alors qu'il n'y a qu'une seule piste et très peu d'espace. «Il y a actuellement un avion militaire américain et dix appareils civils qui tournent au-dessus de Port-au-Prince, attendant que d'autres avions quittent l'aéroport pour s'y poser», a indiqué en journée la porte-parole de l'autorité américaine de l'aviation civile (FAA). L'arrivée des secours a ainsi été ralentie: le gouvernement haïtien a demandé à la FAA de ne plus autoriser de vols pour une partie de la journée. Les États-Unis gèrent depuis le flux aérien au-dessus de Port-au-Prince.


Quelle aide?

Les Haïtiens, accrochés à leurs radios, affirmaient hier ne rien avoir vu des secours annoncés par des dizaines de pays et d'organisations. «Plus de médecins, moins de journalistes!», crie un homme au passage d'une équipe de télévision étrangère.

Les médecins se font effectivement rares et des renforts sont espérés. «Je n'ai pas encore vu un seul autre médecin, affirme un médecin oeuvrant à l'hôpital central de Port-au-Prince, qui ne souhaite pas donner son nom. Et certainement aucun étranger. On nous a dit que les avions d'aide humanitaire étaient arrivés. Ce qui est certain, c'est qu'ils ne sont pas arrivés jusqu'à nous.»

Le tremblement de terre a de plus grandement endommagé l'hôpital, ce qui complique les traitements. «On leur donne des tranquillisants et on les hydrate avec de la solution saline. On suture certaines plaies, mais on n'a rien pour soigner les cas les plus graves, a expliqué le Dr Givenson Foite. On n'a rien pour opérer. Rien ne fonctionne. Si on veut sauver les gens, on doit les amputer», dit-il, tout en soignant le bras cassé d'une fillette. Les blessés traînent d'ailleurs sur le sol, en attendant leur tour, alors que toutes les demi-heures, un camion de la police passe pour ramasser des cadavres.

Les secours arrivés hier devront se mettre à l'oeuvre rapidement, selon Olivier Bernard, président de l'ONG française Médecins du monde, car une crise de ce genre devient «critique» après 36 heures.

Le secours international devrait s'intensifier au cours des prochains jours dans cette région, que l'Organisation des Nations unies voit comme un «défi logistique majeur». Que faudrait-il pour améliorer la situation à Port-au-Prince? «Des tentes, des tentes, encore des tentes [...] et un soutien financier rapide» pour secourir les milliers de victimes du pays le plus pauvre des Amériques, résumait hier l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le président américain, Barack Obama, a annoncé hier une aide de 100 millions de dollars, qui a été suivie par plusieurs autres annonces du type autour du globe et de la part de grandes institutions internationales. «Vous avez connu l'esclavage et lutté contre des catastrophes naturelles, disait M. Obama aux Haïtiens. Et malgré cela, vous n'avez pas perdu espoir. Aujourd'hui, sachez que l'aide arrive. On ne va pas vous laisser seuls, on ne vous oubliera pas.» Le président a ajouté qu'Haïti était «la priorité numéro 1» des ministères américains en ce moment. La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a ajouté que les États-Unis s'employaient aussi à rétablir l'ordre.

L'Élysée a annoncé hier que Barack Obama et Nicolas Sarkozy, «avec le Brésil, le Canada et d'autres pays directement concernés, ont décidé de travailler ensemble, sans délai, à la préparation d'une conférence internationale pour la reconstruction et le développement d'Haïti».

Le gouvernement canadien a quant à lui annoncé hier qu'il était prêt à doubler l'aide financière des Canadiens. Ottawa fournira jusqu'à 50 millions de dollars, pour un total de 100 millions de dollars. Plusieurs organismes et entreprises privées d'ici ont également annoncé des dons.

***

Avec l'Agence France-Presse

et La Presse canadienne
 
 
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  • Pierre Schneider - Abonné
    15 janvier 2010 00 h 37
    Trop de journalistes à Haïti ?
    Ancien journaliste, je suis rivé à ma télé-Haïti depuis deux jours et j'en suis venu à penser (que mes confrères me pardonnent mon hérésie !) que les centaines de représentants des médias de la planète qui envahissent Port-au-Prince ne peuvent que nuire aux opération de sauvetage d'une urgence extrême où chaque minute est cruciale pour la survie des sinistrés.

    Je bondis de mon fauteuil quand je vois les secouristes accorder des entrevues à la meute journalistique au lieu de consacrer tous leurs efforts à sauver les vies fragiles qui peuvent l'être.
    Quand je vois un reporter, fier de poser devant un amoncellement de dépouilles, souligner que personne ne s'en occupe, j'ai envie de lui crier: Läche ton cirque et ton micro, retrousse tes manches et rends toi utile,

    Mais les médias font de la propagande pour leur gouvernement respectif (qui assure leur transport et leur sécurité) et ils transforment le chaos haïtien en un grandiose spectacle macabre.

    Loin d'être contre la liberté de pense, je pense néanmoins qu'il devrait y avoir un pool international de journalistes accrédités et que seuls quelques-uns d'entre-eux pourraient avoir accès au terrain et partager les informations avec tous leurs confrères...comme cela se fait dans certaines circonstances spéciales.

    Le temps presse pour les opérations sauvetage et j'enrage de voir plein de sauveteurs perdre un précieux temps à accorder des interviews. Ils ont mieux à faire.

    Oui à une information factuelle...et non au triste spectacle qui nous est offert au détriment des pauvres Haïtiens exploités jusque dans leur pire misère et leurs milliers de morts.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    15 janvier 2010 10 h 39
    @ M. Shneider
    Malgré l'océan idélogique qui nous sépare, votre texte montre que nous pouvons être d'accord sur certain point.

    Moi je ne me pose pas la question S' il y a trop de journaliste, c'est une évidence,mais plustot, qui sont ces journalistesI?

    En plus de nuire au secour ces journalistes de partout dans le monde utilisent des ressources extremement rare en moment de crise, ils boivent de l'eau, se nourrissent et occupent un lit.........
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    15 janvier 2010 10 h 41
    Journalistes parasitaires
    Bravo M. Schneider.

    Moi aussi comme ancien journaliste, je pense exactement comme vous.

    Enfin un qui se lève pour dénoncer ce cirque médiatique parasitaire et donneur de leçons. L'exemple que vous donnez de ce reporter face à un amoncellement de dépouilles est significatif.

    Je suis excédé de cette avalanche de nouvelles. Il n'y a plus moyen d'avoir d'autres nouvelles, ou presque, face à ce délire médiatique sur le dos des misères du peuple haiiten.
    Le journalisme raffole honteusement de ce genre de catastrophe....
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  • Bernard Terreault - Abonné
    15 janvier 2010 10 h 55
    OUI, trop de journalistes
    M. Schneider, je pensais la même chose que vous en voyant ce matin la troupe de journalistes québécois (La Presse et Radio-Canada) qui débarquait en Haïti via St-Domingue, en plus de ces reporters improvisés (de La Prese et du Devoir) qui s'y trouvaient déjà pour d'autres raisons. Ajoutez-y les centaines d'Américains, d'Européens et autres. Et qui, en gros, disent tous la même chose et sont incapables de donner une vue d'ensemble de ce qui se passe.
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  • Maryanne - Inscrite
    15 janvier 2010 11 h 48
    désespoir sur le vif
    Pourquoi ne pas sortir de ce pays tous ceux qui peuvent se porter sur leur deux jambes? enfants .. ainsi ils pourraient avoir nourriture, eau, abri. Permettre aux secouristes de mieux travailler et avoir une pré-occupation en moins. De toute évidence ces gens non plus de toit sur la tête.Et ça éviterait le vol.
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    15 janvier 2010 12 h 21
    Le voyeurisme journalistique
    Je serai bref, pour une fois. Devant la bêtise humaine, on est sans mots. Aux propos de monsieur Gaudette qui parle d'un journalisme parasitaire, je déplore avec force et véhémence ce que je qualifie de voyeurisme journalistique! Je sais que le rôle du journaliste est d'informer, par les mots et par l'image, de situations que nous ne voyons pas; mais est-il nécessaire de nous montrer les crânes brisés, les joues balafrées, les mains qui s'agitent pour demander de l'aide, alors que nous avons sous les yeux cette vision d'horreur qui parle par elle-même.

    Ce voyeurisme journalistique en scandalise plus d'un, mais peu d'entre nous oseront le dénoncer. Il faudra peut-être revoir les paramètres de la fonction de journaliste.
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  • Marie Cadieux - Inscrit
    15 janvier 2010 13 h 28
    Moins de journalistes...
    Merci messieurs pour ces commentaires judicieux. Depuis le début de la catastrophe que je rêve de voir les médias de tout acabit bâtir une grande chaîne de solidarité en se tenant loin des lieux, pour faire place au secours. De grâce, laissez les avions de secours atterrir, les véhicules d'urgence circuler sur les routes encombrées. Il suffit que les Haïtiens fassent circuler leurs photos, leurs commentaires. Cela leur appartient, et nous avons bien vu le premier jour qu'il y avait moyen de commenter, et d'alimenter les bulletins de nouvelles des «étrangers» et voyeurs que nous sommes, forcément, à partir des petits moyens qu'il y a sur place.

    Et dire que déjà, les banques de photos (Ghetti?) ont offerts de grosses sommes pour monopoliser
    les clichés des blogueurs sur place. C'est scandaleux.

    Et quand Bell, Rogers, et cie offriront-ils aux Haïtiens à l'extérieur des cartes d'appels gratuites, le temps de prendre des nouvelles des leurs, et de collaborer aux secours en transmettant des renseignements, coordonnés, etc?

    C'est à désespérer, mais Stanley Péan, entre autre, par ses réflexions bien articulées, m'a convaincu de ne pas succomber au cynisme.

    J'en souhaite tout autant et plus aux vaillantes et vaillants sur place qui travaillent et ne font pas que «rapporter».
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  • Roland Berger - Abonné
    15 janvier 2010 15 h 02
    Oeuvre de désensibilisation
    La présence d'un grand nombre de journalistes est requise pour le déluge d'information qui accompagne les cataclysmes naturels puisse désensibiliser lentement mais sûrement les gens face au malheur. Heureusement, il semble que la générosité de ces gens prend finalement le dessus.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    15 janvier 2010 15 h 11
    Le journalisme en raffole...
    Malheureusement oui, le journalisme en raffole de ces catastrophes où tous un chacun, messieurs dames journalistes sont à la recherche d'un scoop, débutent une carrière, se faire un nom, sur le dos des misères du peuple haitien.

    Pourquoi ce délire médiatique?

    On nous dit qu'il ya beaucoup de morts en effet, est-ce nécessaire de nous les montrer???!!!???

    Un peu de décence SVP au nom de la dignité du peuple haïtien...
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  • Bernard Gervais - Abonné
    15 janvier 2010 15 h 35
    M. Schneider a raison
    Je préférerais écrire que M. Schneider se trompe dans le commentaire qu'il a envoyé.

    Cependant, après avoir vu, hier, plusieurs reportages télévisés sur la situation actuelle en Haïti, je ne peux que lui donner raison.

    Certains de ces mêmes reportages avaient l'air de véritables « shows » !
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  • Cassandre - Inscrit
    15 janvier 2010 16 h 46
    Aveugles, sourds et muets
    On a beau porter caméra à l'épaule, lire des articles bien documentés et précis , entendre le vacarme des mots , des cris, des pleurs, voir des images de personnes blessées, ensanglantées se tordant de douleur , que ce soit blessures du corps ou blessure du coeur...rien ne semble pourvoir ouvrir le coeur et les yeux des aveugles que nous sommes.

    Certes c'est l'horreur! Ce qui se passe actuellement à Haïti, est plus que dramatique, C'est invraisemblable qu'un peuple puisse souffrir autant et de façon répétée, sans avoir eu le temps de se relever et de reprendre son souffle.

    Les journalistes sèment la diversion, nous nous laissons disperser pour être certains de ne pas sortir de notre " petite bulle protégée" de ce qui se passe ailleurs. Il nous faut des drames semblables pour nous rendre compte qu'Haïti souffre, pleure , a soif, a faim, n'est pas soigné, est mal logé ...

    Mais Haiti souffrait avant hier aussi...

    Ne savons-nous pas d'ailleurs que la majorité des gens sur la planète pleure, souffre, a faim , a soif , n'a pas soin, ne sait même pas ce qu'est une assurance-santé ou vie etc... ne sait pas ce que veut dire un soin de santé normal, n'a jamais vu un médecin ou une infrimière de sa vie, n'est jamais allé à l'école et n'ira jamais, parcoure des km à pied pour aller chercher de l'eau en plein désert, que leurs enfants ne sont pas assez nourris pour se développer normalement? Nous pourrions continuer la liste n'est-ce pas?

    Et cela se passe en ce moment , aujourd'hui même, ils souffrent en même temps que les Haïtiens que nous aimons comme des frères et des soeurs. Ils souffrent de catastrophes guerrières ou naturelles ( désertification, inondation etc ) de faim, de froid, de soif...

    Nous savons tous qu' ailleurs, dans les pays qui se situent , comme par hasard , en général au sud, pays "éloignés" "pauvres" "sous-développés" , en Afrique, en Asie, dans les Amériques, un séisme permanent provoque la faim, la soif, la misère , les blessures, la mortalité infantile, le meurtre, le vol, le viol, la violence quotidienne ?

    Ce séisme se nomme la capitalisme mondialisé qui détruit tout sur son passage. C'est un vrai cataclisme mondial, c'est lui qui de concert avec nos gouvernements , soutient la pauverté, la crée , dénature les relations humaines, modèle une seule manière de vivre qui de plus est inaccessible à tous.

    Je ne m'éloigne pas du tout du problème actuel d'Haiti. NON...je m'en approche davantage, je mets le focus sur un aspect qu'il ne faudrait pas oublier ou négliger parce qu'on ne veut pas mettre le doigt dessus...

    Voilà ce que je veux dire lorsque j'affirme que nous sommes dans l'aveuglement.

    Nous sommes aveuglés par nos richesses, nos privilèges , notre besoin maladif de consommer : maison, deux voitures, 2 ou 3 télévisions, vêtements variés et souvent inutiles, bouffe excessive, boissons jusqu'à en être malades et obèses...

    Les gouvernements ,qu'ils soient du nord ou du sud , se cachent comme ils le peuvent sous toutes sortes de couverts . Pourtant , ils sont encore davantage responsables par leurs abus de pouvoir, leurs dictatures, leur corruption généralisée empestant le monde! Ils cachent leur fortune volée aux pauvres dans des "abris fiscaux" et pensent qu'on ne voit rien...oui ...oui ...nous sommes aveugles , sourds et muets...croient-ils!!!

    Les riches du monde n'ont pas à se priver de rien. Ils peuvent payer des études universitaires dans le meilleures universités du monde à leur progéniture qui continuera à empiler les "biens familiaux" pris dans la bouche des pauvres en les méprisant , en les réduisant au silence, en les chassant, en les exploitant effrontément, en les volant, en les violant...

    Qui veut de ces pauvres ? Des pauvres c'est bien connu...ça vole les autos, les maisons, ça viole, ça détruit, ça brûle , c'est en colère, c'est violent...mais pourquoi donc sont-ils en colère ???

    MAIS POURQUOI DONC SONT-ILS EN COLÈRE???????

    Mieux vaut dresser des murs de toutes sortes pour les empêcher de passer au nord...murs de béton , murs légaux, murs de silence, murs réglementaires, murs de rayons laser, murs de policiers etc

    MAIS QUI VEUT DES PAUVRES?

    On ne veut pas des pauvres parce qu'on en a peur.

    On en a fait des êtres qui nous haissent, qui veulent avoir ce que nous avons ...mais voyons donc ? On ne veut pas partager nos privilèges, nos possessions matérielles, nos maisons, notre nourriture, nos vêtements, notre argent.

    On n'a pas fini de fermer les frontières et monter des murs...non ça ne finira pas.

    ¨ca ne finira pas et ça ira en s'amplifiant ,tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas accepté de changer notre style de vie de manière à partager vraiment avec eux. Avoir moins pour qu'ils puissent avoir davantage et vivre dignement.

    Je dis bien "AVOIR MOINS POUR QUILS PUISSENT AVOIR DAVANTAGE"

    Je ne vois aucune autre solution que la prise de conscience et le changement de notre manière de penser notre vie afin que nous devenions plus réalistes. Cela vaut pour l'environnement, pour la vie humaine digne pour tous sur terre.

    Croyez-vous que de cette manière nos frères et nos soeurs en Haiti pourraient s'en sortir et accéder réellement à une qulaité de vie humaine à long terme ?

    Donnons-nous le pouvoir de changer le cours des choses en changeant quelque chose dans notre vie personnelle. C'est la seule solution à long terme pour Haiti et pour nous tous.
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    16 janvier 2010 07 h 52
    trop de journalistes ou trop de médias ?
    M Schneider pose une question pertinente, mais M. Archambault en pose une autre peut-être encore plus pertinente, à regarder hier le reportage d'un journaliste de TVA qui était davantage de l'ordre du «human Interest». Ce dernier en symbiose avec une autre journaliste demeurée à Montréal , se met à rechercher la mère d'une Québécoise d'origine haitienne avec l'adresse de la rue où elle habite en main. Il la trouve...enfin. Et on l'interroge, enregistre le tout, envoie l'enregistrement au Québec, fait visionner la cassette à la fille qui demeure à Joliette à la recherche de larmes. Voilà c'est réussi. Québecor a trouvé une idée pour une émission Retrouvailles nouvelle version. Et Péladeau a trouvé une nouvelle source de profit avec les acheteurs de pubs. Mais il y a un hic ! La Québécoise d,origine haitienne n'avait pas vu sa propre mère, oui sa mère...depuis 14 ans, 14 ans. Montréal, Port au Prince c'est combien d'heures encore en avion ? Et la journaliste n'a jamais interrogé la dame pour quelles raisons n'a t-elle pas vu sa mère depuis si longtemps? L'important était de nous faire croire que grâce aux entreprises Péladeau, un grand moment de télé vient d'être réalisée. Peu importe, si le journaliste à Port au Prince marchait et accrochait au passage les cadavres pour retrouver l'adresse de la mère.

    Voilà où je souhaitais en venir. Trop de journalistes ou trop de médias ?

    Pour ce qui est des images sentationnalistes, on sait que les médias carburent à cela, certains davantage que d'autres. Mais pour les ONG, cela semble un mal nécessaire parce qu'il a été prouvé que plus les images qui nous brassent les émotions se multiplient, plus les gens sont généreux en dons.

    @ Cadieux,

    Il semblerait que vous charier un peu, pas mal lorsque vous demandez «aux journalistes de se tenir loin des lieux pour permettre aux avions d'atterrir». Êtes vous en train de nous dire qu'ils s'étendent tous et toutes sur le tarmac pendant des heures pour admirer les étoiles pendant leurs pauses ? Et de demander à ces mêmes journalistes de «libérer les rues emcombrées», les images que vous avez vu en ce sens proviennent de quels médias ? Je croyais que c'était plutôt des milliers d'Haitiens et d'haitiennes désemparés qui emcombraient les rues.
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  • Fabrice De Pierrebourg - Inscrit
    16 janvier 2010 13 h 51
    Mauvais débat
    Je pense que l'on se trompe de débat. Il n'y a pas trop de journalistes pendant ce genre de tragédie. Jamais assez. Le pire qu'il pourrait arriver aux haïtiens et aux organismes humanitaires ce serait justement que les journalistes plient bagage. Sans images (dures), le reste du monde passera vite fait à autre chose. Je sais bien qu'il y a des choses bien plus importantes ici, comme par exemple une victoire du Canadien par exemple... ou le mariage d'un couple fabriqué de toute pièce par une émission de téléréalité.
    Souhaitez la présence d'un pool de journalistes qui diffuserait leurs reportages au monde entier serait aussi une grave erreur.
    Soyons concrets : la population québécoise par exemple, tout comme celle française ou italienne, veut aussi des nouvelles des siens présents là-bas. Je ne crois pas que le journaliste de CNN va s'intéresser au sort des québécois disparus par exemple. Il faut maintenir cette diversité de l'information, même lors de catastrophes. Chaque journaliste est avant tout un humain qui a sa propre sensibilité. Étant sur place, j'aurai vu les choses à ma manière, avec mon propre regard. D'autant plus que je connais bien cette ville pour y être allé à plusieurs reprises.
    À chacun ensuite de butiner ici et là les articles et les reportages qui l'intéressent pour se faire sa propre idée de la situation sur place.
    En revanche, étant personnellement journaliste, je suis moi-même parfois gêné par certains reportages que je vois à la télévision. Même si je suis contre toute forme de censure, et que je réfute le terme sensationnalisme employé à toutes les sauces - certaines images choquent peut-être mais c'est la réalité - je dois reconnaître que certains reporters confondent téléréalité et reportage.
    Peut-être aussi que certains empires de presse exagèrent en envoyant presque toute leur salle de nouvelle ou en montant de gros cirques.
    Enfin, pour avoir travaillé assez souvent dans de pareilles situations, je peux vous assurer que la quasi totalité des journalistes travaillent en autonomie totale. Par exemple mes collègues de ruefrontenac sont partis avec des rations, couchent dans leurs sacs de couchage et purifient leur eau. Port au Prince que je connais bien est assez étendue pour absorber quelques centaines de médias. Je ne crois pas non plus que les médias soient responsables de l'engorgement de l'aéroport. Un peu facile comme raisonnement.
    Pour conclure, je vous invite à regarder ce vidéo mis en ligne par mes deux collègues présents à PAP. http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/in
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  • André Bourbonnais - Abonné
    16 janvier 2010 15 h 00
    Les journalistes se tiennent souvent en troupeau ....
    un peu comme des vautours cherchant la bonne histoire.
    La famine les conflits et les désastres sont malheureusement les plus gros vendeurs pour les médias.
    (malgré que le congédiement de Carbonneau a dépassé la couverture de Katrina dans les médias québécois
    http://www2.infopresse.com/blogs/actualites/archiv

    Trop de journalistes? Sûrement

    Voici un texte dès plus pertinent écrit en 2005 par Robert Blondin dans la page Idée de ce journal

    André Bourbonnais

    http://www.ledevoir.com/non-classe/78713/libre-opi
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    17 janvier 2010 14 h 52
    ¨Ca me chicotte
    Comment ce fait-il qu'il y ait autant de ressortissants canadiens à Haiti.Le 12 janvier,le temps des vacances des fêtes est terminé. Ces ressortissants sont-ils tous des Haitiens d'origine? S'ils travaillent, ils devraient être de retour au travail.S'ils ne travaillent pas, comment ont-ils le moyen de se payer un voyage dans leur pays d'origine? Serait-il possible que certains Haitiens viennent au Canada,pour obtenir leur citoyenneté canadienne, qu'ils s'inscrivent à l'aide sociale et qu'ils retournent dans leur pays avec un beau chèque mensuel qui équivautr cent fois au salaire payé à Haiti? Je ne porte pas d'accusation, mais j'aimerais bien que l'on me donne des explications..
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    17 janvier 2010 19 h 13
    Conférence du 25 janvier
    Il serait probablement plus facile et moins dispendieux de raser au sol les villes presqu'entièrement détruite par le séisme du 12 janvier que de tenter de reconstruire à la pièce. L'aide promise par les différents pays pourrait être en équipements, camionspelles mécaniques, "bulldozers", pépines, etc. Des pays comme le Canada pourrait construire en usine des milliers de maisonnettes qui pourraient être transportées par bateau et installées sur des fondations préparées à l'avance. Construire ces maisonnettes pourrait occuper bon nombre de nos chômeurs, faisant d'une pierre deux coups. Ces maisonnettes ne coûteraient pas très cher, elles auraient besoin d'un minimum d'isolation et d'aucun sous-sol, l'électricité et la plomberie pourraient être installées sur place. Si une cinquantaine de pays contribuent à l'effort, il sera possible de loger pratiquement toutes les familles du pays. Évidemment, la priorité va au sauvetage des blessés et au nourrissement de la population.
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  • Jos.Guy - Inscrit
    18 janvier 2010 13 h 53
    PREMIERS AU PALMARES
    C'est bien connu, le journaliste est en tête de liste des gens les plus détestés.
    Au royaume des charognards les petits reporters sont roi!

    @ Paul Lafrance
    Qui sont ces citoyens canadiens? Des retraités? Exellente question Monsieur, aucun "journaliste" pour la poser.
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