Haïti: d'énormes défis logistiques pour lui venir en aide
«L'une des plus importantes opérations d'aide de notre histoire récente», selon Barack Obama - De 40 000 à 50 000 morts selon la Croix-Rouge
Photo : La Presse canadienne (photo) Gérard Herbert-AP
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Port-au-Prince tragiquement secouée
13 janvier 2010 International
Depuis ce matin, l’aide internationale tente de s’organiser pour Haïti, alors que la Croix-Rouge évalue à entre 40 000 et 50 000 morts le bilan du séisme de mardi.
Plus de 370 millions de dollars ont pour le moment été débloqués, mais l’acheminement et la distribution de l’aide rencontrent d’énormes problèmes logistiques.
Le président américain Barack Obama a annoncé depuis Washington une aide initiale de 100 millions de dollars, évoquant «l’une des plus importantes opérations d’aide de notre histoire récente».
A ces fonds, il faut notamment ajouter 200 millions de dollars supplémentaires répartis également entre la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), et les dons faits individuellement par les pays, soit environ 370 millions de dollars au total.
Des avions en provenance de plusieurs pays ont atterri ce matin à l’aéroport de Port-au-Prince, transportant des équipes de sauveteurs ainsi que des tonnes de nourriture, d’eau, de médicaments et de matériel.
A Washington, Barack Obama a détaillé le dispositif militaire mis en place par les États-Unis: 900 soldats sont attendus d’ici vendredi, auxquels s’ajouteront 2 200 Marines chargés de sécuriser les zones, d’aider aux recherches et au secours, et de distribuer l’aide humanitaire.
Au moins six navires sont par ailleurs attendus, dont le porte-avion nucléaire Carl Vinson, qui devait arriver jeudi, et le navire hôpital USNS Comfort, avec à son bord des centaines de médecins, d’infirmières et de techniciens, 12 salles d’opérations et 1 000 lits.
Mais, sur place, les ONG et autres organisations internationales sont confrontées à d’importantes difficultés logistiques pour faire entrer l’aide dans le pays et la distribuer à la population en détresse. «C’est le chaos», résume Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). »C’est un cauchemar logistique.»
Les livraisons par bateau sont en effet impossibles pour le moment en raison de la fermeture du port de Port-au-Prince, endommagé par le séisme de mardi. L’aéroport de la ville est, lui, ouvert, mais encombré par l’afflux d’avions d’assistance. Et, craignant des répliques, les Haïtiens ont fui les bâtiments écroulés et s’amassent sur les routes, ralentissant ainsi le transport terrestre des vivres et de l’aide.
A Port-au-Prince, les habitants tentent de s’organiser dans un spectacle de désolation, sans moyen ni coordination internationale. Ils creusent, souvent à mains nues, les décombres des immeubles effondrés pour tenter de retrouver d’éventuels survivants, tandis que les cadavres s’entassent sur le bord de rues saturées de voitures, de piétons et de camionnettes remplies de policiers et de personnel des Nations unies.
Au moins huit hôpitaux de Port-au-Prince ont été endommagés par la secousse. Les blessés sont pris en charge tant bien que mal par les équipes de Médecins sans frontières (MSF) dans deux établissements ayant résisté, ou par des médecins cubains, présents avant la catastrophe, dans des hôpitaux de campagne.
Dans le chaos ambiant, environ 3 000 policiers internationaux et Casques bleus de la Mission de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) déblaient les décombres et tentent de diriger la circulation et d’assurer la sécurité dans la ville, alors même qu’au moins 36 employés de l’ONU, selon un dernier bilan, ont trouvé la mort dans la secousse. Environ 160 employés onusiens haïtiens et étrangers sont portés disparus, ainsi que 18 policiers et dix militaires.
Plus de 370 millions de dollars ont pour le moment été débloqués, mais l’acheminement et la distribution de l’aide rencontrent d’énormes problèmes logistiques.
Le président américain Barack Obama a annoncé depuis Washington une aide initiale de 100 millions de dollars, évoquant «l’une des plus importantes opérations d’aide de notre histoire récente».
A ces fonds, il faut notamment ajouter 200 millions de dollars supplémentaires répartis également entre la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), et les dons faits individuellement par les pays, soit environ 370 millions de dollars au total.
Des avions en provenance de plusieurs pays ont atterri ce matin à l’aéroport de Port-au-Prince, transportant des équipes de sauveteurs ainsi que des tonnes de nourriture, d’eau, de médicaments et de matériel.
A Washington, Barack Obama a détaillé le dispositif militaire mis en place par les États-Unis: 900 soldats sont attendus d’ici vendredi, auxquels s’ajouteront 2 200 Marines chargés de sécuriser les zones, d’aider aux recherches et au secours, et de distribuer l’aide humanitaire.
Au moins six navires sont par ailleurs attendus, dont le porte-avion nucléaire Carl Vinson, qui devait arriver jeudi, et le navire hôpital USNS Comfort, avec à son bord des centaines de médecins, d’infirmières et de techniciens, 12 salles d’opérations et 1 000 lits.
Mais, sur place, les ONG et autres organisations internationales sont confrontées à d’importantes difficultés logistiques pour faire entrer l’aide dans le pays et la distribuer à la population en détresse. «C’est le chaos», résume Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (OCHA). »C’est un cauchemar logistique.»
Les livraisons par bateau sont en effet impossibles pour le moment en raison de la fermeture du port de Port-au-Prince, endommagé par le séisme de mardi. L’aéroport de la ville est, lui, ouvert, mais encombré par l’afflux d’avions d’assistance. Et, craignant des répliques, les Haïtiens ont fui les bâtiments écroulés et s’amassent sur les routes, ralentissant ainsi le transport terrestre des vivres et de l’aide.
A Port-au-Prince, les habitants tentent de s’organiser dans un spectacle de désolation, sans moyen ni coordination internationale. Ils creusent, souvent à mains nues, les décombres des immeubles effondrés pour tenter de retrouver d’éventuels survivants, tandis que les cadavres s’entassent sur le bord de rues saturées de voitures, de piétons et de camionnettes remplies de policiers et de personnel des Nations unies.
Au moins huit hôpitaux de Port-au-Prince ont été endommagés par la secousse. Les blessés sont pris en charge tant bien que mal par les équipes de Médecins sans frontières (MSF) dans deux établissements ayant résisté, ou par des médecins cubains, présents avant la catastrophe, dans des hôpitaux de campagne.
Dans le chaos ambiant, environ 3 000 policiers internationaux et Casques bleus de la Mission de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) déblaient les décombres et tentent de diriger la circulation et d’assurer la sécurité dans la ville, alors même qu’au moins 36 employés de l’ONU, selon un dernier bilan, ont trouvé la mort dans la secousse. Environ 160 employés onusiens haïtiens et étrangers sont portés disparus, ainsi que 18 policiers et dix militaires.
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