Rapport annuel de Freedom House - Les libertés ont à nouveau reculé dans le monde en 2009
Washington — Les libertés ont reculé dans le monde en 2009 pour la quatrième année de suite, constate l'ONG américaine de défense des droits de la personne Freedom House dans son rapport annuel publié hier.
Une quarantaine de pays d'Afrique, d'Amérique latine, du Proche et Moyen-Orient et de l'ex-Union soviétique ont enregistré des reculs des droits politiques et des libertés civiles, affirme l'organisation. «Le déclin est mondial», note dans le rapport Arch Puddington, directeur de la recherche à Freedom House. «Il touche des pays puissants sur le plan militaire et économique, il n'épargne pas des États qui avaient montré auparavant des signes de réforme et est accompagné d'une répression accrue des dissidents et des journalistes.» Visant la Russie et la Chine, l'ONG déplore que «les régimes autoritaires les plus puissants soient devenus plus répressifs, plus influents sur la scène internationale et moins enclins aux compromis».
Freedom House qualifie 89 pays (46 % de la population mondiale) de «libres». Quelque 58 autres (20 % de la population) sont estimés «partiellement libres». Enfin, 47 États (34 % des habitants de la planète, dont la moitié en Chine) sont jugés «privés de liberté». Le nombre de démocraties électorales (116) est le plus faible depuis 1995.
Les dix entités politiques les plus mal notées en 2009 sont la Birmanie, la Guinée équatoriale, l'Érythrée, la Libye, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan, le Tibet (considéré par Freedom House séparément de la Chine), le Turkménistan et l'Ouzbékistan.
Bien que cinq États africains soient dans la liste de ces «pires parmi les pires», Freedom House juge que «le Proche et Moyen-Orient demeure la région du monde la plus répressive».
Outre la répression des manifestations en Iran, et des reculs au Maroc et dans les Territoires palestiniens, le rapport note que trois pays de la région (la Jordanie, Bahreïn et le Yémen) sont déclassés de «partiellement libres» à «privés de liberté».
Une quarantaine de pays d'Afrique, d'Amérique latine, du Proche et Moyen-Orient et de l'ex-Union soviétique ont enregistré des reculs des droits politiques et des libertés civiles, affirme l'organisation. «Le déclin est mondial», note dans le rapport Arch Puddington, directeur de la recherche à Freedom House. «Il touche des pays puissants sur le plan militaire et économique, il n'épargne pas des États qui avaient montré auparavant des signes de réforme et est accompagné d'une répression accrue des dissidents et des journalistes.» Visant la Russie et la Chine, l'ONG déplore que «les régimes autoritaires les plus puissants soient devenus plus répressifs, plus influents sur la scène internationale et moins enclins aux compromis».
Freedom House qualifie 89 pays (46 % de la population mondiale) de «libres». Quelque 58 autres (20 % de la population) sont estimés «partiellement libres». Enfin, 47 États (34 % des habitants de la planète, dont la moitié en Chine) sont jugés «privés de liberté». Le nombre de démocraties électorales (116) est le plus faible depuis 1995.
Les dix entités politiques les plus mal notées en 2009 sont la Birmanie, la Guinée équatoriale, l'Érythrée, la Libye, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan, le Tibet (considéré par Freedom House séparément de la Chine), le Turkménistan et l'Ouzbékistan.
Bien que cinq États africains soient dans la liste de ces «pires parmi les pires», Freedom House juge que «le Proche et Moyen-Orient demeure la région du monde la plus répressive».
Outre la répression des manifestations en Iran, et des reculs au Maroc et dans les Territoires palestiniens, le rapport note que trois pays de la région (la Jordanie, Bahreïn et le Yémen) sont déclassés de «partiellement libres» à «privés de liberté».
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